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Durban, ce qu'on a sauvé, c'est la machinerie consommatrice, le reste on verra, ...où pas!

Photo de l'article de : http://www.france.attac.org/articles/conference-de-durban-lagonie-dun-mandat

 

N'ayant bien évidemment pas le regard d'un expert, j'attendais de lire certaines analyses, avant de me positionner vraiment, car bien que les premiers commentaires à chaud dessinaient déjà un sombre tableau, je voulais y voir un peu plus clair.

Ma première réaction, ici, se voit malheureusement confortée, et ce que je comprend maintenant, est même encore plus grave.

Il n'y a plus comme espoir, qu'un soulèvement citoyen mondialisé, pour faire changer radicalement ces orientations, et en parallèle, encadrer de manière radicale la finance mondiale.

Nos systèmes de gouvernances sont devenus fou, omnubilés qu'il sont par le temps présent, incapables de se projeter vers l'avenir :

http://www.goodplanet.info/Contenu/Points-de-vues/Durban-l-Union-europeenne-a-t-elle-signe-la-defaite-du-climat?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29

Extrait :

L'Union Européenne est arrivée à Durban avec une feuille de route. Elle se disait prête à troquer sa participation à une seconde période d'engagements dans le cadre du protocole de Kyoto contre l'ouverture de négociations impliquant tous les grands pays émetteurs de CO2, et ce pour un accord global et contraignant (voir par exemple cet article de Laurence Caramel). Rapidement, oubliant les Etats-Unis en route, l'Union Européenne a seulement maintenu sa pression diplomatique sur les seuls pays émergents, Inde en premier lieu.

Pour le résultat suivant: à l'inverse de ce que disent certains commentateurs sans doute mal informés, la seconde période d'engagements n'est pas définie et le nouveau processus laisse en suspens le caractère contraignant du futur «accord». La décision de Durban relative au protocole de Kyoto ne fait que «prendre note» des options sur la table sans aucunement amender le protocole sur son contenu en termes de réduction d'émissions. C'est donc une promesse vide qui renvoie toute décision à 2012 pour la COP18... au Qatar ! Loin d'avoir sauvé le protocole de Kyoto, Durban l'a vidé encore un peu plus de sa substance. Ce d'autant plus que Canada, Russie et Japon ont déjà décidé de ne pas être partie prenante de cette seconde période d'engagements. Et l'UE l'a accepté.

L'UE a également suspendu son exigence visant à obtenir un accord «contraignant» à l'issue de la nouvelle phase de négociations qui va s'ouvrir. Les Etats-Unis n'en voulaient pas. L'UE l'a abandonné en rase campagne et n'a pas réellement cherché à mettre à l'index le grand voisin américain. Au final, le texte issu de Durban prévoit que ces négociations puissent aboutir à un « protocole, un instrument légal ou une solution concertée ayant force légale ». Tout reste donc ouvert. Rien ne garantit que les pays soient légalement contraints. Les engagements volontaires, imposés par les Etats-Unis lors du sommet de Copenhague, prennent donc le pas sur des engagements contraignants fondés sur les recommandations des scientifiques. L'UE l'a également accepté.

Plus grave, ce nouvel instrument ne verra pas le jour avant 2015 et ne sera mis en œuvre, dans le meilleur des cas, qu'en 2020. D'ici là, les engagements de réduction d'émissions sont loin d'être à la hauteur des enjeux, nous plaçant sur une trajectoire de réchauffement global de 4°C ou plus. Lors de ces 20 dernières années, les émissions globales ont augmenté de 50 %. Plus 6 % sur la seule année 2010. Attendre 2015 est donc irresponsable, sauf à vouloir que les petits Etats insulaires disparaissent et que l'Afrique, par exemple, cuise et brûle définitivement.

Plus grave encore, Durban a enterré la feuille de route établie à Bali en 2007 et quelques-uns des principes fondamentaux des négociations climat. Le principe de responsabilité historique commune mais différenciée, qui avait introduit des dimensions de justice dans les négociations, disparait du nouveau mandat issu de Durban.

http://www.france.attac.org/articles/conference-de-durban-lagonie-dun-mandat

Extrait :

La conférence de Durban sur le changement climatique est terminée. Elle s'achève sur un accord sans engagement, condamnant à une augmentation de la température globale de plus de 4°C, dont l'objectif est de diluer les responsabilités à travers la négociation d'un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.

Le traité de Kyoto reconnaissait la responsabilité historique des pays industrialisés et leur assignait des objectifs obligatoires de réduction des émissions jusqu’en 2012 – avec un engagement à définir une deuxième période de 2012 à 2017 (article 3). Le texte de Durban n'applique pas le traité. Pour cela il aurait fallu un amendement et un processus de ratification des États. Il a été seulement « pris note » de la nécessité d’examiner une nouvelle période d'engagements lors de la prochaine conférence, la « COP18 » qui se tiendra à Doha (Qatar) fin 2012. Pendant ce temps, le Japon, la Russie, le Canada et d’autres pourront ne pas respecter les obligations qu’ils avaient ratifiées. Plus encore, ce pourrait même être une aubaine pour justifier la négociation d'un nouveau traité.

La position des États-Unis a gagné du terrain et s'est finalement imposée : un nouveau processus de négociations devrait s’ouvrir, chargé de définir un nouveau « cadre juridique » à compter de 2020. Appliqué à tous les pays, sans distinction et sans être légalement contraignant, ce nouveau cadre enterrerait définitivement ce qui a constitué le fondement de la Convention climat de l’ONU en 1992 : la reconnaissance d’une responsabilité historique des pays industriels. Il établirait dans un texte commun les engagements et promesses des différents pays, ce qui, en l’état actuel des choses, conduirait à un réchauffement de plus de 4°C en 2050.

Même des médias nettement moins engagés font état de ce très, trop vague accord espéré pour certains, hypothétique pour d'autres :

http://lci.tf1.fr/science/environnement/durban-sauve-les-meubles-mais-pas-le-climat-de-la-planete-6871489.html

Extrait :

Un accord a minima

Mais le diable se cache dans les détails. L'Union européenne, qui avait mis tout son poids dans la balance pour aboutir à un accord juridiquement contraignant, a dû se contenter, à l'issue de cette réunion largement éclipsée par la crise de l'euro, d'un texte laissant en suspens la question du caractère contraignant du futur pacte climatique. Car il ne s'agit, au bout du compte, que d'une feuille de route, en vue d'un accord prévu en 2015 qui, lui, engloberait pour la première fois tous les pays pour lutter contre le réchauffement. Cet accord, qui permet aussi d'écrire une suite au protocole de Kyoto après 2012 et d'éviter un échec deux ans après l'immense déconvenue de Copenhague, ne s'accompagne pas davantage d'une hausse du niveau des promesses des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Promesses qui sont actuellement largement insuffisante pour contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C.

Mais face à la vive opposition de l'Inde, les Européens ont dû accepter une formulation décrivant ce futur accord comme "un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale". Terme suffisamment vague pour laisser large place à interprétation. L'objectif est que cet accord entre en vigueur à partir de 2020. Mais ce compromis reste bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, a regretté l'ONG Oxfam, qualifiant cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adoptée à Durban. Cependant, la question centrale de l'alimentation de ce fonds reste à ce jour largement sans réponse, alors que l'engagement pris à Copenhague, il y a deux ans, est d'aboutir à 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.

le 11 décembre 2011 à 09:17


Rendez-vous pour Cop18, et en attendant ce prochain sommet qui aura lieu au Qatar, la Commissaire à l'environnement de l'Union Européenne va devoir réchauffer l'atmosphère entre les différents protagonistes, gageons que le climat va l'aider dans ce sens :

http://www.actualites-news-environnement.com/27637-Durban-Union-Europeenne.html

Extraits :

La Commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, qui a sauvé les discussions de Durban sur le réchauffement climatique, doit encore accomplir une tâche presque impossible consistant à engager les principaux pollueurs mondiaux à agir concrètement, tout en gérant les propres engagements environnementaux de l’Union Européenne.

 

La détermination de Connie Hedegaard et de son équipe ont permis d’éviter l’effondrement des négociations en Afrique du Sud et ont entraîné la mise à jour du Protocole de Kyoto qui engagera l’ensemble des émetteurs de dioxyde de carbone.

Cependant, le diable se cache dans les détails, ou plus précisément le manque de détails dans le cas présent.(...)Des membres des partis Verts, qui ont également assisté aux négociations, ont déclaré que la tâche de Connie Hedegaard consistait maintenant à isoler les Etats-Unis pour s’assurer qu’ils s’engagent bien pour des objectifs juridiquement contraignants.

 

« Elle (Connie Hedegaard) doit investir majoritairement en contacts avec le Brésil, la Chine et l’Inde, et essayer d’obtenir plus d’ambition de leur côté, et d’isoler les Etats-Unis » a déclaré un membre Vert du Parlement Européen, Bas Eickhout.

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