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Développement "durable", économie verte, greenwhasing, l'envers du décort n'a rien de vert !

J'ai déjà exprimé ici cette situation, et je trouve dans ce court article une manière assez simple mais explicite de relater ce qui est à redouter au niveau global si on laisse les instances internationales gangrenées par les lobbies industriels, et également la preuve que malheureusement comme cela était à craindre, l'imposture est en marche !

Les crises actuelles que tous ces hommes ou femmes qui se mettent au service du lobbying industriel ne peuvent ignorer aurait pû, aurait dû les faire réfléchir, mais ce n'est pas le cas, c'est effroyable.

N'y a-t'il pas pourtant là un paradoxe total, à force de consommer outre mesure, de consumer la terre et ce qu'elle recèle, à force de ruiner le potentiel, n'est-ce pas la voie royale vers l'anéantissement de toute possibilité de "développer", n'est ce pas le suicide même de ces industriels qui sont à ce point aveugle pour ne pas voir qu'ils se torpillent eux même en ne réfléchissant pas à l'avenir au delà du prochain conseil d'administration.

Il n'y a plus de vision à long terme, il n'y a plus qu'une course effrénée à la prise de bénéfice immédiat, nous devons en finir avec ce monde là.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2012/05/09/qu%E2%80%99est-ce-que-%C2%AB-l%E2%80%99economie-verte-%C2%BB/#more-351

Extraits :

Réponse : cela peut être la meilleure ou la pire des choses du point de vue des perspectives du « bien vivre dans un monde soutenable ». On est du côté du meilleur dans certains programmes cherchant à mettre l’économie au service de la transition écologique et sociale, sur un mode démocratique. On est du côté du pire avec le lobbying non dénué de succès des multinationales et de la finance auprès des États et des Nations Unies dans le cadre de la préparation du sommet de Rio + 20. (...) « Notre hypothèse est que, si d’importantes réorientations structurelles de la production et des modes de vie ne sont pas enclenchées rapidement, la crise actuelle, de nature systémique, va se prolonger pendant des années et engendrer de nouvelles périodes récessives. L’économie verte, si on la considère comme une issue possible, n’est donc pas pour nous une simple inflexion de la production en direction de processus et produits plus écologiques, laissant en l’état ou presque le système financier, les inégalités, le pouvoir des actionnaires, le fonctionnement du commerce mondial et le culte de la croissance associé au consumérisme…

« L’économie verte » que nous envisageons est une économie au service d’une société soutenable sur tous les plans : écologique, social, financier et économique, mais aussi démocratique (impliquant une réforme du système des pouvoirs). C’EST BEAUCOUP DEMANDER A L’ADJECTIF « VERT », ET LA REFERENCE A LA SOUTENABILITE SERAIT PLUS APPROPRIEE. » (...) LA « CAPTURE » DE L’ÉCONOMIE VERTE ET DES NATIONS UNIES ?

Compléments deux ans après cet article : les éléments (relativement) nouveaux depuis 2010 sont la progression de la « capture » des mots « économie verte » par les acteurs dominants du capitalisme financier, et, malheureusement, le relais (partiel) de cette capture par les Nations Unies, une institution elle-même sous la menace d’une « capture » par les lobbies d’affaires. Voici un extrait d’un communiqué commun récent de dix grandes ONG :

« Pour mettre fin à la capture et au contrôle de l’Organisation des Nations Unies par les entreprises (déclaration conjointe de la société civile)

Nous, les organisations signataires, estimons que l’Organisation des Nations Unies (ONU) est actuellement l’institution mondiale la plus démocratique et la plus appropriée pour les négociations internationales. Nous soutenons par conséquent le renforcement des institutions et des processus multilatéraux dans le cadre des Nations Unies, afin de les rendre plus démocratiques et réactifs aux besoins des peuples.

Toutefois, nous sommes fortement préoccupés par l’influence croissante des grandes entreprises et des groupes de pression industriels au sein de l’ONU : à travers leur influence sur les positions prises par les gouvernements nationaux dans les négociations multilatérales, et leur domination au sein de certains organismes et espaces de discussion onusiens. Nous constatons que de plus en plus de politiques de l’ONU ne servent pas nécessairement l’intérêt du public, mais soutiennent plutôt les intérêts commerciaux de certaines entreprises ou certains secteurs d’activité. Le Sommet de la Terre à venir, à Rio en juin 2012, devrait être l ́opportunité de stopper cette tendance, de mettre fin aux partenariats douteux entre l’ONU et les entreprises, et de mettre un terme à l’accès privilégié qui a été accordé au secteur des entreprises - et par conséquent à son influence excessive sur d’importants processus multilatéraux et sur les décisions qui y sont liées. »

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