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Des antagonismes à tous les niveaux, comment concilier des oppositions de luttes contradictoires ?

Nous nous opposons sans cesse, parfois sur des idées, parfois par des actes, avec des bases souvent idéologiques, parfois avec des raisons plus matérielles, mais en refusant souvent de bien vouloir prendre en compte véritablement les arguments de nos opposants, ce qui est tout simplement humains, naturel et légitime.

Mais, il faudrait sans aucun doute que nous acceptions de concidérer que l'équilibre n'est toujours que le point de conciliation entre des opposés.

Le plus vite possible, pour certains, le plus tard pour d'autres, l'humanité va devoir se passer des énergies fossiles, c'est inéluctable, pour une raison fort simple, ces produits n'existent qu'en quantités limités et nous les consommons à une telle vitesse que les réserves s'amenuisent, et vont finir par s'épuiser tout simplement, l'échéance est sujette à controverses, mais au mieux il s'agit de quelques décennies, sommes nous bien conscient de cela, c'est à dire qu'au mieux ce sont nos arrières petit-enfants qui devront être directement confrontés à l'épuisement !

Pour certain il y a urgence à s'en préoccuper et à construire dès à présent d'autres formes de productions d'énergies, notamment parce que les impacts de l'utilisation des produits d'origines fossiles sont générateurs de diverse formes de pollutions et atteintes très conséquentes à l'environnement sanitaire et climatique, pour d'autre rien ne presse il faut au contraire continuer dans cette voie, c'est celle qui à court terme semble permettre un coût de l'énergie connu, et ne pas remettre fondamentalement en question nos habitudes de vie, et nous donner le temps de finaliser les solutions de remplacement.

Je fais partie de ceux qui sont convaincus qu'il est urgent d'agir, et qui pensent qu'il faut mettre en place dès maintenant des alternatives par les ENR, et de fait je considère que les inconvénients que génèrent ces alternatives, sont minimes par rapports à ceux occasionnés actuellement, seulement voilà, il y en a pour redouter le contraire, je fais partie de ceux qui privilégient le regard sur les ENR en en acceptant les difficultés, mêmes financières, mais d'autres s'y refusent totalement, alors comment arriver à un concensus ?

Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir répondre à cette question, qu'est-ce que j'aimerais pouvoir arriver à ce point d'équilibre qui permettrait de ne pas repousser à des échéances trop tardives, les changements qui sont inévitables.

Deux articles m'ont inspiré ce billet, car tous deux sont le reflets de ces antagonismes, pour lesquels les contradictions sont criantes et illustrent le fossé qu'il y a entre les regards portés sur les évolutions possibles. Dans les deux cas les oppositions et divergences de vues tournent autours de la méthanisation.

Je crois personnellement que cette technique de la méthanisation, est positive, si elle est employée avec prudence, et si elle est contenu à n'utiliser que des matières ou matériaux qu'on ne saurait exploiter autrement afin de les valoriser, plutôt que de les incinérer, ou les enfouir.

Dans ce premier aspect la vision que j'en ai n'est visiblement pas partagée par les auteurs du rapport qui vient d'être remis au gouvernement, en effet celui ci préconise de favoriser un réseaux de méthanisation qui ne se conterais pas d'utiliser des déchets ou des surplus, mais qui nécessiterais une production de 'cultures énergétiques' allouées, qui donc viendraient en concurence avec les cultures vivrières, ce que je trouve inconcevable, et tout à fait inopportun.

Cette utilisation des terres arables à d'autres productions que celles de cultures vivrières est contesté au niveau mondial, pour la simple raison qu'elle soustrait ces terres à l'alimentation, et on voudrait ici la promouvoir !

Vais-je devoir devenir un opposant à la méthanisation, si elle est orientée ainsi, non je vais tendre vers un compromis que j'imagine déjà qui consiterais à concevoir que ces 'cultures énergétiques' serviraient en même temps à la rotation des cultures, mais je ne suis pas un spécialiste, et je ne suis pas certains que cela puisse se combiner aisément, et positivement, voilà bien deux visions contradictoires qui s'entrechoquent :

a look 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/methanisation-ferme-cultures-dediees-exemple-allemand-17734.php4#xtor=ES-6

Extrait :

"Sur le fond, le frein principal au développement massif de la méthanisation agricole est certainement le refus des cultures énergétiques à titre principal", estiment les rapporteurs qui jugent que "le problème des cultures énergétiques, mis à part le cas particulier de la filière agrocarburant (Ethanol et Diester), semble avoir un côté tabou en France".

Quant aux arguments à l'origine du "tabou", ils sont liés selon les auteurs "aux émeutes de la faim, près de nous en Afrique du Nord, mais aussi dans d'autres régions du monde". A cette occasion, les Français "ont pris conscience que pour des millions de personnes dans le monde, il y avait un minimum vital au sens fort du terme, à pouvoir acquérir du riz ou de la farine de blé". Au delà de ce constat, la mission note que le lien entre le renchérissement des prix agricoles et le recours aux cultures énergétiques a été porté par"certains économistes et sociologues" et que "les leviers médiatiques ont amplifié ce courant d'opinion sans discernement". A une réalité "multifactorielle" le rapport oppose une vision "simplificatrice, voire simpliste".

Cette vision me fais frémir !

Un second aspect des divergences de vues est illustré par cet autre exemple :

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-A-Bannalec-les-riverains-mobilises-contre-le-projet-d-usine-de-methanisation_fil-2288436_actu.Htm

Extrait :

Réunis lundi soir, les habitants ont fait part de leurs craintes. Ils reprochent essentiellement le « manque de clarté » du projet, bâti « sur des analyses d’impact sur l’environnement et le voisinage peu réalistes et réalisées sans indépendance ».

« Poubelle pour le Finistère »

Ils ont créée un collectif : Logebeg-degaz et ont écrit au préfet du Finistère : « Nous acceptons la responsabilité de nos déchets, mais nous refusons leur business. Vous comprendrez que nous ne pouvons accepter cette usine sur notre territoire ». Ils craignent que « le sud Cornouaille devienne une grande poubelle pour le Finistère ».

Là on touche à une autre problématique, qui est celle de l'acceptation par les populations des éventuelles nuisances liées à toutes formes d'implantations de systèmes de méthanisation, mais ceci est vrai pour toutes formes de productions d'énergies, à des degrés divers, et pour des impacts différents, mais là aussi la question la plus importante que je me pose, est de savoir jusqu'ou on peut opposer des arguments liés à nos craintes et nos positions personnelles, mêmes si elles trouvent échos au niveau d'une collectivité, et si  légitimes qu'elles puissent être, face aux besoins de l'ensemble de la populations ?

Si partout le refus systématique s'installe plus rien ne sera possible, et cela me pose question, c'est déjà le cas pour l'éolien, comment concilier ces antagonismes ?

Penser collectif !

C'est facile à faire qu'en on est pas directement concerné, n'est-ce pas !

Ce qui est déroutant c'est  que ces situations me mettent face à mes propres contradictions, je suis fondamentalement favorable au respect de la volonté citoyenne, sauf que je constate qu'elle devrait tout de même parfois 's'assujettire' par elle même  à ce qui me semble être du sens du bien être commun !

Quelqu'un a-t-il trouvé cet équilibre là, moi pas encore visiblement.

 

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huguette 11/02/2013 17:07


Le problème est que les industriels de la méthanisation ne se préoccupent pas des riverains de leurs projets . Ils chosissent un site de l'agroalimentaire "alibi" et veulent construire à côté de
ce site une unité faite pour traiter bien plus que les déchets locaux,avec les transports,nuisances et pollutions pour les riverains.Ceci afin de réduire au maximum les coûts de construction et
d'exploitation et faire des économies d'échelle. Dans mon village le projet est même situé sur le périmètre de protection rapproché d'un captage d'eau potable,sans que cela n'emeuve ni l'ARS ni
les services du préfet.


En général l'usine alibi n'est pas trop source de nuisances pour les riverains,y ajouter d'autres nuisances comme le bruit les odeurs les transports (il faut bien acheminer les déchets qui ne
sont pas locaux) la pollution engendrée par la combustion du biogaz etc...


Un bon principe, ici produire de l'énergie à partir de déchets, peut se révéler un mauvais projet parce que la rentabilité  est pour les industriels une PRIORITE. De plus pour avoir un bon
rendement il est indispensable d'utiliser des végétaux à fort pouvoir méthanogène d'ou les cultures énergétiques (qui sont en général minimisées par les porteurs de projets)

Daniel JAGLINE djexreveur 11/02/2013 19:12



Oui c'est bien ce que je crains, de bonnes idées sur le papier peuvent se traduirent par des réalisations qui elles ne respectent que la loi de la rentabilité.


Il faudrait pouvoir envisager et réaliser des petites stuctures mais économiquement c'est peut-être tout à fait illusoire.


Diantre comme tout est complexe.