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Conflit d'intérêts, les grandes instances mitées, infiltrées par l'industrie.

On parle de corruption dans de nombreux pays en voie de développement, ou émergent, mais ce qui gangrène nombre de nos instances, ne peut-il pas être assimilé à une forme de corruption ?

Les conflits d'intérêts se font jours partout et dans tous les domaines, si on y ajoutte le travail en sous-sol opéré par les lobbying on fini par comprendre qu'il reste peu de décisions prisent dans l'intérêt générale.

En parrallèle de cette situation, car j'y vois une conséquence directe, se produit un phénomène de main mise sur les grands projets de tous ordres par un nombre restreint de grand groupes industriels, oui tout est liés, et la boucle est bouclée, d'abord on établie les règles et autorisations, et après on choisi les autorisés, elle est pas belle la vie, reste plus qu'à prendre sa part du gâteau en passant, directement ou indirectement, et le tour est joué !

Comment va-t'on bien pouvoir sortir de cet engrenage maléfique, si ce n'est par un soulevement des peuples, que je souhaite pacifique, mais que j'appele de plus en plus de mes vœux, tant il me semble impossible de contrer autrement tout ce cercle vicieux,et ceux qui l'entretiennent, ils ne voudront jamais lâcher prise, il va falloir leur reprendre le pouvoir décisionnel, sans quoi nous sommes perdu.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/27/nouveau-conflit-d-interets-a-l-autorite-europeenne-de-securite-alimentaire_1635511_3244.html

Extraits :

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est, de nouveau, sous le feu des critiques. La branche européenne de l'organisation non gouvernementalePesticide Action Network (PAN) a rendu publics, le 23 janvier, des courriels internes de l'agence suggérant qu'un important groupe de travail avait été intégralement constitué par une unique toxicologue, membre du comité scientifique de l'EFSA, mais aussi étroitement liée à l'industrie. Selon nos informations, cette scientifique a en outre été employée par Philip Morris jusqu'au début des années 2000, et il est avéré que certains de ses travaux ont minimisé les risques liés à la cigarette. Cette affaire s'ajoute à des critiques récurrentes sur l'indépendance de l'agence basée à Parme, en Italie comme celles survenues, en novembre 2011, sur l'approbation de la pomme de terre transgénique Amflora.

L'histoire commence à l'été 2008. Sans répondre à une saisine de la Commission européenne, l'EFSA décide de rendre un avis sur la pertinence et la fiabilité d'une méthode d'évaluation de la toxicité des molécules qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire (résidus de pesticides, d'emballages, d'additifs, etc.). Développée et promue depuis le milieu des années 1990 par les industriels réunis au sein de l'International Life Sciences Institute (ILSI), cette approche - dite du "seuil de préoccupation toxicologique" (TTC, pour Threshold of Toxicological Concern) - suscite la méfiance des ONG. D'autant que l'ILSI pâtit d'une réputation sulfureuse. Elle rassemble la plupart des géants de l'agro-alimentaire, de la chimie, des cosmétiques et de la pharmacie, et est souvent suspectée de faire du lobbying en faveur de ses membres, plutôt que de chercher, comme elle l'annonce, à "fournir la science qui améliore la santé publique et le bien-être" (...) Consultante privée, Mme Barlow, qui n'a pas souhaité répondre aux sollicitations duMonde, n'a pas d'affiliation institutionnelle (université, organisme de recherche, etc.). Elle est experte auprès de l'EFSA, de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'agence de sécurité sanitaire britannique et de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Sa dernière déclaration d'intérêt mentionne aussi des travaux de consultants pour une somme d'entreprises ou d'associations industrielles (ILSI, PepsiCo, Pfizer, Rio Tinto,Plastics Europe, etc.).

Une autre collaboration, qui ne figure pas sur sa déclaration d'intérêts car trop ancienne, interroge son éthique scientifique. A la fin des années 1990, Mme Barlow a été recrutée par Philip Morris pour corédiger une synthèse de la littérature médicale sur les facteurs de risques du syndrome de mort subite du nourrisson. Cette synthèse a été publiée en 2001 dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology. Mais quelques années plus tard, après avoir consulté des documents internes de Philip Morris rendus publics par décision de justice, les chercheurs Elisa Tong, Lucinda England et Stanton Glantz (université de Californie à San Francisco) ont découvert qu'avant d'être soumis à la revue l'article cosigné par Mme Barlow avait subi des amendements explicitement demandés par des cadres de Philip Morris.

Ces changements visaient à conclure que le lien causal entre mort subite du nourrisson et tabagisme passif n'était pas fermement établi - en contradiction avec la littérature scientifique.

Ceux là ne se préoccupent plus du tout de l'humanité, dans leur vision du monde nous n'existons plus, que pour notre rôle de consommateur, pour le reste ...

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