Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Conférence environnementale, déjà cadrée par la conférence sociale ?

Le calendrier et la crise économique durable auraient-ils déjà eu raison, de la prochaine conférence environnementale, c'est à craindre, si ce n'est pas déjà une certitude, pour ma part je ne me fais pas d'illusions.

Sur le volet énergie il est déjà certain que le regard et les engagements déjà entérinés de nécessitée absolu d'énergies peu chères, que le chemin pris est totalement entagoniste avec les enjeux environnementaux, qui nécessiteraient eux que l'on accepte plutôt l'idée, le fait indéniable que les énergies vont au contraires nous coûter de plus en plus cher, de part leur rareté, et leurs coûts de production, qui vont être supérieur eux aussi.

Je fais d'ailleurs ici une parenthèse, pour redire mon immense désapointement, quand je lis encore un peu partout que l'avantage du nucléaire est qu'il permet d'obtenir une énergie peu cher, quelle énormité d'aveuglement et de mensonge organisé, à moyen et long terme si on ne s'en tient qu'au plan financier, le nucléaire est et sera un gouffre financier, qui amputera tous les autres investissement, ne toujours pas admettre cela est tout simplement suicidaire, et meurtrier.

Sur les autres volets, qui nécessiteraient inévitablements de forts investissements, que l'on va considérer ne pas pouvoir engager en cet age d'austérité déguisée, je ne préssent pas d'autre avenir que de bonnes intentions non financées, et vogue la galère !

 Voici ce que dit Arnaud Gossement, Avocat en droit de l'environnement :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/enjeu-energie-conference-environnementale-16484.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Tout le problème tient à ce que principe du développement durable, qui anticipe le monde de l'après pétrole, est contraire à cette conclusion de la conférence sociale. Il est banal de souligner, à la suite de nombreux économistes et écologistes, que l'énergie devient chère. De plus en plus chère. Outre leur inefficacité, les tentatives de contenir le coût de l'énergie ont un coût écologique et un intérêt social incertain. En réalité, nous mesurons encore mal l'importance des conséquences multiples de cette révolution pour nos sociétés dont le modèle économique est presque entièrement fondé sur une énergie bon marché. Plutôt que d'accompagner ce passage inévitable dans l'économie de l'après pétrole, nos gouvernants, de droite comme de gauche, s'accrochent parfois au passé en comprimant au mieux l'envolée des prix de l'énergie. A l'inverse, les économies d'énergie et les énergies renouvelables sont considérées par certains comme un folklore assez couteux qu'il convient d'encourager avec modération. De la même manière, l'intérêt d'une fiscalité écologique qui permette de protéger les ménages les plus faibles - qui sont aussi les plus exposés à l'élévation du coût de l'énergie - n'est pas partagé. Le débat sur la taxe carbone l'a démontré. Le Gouvernement n'est toutefois pas seul responsable. L'idée selon laquelle baisser les taxes sur l'essence ou taxer les « superprofits » des pétroliers pourrait constituer une réponse suffisante et pérenne pour sauver le pouvoir d'achat, a la vie dure.

En définitive, on voit mal comment la conférence environnementale pourrait ne pas infirmer cet objectif nostalgique d'une énergie pas chère. On voit mal comment la conférence environnementale pourrait éviter de rappeler que le coût de l'énergie ne peut qu'augmenter. Et que l'enjeu n'est pas de conserver un modèle économique fondé sur une croissance procédant d'une énergie abordable mais bien de passer à une économie de l'énergie chère. En clair, on voit mal comment les conférences sociale et environnementale pourraient ne pas se télescoper sur un sujet aussi crucial que celui de l'avenir de notre énergie.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article