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Commission d'évaluation sur les gaz de schiste, c'est parti !

La fracturation Hydraulique est interdite en France, ...sauf pour "évaluer" "scientifiquement" les effets !

Voilà on y est.

Alors quoi ?

Je me pose deux questions :

1- Dans quelle condition exactement ces évaluations pourraient avoir lieu ?

2 - Par qui ?

Imaginons un instant que ces évaluations aient lieu, et que les études menées le soit de manière impartiale, établiront -elles les mêmes reponses que celles-ci ?

http://latelelibre.fr/2012/03/21/nouvelle-etude-contre-lexploitation-des-gaz-de-schiste/

Extraits :

La montée en puissance du gaz de schiste menace très sérieusement le climat. Les techniques d extraction ont été révélées polluantes pour l environnement.

Cette fois, c est une étude présentée par la revue Nature qui l affirme (http://www.nature.com/nature/journal/v482/n7384/full/482131b.html). C est la première étude dont les résultats ne proviennent pas d’analyses théoriques ou de modélisation, mais de mesures empiriques au sol à partir d équipements mobiles et dans des « tours » d analyse des gaz présents dans l air.

Le coup est d autant dur pour GDF-Suez et les autres trusts gaziers qui proclament que le gaz serait une énergie « propre ». Du moins, plus propre que le charbon, avec lequel il est en concurrence frontale pour un usage massif, la génération d électricité. Massif puisque 40% de l électricité mondiale vient du charbon, et 20% du gaz. Cette caractéristique serait liée à une moindre émission de gaz carbonique, gaz à effet de serre, lors de la combustion dans les centrales, pour une même quantité d électricité produite.

Certes mais a été oublié l émission de méthane provoquée par l exploitation des gisements de gaz de schiste (ce qu on appelle l écobilan).

Le méthane est un très puissant gaz à effet de serre. Calculé sur vingt ans, son pouvoir réchauffant vaut 62 fois celui du CO2 à nombre égal de molécules, et 20 fois sur cent ans (car il reste moins longtemps dans l atmosphère).

Les fuites de méthane inéluctables en raison des techniques utilisées pour l extraction ont longtemps été mystérieuses. Les géologues savaient que se produisent de fortes émissions lors du creusement des puits et de la fracturation des roches par injection sous forte pression d eau, de sable et de produits chimiques. Durant près d un mois, le méthane est ainsi rejeté à l air. Mais qu en était-il de l exploitation normale, par la suite ? (...) Les auteurs de cette étude concluent : « Notre analyse suggère que les émissions des gaz mesurés sont généralement sous-évaluées dans les inventaires courants et qu en raison de ces évaluations, il s agit d un rapport de deux fois ». En clair, les émissions mesurées sont deux fois supérieures à celles des études mises de l avant par les industriels et certains organismes gouvernementaux.

Et encore. Les auteurs insistent aussi sur le fait que leurs calculs n ont pas tenu compte d un autre volet des fuites, soit celles provenant des oléoducs et des systèmes de distribution municipaux.

Les études existent déjà, elles ont déjà démontré les impacts très négatifs de la fracturation hydraulique j'ai souvent pris pour exemple ce qui se passe au Québec où les révélations pleuvent, et peuvent nous servir, à moins qu'une fois de plus l'expérience des autres ne vaut rien chez nous, à oui c'est vrai nous les Français ont maitrise mieux que tout le reste du monde, à l'instar du nucléaire !

Alors voilà ce que projette notre gouvernement :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/22/gaz-de-schiste-de-futures-explorations-scientifiques_1674451_3244.html

Extrait :

Globalement, et pour résumer l'argumentaire développé, il s'agit de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, tout en prenant le maximum de précautions techniques (surveillance de la cimentation des puits, des nappes phréatiques, de la qualité de l'air, etc.). Un calendrier est même prévu :

- Premier semestre 2012 : constitution et premiers travaux de la "Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux" qui, selon la loi de juillet 2011, émettra un avis public sur les conditions de mise en œuvre de ces expérimentations.

- Second semestre 2012 et premier semestre 2013 : recueil de données - via des carottages classiques - dans les sous-sols français susceptibles de receler des gisements d'huiles et gaz de schiste ; et proposition d'une nouvelle loi par le gouvernement afin de définir un cadre précis à ces expérimentations par fracturation hydraulique.

- Second semestre 2013 : vote au Parlement.

Pour commencer, ces expérimentations seraient réalisées dans le Bassin parisien où des permis ont été accordés pour explorer des huiles de schiste.



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