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Combattre la crise fiscale, tout en combattant la crise environnementale.

Le désendettement, puisqu'il est considéré comme nécessaire, ne doit-il pas être l'occasion d'un questionnement en profondeur ?

J'ai à ce sujet une réflexion et un point de vue que je n'ai encore jamais vu, entendu, ou lu nul part, et qui me semble pourtant si simple !

Le système financier considère que l'octroiement d'un prêt, est un risque, et que celui qui bénéficie d'un prêt doit être solvable, afin que le prêteur soit assuré du remboursement.

Jusque là ça parait en effet raisonable, on prête donc à des taux faibles à ceux dont on est sûr qu'ils pourront rembourser, et plus on évalue à la hausse le risque de difficulté de remboursement plus on augmente le taux auquel on prête ?

ça vous parait encore logique vous ?

moi pas !

Même d'un point de vue uniquement financier, cela entraine de facto une augmentation du facteur risque de voir l'emprunteur dans l'incapacité d'honorer sa dette.

Alors je pose la question, pour un prêteur, ne vaudrait-il pas mieux mettre en oeuvre toutes les conditions pour être sûr de récuperer tout son argent, toutes les conditions pour permettre à son emprunteur de parvenir à le rembourser, afin de récupérer au moins sa mise, plutôt que de créer un risque supplémentaire ?

à jouer à ce jeux là, qu'advient-il ?

C'est simple des citoyens, des entreprises, des Etats finissent par se trouver en cessation de paiement !

Mais alors, le résultat n'est-il pas négatif pour les deux parties ?

ça vous parait toujours être un bon calcul ?

moi pas !

Je vais donc shématiser ma pensée, les chiffres n'ont aucune valeur, ce qui compte uniquement c'est l'esprit !

Moi si un jour je prête 100 quelque chose à quelqu'un un jour, ce dont j'ai véritablement besoin, c'est que celui ci me rende ces 100 quelque chose, et tout ce qui mettra dans la difficulté mon débiteur, me mettra moi aussi dans la difficulté.

Le système capitaliste veut que l'argent qu'on prête génère du profit, aussi lorsque l'on prette 100, il faudra au minimum récupérer 101, dans la réalité actuelle, ce sera plutôt 102 0u 103 minimum !

Si l'emprunteur n'est pas dans la difficulté, tout va bien il remboursera les 100, et ajoutera 2 ou 3, pour le service rendu, sauf que s'il est dans la difficulté, le prêteur va lui dire, ce n'est plus 103 que je vous somme de me rendre, mais 105, voir 110 hors que se passe-t'il, si la difficulté est telle que le débiteur est déclaré en cessation de paiement, ce qu'il aura remboursé au bout du compte, sera inférieur à 100, qui gagne ?

Personne !

Est-ce raisonable, est-ce un bon calcul ? 

Le système de profit capitaliste est fou et déraisonale donc, puisqu'il préfère risquer de perdre, plutôt que de ne pas gagner plus, plutôt que de ne récuperer que le stricte nécessaire, à savoir ce qu'il a prêté, il préfère prendre le risque, et travaille à l'augmenter, en augmentant ces taux, de perdre une grande partie de ce qu'il a prêté.

ça vous parait toujours raisonable ça ?

Enfin moi je dis ça, je dis rien !

Je ne suis qu'un pauvre citoyen lambda qui n'y comprend rien !

Ceci étant dit, revenons à notre dette, oui parce que c'est la notre, même si ce n'est pas nous qui l'avons contractée, je suis tout à fait d'accord avec ce qui suit :

http://www.rac-f.org/Plan-de-rigueur-2012-Francois.html

Extrait :

Montreuil, le 8 novembre 2011 - Le Premier Ministre vient de dévoiler le plan de rigueur du Gouvernement pour le budget 2012 et propose un nouveau coup de rabot de 20% sur le crédit d’impôt développement durable. Pour le RAC-F, la FNH, FNE, la Ligue ROC et la LPO, il aurait été beaucoup plus judicieux de supprimer les subventions à la pollution. A la clé, 5,8 milliards d’Euros à récupérer. 
Plusieurs rapports récents, dont celui de la sénatrice Nicole Bricq, intitulé « prélèvements obligatoires 2007-201 : un quinquennat d’incohérences et d’injustices [1] » et celui de la mission Sainteny pour le Conseil d’Analyse Stratégique sur « les aides publiques dommageables à la biodiversité [2] » contiennent de nombreuses propositions qui auraient l’avantage de supprimer des subventions à la pollution, tout en dégageant de nouvelles recettes. 


SUPPRIMER LES SUBVENTIONS A LA POLLUTION

Le rapport Bricq souligne que les dépenses fiscales liées à la consommation d’énergies fossiles s’élèvent chaque année à 5,8 milliards d’euros. Parmi les secteurs privilégiés, on trouve l’aviation, exonérée de taxe sur la consommation intérieure (3,5 milliards d’euros) alors qu’elle représente de loin le mode de transports le plus émetteur de gaz à effet de serre ou encore les agrocarburants de première génération, largement inefficaces d’un point de vue environnemental et social, qui bénéficient également d’une défiscalisation (196 millions d’euros/an). 


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