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Captage et stockage du CO2, les dangers à long termes ne sont pas maîtrisables.

Un parallèle bien peu encourageant peut malheureusement être fait entre la solution envisagée de stockage du CO2 et l'enfouissement des déchets nucléaires ou de tout autre types de déchets dangereux en fait, c'est que l'on est incapable de garantir avec assurance une réelle pérénité à ces solutions, celui qui prétendrait le contraire serait juste un affabulateur qui se trompe lui même.

Ces solutions ne sont qu'une imposture visant à se débarrasser du problème en trouvant une solution à court terme pour ne pas se poser les vrais questions.

Alors que les (non)décisions de DOHA viennent d'entériner une inaction coupable, il reste la vérité, la production de CO2 augmente encore, alors qu'il faudrait la réduire.

La financiarisation du CO2 par l'établissement d'un prix qui est régulé par les 'marchés', enfante  l'effet inverse à celui qui était souhaité, sa si faible cotation, n'incite en rien les producteurs à réduirent, par contre elle profite aux spéculateurs et aux tricheurs.

Les risques à long termes quand aux solutions de captages et surtout de stockages du CO2 ne sont pas vraiment considérées, comme s'il suffisait de trouver un trou , de l'emplir, puis de le refermer et voilà, c'est fini !

Bon débarras.

La seule chose dont on se débarrasserait en faisant cela c'est de l'immédiateté de la gestion du problème, sauf qu'une fois là, ce gaz ges ne demanderait qu'à s'échapper par la moindre faille, la moindre fissure, le moindre orifice.

Combien de temps avant qu'un changement géologique n'intervienne et brise l'étanchéité fragile de ces formes de stockages, personne ne peut le dire, et surtout personne ne peut garantir que cela n'arrivera pas.

Ce serait une bombe climatique sous nos pieds, et surtout sous les pieds de nos enfants et des leurs aux fil des générations, ajoutés aux bombes nucléaires qu'on se prépare à enfouir aussi et les volcans passeront pour des joujous de dangerosité, à moins qu'ils ne servent un jour d'allumette à l'incendie environnemental qu'on se prépare à emprisonner dans les profondeurs juste pour ne plus les voir maintenant, comme on cache la poussière sous un tapis pour ne pas s'en occuper vraiment, sauf que lorsque le tapis est soulevé .....

a look

http://www.actu-environnement.com/ae/news/quels-risques-pour-stockage-dioxyde-de-carbone-17285.php4#xtor=ES-6

Extrait :

Durant l'étape de stockage, le CO2 capté en sortie d'industries polluantes (acier, ciment, raffinage, etc) est injecté dans un réservoir géologique. Quatre type de sites peuvent être utilisés : des gisements épuisés de gaz ou de pétrole, des aquifères salins (impropres à la consommation), des veines de charbon dont l'exploitation n'est pas économiquement rentable mais également des roches basiques et ultrabasiques.

Différents types de risques ont été identifiés. Tout d'abord, les scientifiques ont mis l'accent sur un possible défaut d'étanchéité des puits d'injection ou la présence de failles au niveau du réservoir. L'injection à haute pression pourrait en effet en induire l'apparition.

"Pour détecter des éventuelles fuites, à faible profondeur nous pouvons prélever le dioxyde de carbone  ou mesurer les variations de propriétés physiques des roches et des fluides, précise Hubert Fabriol, directeur adjoint à la direction des risques et de la prévention au BRGMà plus grandes profondeurs, la première méthode demeure de contrôler la pression : si nous voyons des anomalies dans la pression d'injection, cela veut dire que le CO2 est en train de sortir du réservoir".

Possible pollution par les métaux

Dans le cadre d'une expérimentation menée pour une thèse, l'Ineris a injecté de petite quantité d'eau saturée en dioxyde de carbone (forage de 56 mètres de profondeur) dans des formations de schistes du bassin de Lodève. Après être restée en contact avec le milieu (durant 80 heures), la solution a été pompée. Les analyses montrent que l'injection de dioxyde de carbone dissout acidifie le milieu et entraîne la dissolution des minéraux. "Une forte augmentation des concentrations a été observée : la concentration en manganèse a été multipliée par 5, celle du fer par 13, celle du zinc par 25 et celle de l'arsenic par deux, détaille Pierre Toulhoat, directeur scientifique de l'Ineris.

Ces métaux remobilisés pourraient ensuite migrer au-delà du réservoir en cas de problème d'étanchéité et éventuellement venir contaminer des nappes d'eau voisines.

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