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Captage du CO2, le secret espoir d'en faire du profit !.

Un adage dit que le bonheur des uns fait le malheur des autres !, quel terrible constat, qui se vérifie effectivement souvent.

Là en l'occurrence, c'est le malheur de la terre qui pourrait faire le bonheur de quelques industriels, ce qui est de plus en plus courant de nos jours.

Il m'arrive d'être traversé par ce genre de pensée terrible qui s'impose : et si certains de ces malheurs n'étaient en fait pas inéluctables, mais que, pour certains, les entretenir ou même parfois les provoquer, signifiait source de bonheur ........"financier".

http://www.lesechos.fr/innovation/sciences/0201087977251-captage-du-co2-le-chantier-de-la-controverse.htm

Extraits :

Captage du CO2 : le chantier de la controverse

"Pas un instant à perdre : s'ils veulent tirer parti des objectifs européens de réduction de gaz à effet de serre, les principaux émetteurs de carbone devront choisir une solution de captage du CO2 avant 2015. Cela leur laissera le temps de valider leur technologie d'ici à 2020, date fixée par l'Europe pour réduire massivement ses émissions carbonées. Un chiffre astronomique circule sur ce nouveau marché : au moins 600 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel à se partager pour équiper les centrales électriques à énergie fossile et les industries lourdes fortement émettrices.

« Le calendrier est serré », reconnaît François Kalaydjian, directeur des technologies de développement durable à IFP Energies Nouvelles. Les industriels ont donc mis les bouchées doubles pour doper leurs équipes de recherche. Chez Alstom, le sujet, « éminemment stratégique » selon Philippe Paelinck, ingénieur chimiste et directeur des systèmes CO2, mobilise plus de 200 scientifiques et un budget « à neuf chiffres ».(...)Les filières validées doivent maintenant faire l'objet de financements plus massifs, dans le cadre de deux grands programmes européens : le plan de relance, qui a doté de 1 milliard d'euros six projets de démonstrateur (en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne, en Grande-Bretagne et en Italie), et Ner300, dont la sélection est en cours. Pourrait s'y ajouter, en France, une enveloppe tirée du programme d'investissements d'avenir.

« Ces aides ne seront pas de trop pour financer un portefeuille d'options scientifiques coûteuses, qui ne seront pas compensées avant longtemps par les cours du carbone », explique François Kaladjian. Les industriels ont sorti leurs premières estimations : à moins de 50 euros la tonne de CO2 captée, ils en seront pour leurs frais. Or, le consensus planétaire mise sur un objectif de cours proche de 20 euros la tonne vers 2020.(...)Les industriels s'attendent à y engloutir encore des milliards d'euros sans certitude du modèle économique. « Relever ce défi dans le temps imparti, c'est réussir toutes les épreuves de "Fort Boyard" avant que le premier sablier ait fini de s'écouler », illustre un chercheur. Pour limiter à 2 degrés au maximum la hausse de la température d'ici à 2030, il faudra réduire de 6 gigatonnes par an les émissions mondiales de carbone. Avec moins de un millier de centrales équipées à cette date, les technologies de captage de CO2 contribueront au mieux à 20 % de cette réduction."

 

Je suis abasourdi par la somme suivante annoncé :

Une feuille de route à 6.000 milliards de dollars

« La démonstration de la sûreté de la filière de captage et stockage du carbone sera une clé de son développement », selon le Japonais Nobuo Tanaka, directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a établi une feuille de route ambitieuse. 
L'objectif est de parvenir à réaliser 100 installations en 2020, puis 850 en 2030, et 3.400 en 2050, ce qui permettra alors de piéger 10 milliards de tonnes de CO2 par an. L'investissement nécessaire sur quarante ans est estimé à près de 6.000 milliards de dollars.

J'avais pris conscience que des sommes astronomiques allaient être nécessaires, mais là !.

On est en pleine folie, le système financier est au bord du gouffre, l'ensemble des pays du monde n'est pas en mesure de trouver des financements à cette hauteur, pour faire en sorte que tous les hommes sur terre puissent se nourrir, et là,... là..., on espère bien les trouver !!!.  

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