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Campagne "Une seule planète".

Rien ne sera possible sans que de grandes décisions internationales ne soient prise, sans que de justes et nécessaires encadrement juridiques contraignant, ne soient établies, et véritablement controlés.

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/20/ces-multinationales-europeennes-qui-pillent-les-ressources-des-pays-du-sud/

Extrait :

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“Toutes les cinq secondes, c’est l’équivalent du poids d’une Tour Eiffel de ressources naturelles qui est prélevé des écosystèmes et des mines.” C’est à partir de ce constat alarmant que des associations écologistes et de solidarité internationale, des syndicats et des chercheurs, coordonnés par le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), lancent, ce samedi, la campagne “Une seule planète” pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles.

Car les pays riches ne se contentent pas de consommer dix fois plus de ressources par habitant que les pays pauvres. Cette consommation, d’eau, de minerais, de pétrole ou de produits agricoles, se fait aussi au prix de dégradations environnementales et de violations des droits humains, générées par les multinationales qui (sur)exploitent ces ressources. Des entreprises qui ne sont jamais tenues légalement responsables des conséquences de leurs activités, en raison de leur poids économique et politique et de l’attentisme des gouvernements et des populations. Sylvain Angerand, chargé de campagne forêts et ressources naturelles aux Amis de la Terre, livre cinq exemples de “scandales environnementaux et sociaux”.

 http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/10/20/une-entreprise-qui-viole-les-droits-de-l-homme-ne-devrait-pas-avoir-acces-aux-financements-publics_1428905_3244.html

Extrait :

"Des associations de solidarité internationale, des associations écologistes, des syndicats et des chercheurs ont lancé mardi une campagne européenne pour une "gestion durable et équitable des ressources naturelles" qui interpelle les citoyens sur les conséquences sociales et environnementales de l'exploitation des ressources naturelles des pays du Sud par les multinationales européennes. Au nom du réseau "une seule planète", Nathalie Péré-Marzano du Centre de recherche et d'informations sur le développement (CRID) et Antonio Manganella, chargé de mission plaidoyer sur la responsabilité sociale des entreprises pour le CCFD-Terre Solidaire, ont répondu aux questions des internautes du Monde.fr....

 Darien : Quelles sont les conditions des concessions accordées par les pays du Sud pour l'exploitation de leurs ressources par des entreprises étrangères ?

Nathalie Péré-Marzano et Antonio Manganella : Ces conditions varient d'un pays à l'autre. Dans certains cas, des entreprises multinationales peuvent tirer bénéfice de la faiblesse institutionnelle des pays dans lesquels elles s'installent. Un point commun, malheureusement, semble être la non prise en compte des besoins des populations locales et la non anticipation des impacts des activités sur la vie de ces populations locales. Il reviendrait normalement aux multinationales de prendre toutes les mesures préventives nécessaires et c'est souvent prévu dans les législations nationales et internationales. Mais il n'y a aucun contrôle du résultat de ces études d'impact........Il faut un cadre juridique pour créer du droit, et des sanctions si ce droit n'est pas respecté. Aujourd'hui, les entreprises ne s'engagent dans des démarches de transparence sur leurs impacts sociaux et environnementaux que sur une base volontaire. Chacune produit l'information qu'elle veut. Une autre façon d'agir, c'est de faciliter l'accès des victimes des multinationales aux cours européennes de justice afin d'obtenir réparation et d'avoir un effet dissuasif sur les multinationales. Il faut aussi demander que soit reconnu le lien juridique entre une société mère et ses filiales, car aujourd'hui, une filiale opère en toute impunité sans que la société mère puisse être considérée comme responsable même si elle détient 100 % des parts de la filiale......Mathieu : La solution pour un problème mondial ne serait-elle pas un organisme supra étatique qui pourrait "condamner" les multinationales qui ne respecteraient pas certaines règles d'éthique et environnementales ?

Nathalie Péré-Marzano et Antonio Manganella : La communauté internationale s'est donné il y a longtemps une forme d'organisme supra national, l'ONU, qui a déjà beaucoup de commissions, entités rattachées, comme notamment la Commission économique et sociale, la Commission des droits de l'homme. Il nous semble qu'il y a urgence à repenser l'architecture onusienne plutôt, peut-être, que d'empiler une nouvelle entité supra nationale. Et la régulation à l'échelle régionale (Union européenne, Union africaine, etc.) doit aussi être opérée de façon complémentaire. L'effet d'entraînement et d'exemplarité d'une région est une réalité. L'Union européenne a longtemps été, de ce point de vue, un modèle socio-économique envié par d'autres régions. A l'échelle mondiale, aujourd'hui, les Nations unies travaillent pour aboutir à un cadre pouvant réguler les activités des entreprises multinationales. C'est ce qu'on appelle le processus Ruggie, dont les négociations s'achèveront début 2011.

Plus d'informations sur le site de la campagne des ONG européennes pour "une gestion durable et équitable des ressources naturelles" : www.uneseuleplanete.org"

Lien direct vers la pétition : 

http://www.uneseuleplanete.org/spip.php?article158&lang=fr

 


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Daniel JAGLINE djexreveur 25/10/2010 16:47



Merci à vous d'agir, j'essai de relayer, ce qui me semble correspondre à une attitude positive.


Pour la planète, et ceux qui veulent la préserver,  tous ensemble.


Cordialement. 



afrodeau1 24/10/2010 16:40



"Par hasard" sur votre site et très agréablement surprise d'y trouver la mise en valeur de mon blog; ravie d'y trouver un autre 'passeur' que je remercie pour le relais! cordialement,
Anne