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Bretagne + nucléaire = radon + AREVA et ses comparses !

En Bretagne le taux de radioactivité naturelle, est plus élévé que dans la majeure partie des autres régions de France, et peut-être même de Navarre.

Certains se serviront même de ce fait, pour ironiser sur les émanations nucléaires, supposant et concluant que parce qu'elles existent sous formes naturelles, elles ne sont donc pas si dangereuses, alors que des "urluberlu" comme moi s'en émeuvent, et crient au scandale sanitaire !

Ceux là se risqueraient-ils à se faire une omelette aux Amanites "Phalloïdes", ils vérifieraient alors que la nature peut aussi être mortelle, par elle même, sans que l'humain lui vienne en aide !  

Cette "radioactivité" naturelle, est généralement à raison attribuée, à son sous-sol granitique, certe, .....mais il y a en plus par endroit de l'uranium, ou devrais-je dire plutôt, il y avait, de l'uranium, car en réalité, on l'a exploité, enfin en partie, en partie seulement !

Pendant une trentaine d'année, l'uranium à été exploité, jusqu'en 1985.

Sauf que cela n'est pas sans effets, ceux-là "sur-naturels", alors que l'on sait que les effets naturels peuvent parfois suffire !

L'exploitation laisse des traces, surtout si on cherche à se débarrasser du problème de la gestion des sites après exploitation, ce qui est encore globalement la règles, même si dans le cas du nucléaire, il devrait légalement en être autrement :

Voyez par exemple ce reportage intitulé "Ex-mines d'uranium: les riverains sont inquiets" datant d'Octobre 2010, sur le site "bretagne.france3.fr" :

http://bretagne.france3.fr/info/d-anciennes-mines-d-uranium-a-rehabiliter-65236673.html?onglet=videos&id-video=000171309_CAPP_Exminesduraniumlesriverainssontinquiets_061020101843_F3

Cette situation est dénoncé depuis fort longtemps, Janvier 2005 :

http://www.brest-ouvert.net/article1373.html

Juillet 2008, la situation n'a pas évoluée :

http://www.brest-ouvert.net/breve3654.html

Octobre 2010, le "réseaux Sortir du nucléaire", par ses antennes Bretonnes continu d'alerter, de dénoncer :

http://sortirdunucleaire29.free.fr/spip.php?article162

Une attitude importante à changée, de la part du Gouvernement, sans que cela n'ai encore beaucoup d'incidences, mais après avoir nié, celui-ci, fait maintenant des recherches :

Extrait :

L’État est-il au courant ?

Après avoir dit, en 2005, que tout allait bien, l’État se ravise. En 2009, dans une lettre au maire de Meslan, le préfet du Morbihan convient que « certaines zones présentent un niveau de radioactivité supérieur au niveau habituel ». En juillet, après une circulaire ministérielle, les préfets du Morbihan et du Finistère signent un arrêté sommant Areva « de réaliser, avant le 30 avril 2011, un bilan environnemental des sites »

 

7 Octobre 2010, une rencontre a lieu entre M. Laurent Michel, directeur de la Prévention des risques auprès du ministre de l'Écologie, son collaborateur Nicolas Chanterenne, en charge des questions de sûreté nucléaire, et 4 personnes, Bruno Chareyron pour la CRIIRAD, Patrick Boulé, François-Gael Rios et, Chantal Cuisnier pour l'association Roz Glas, voici un article sur ce qui s'est passé :

 

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20114

 

Extrait :

 

image

Bruno Chareyron de la CRIIRAD ; Chantal Cusnier de Sortir du Nucléaire Bretagne ; François Gael Rios et Patrick 

 

 Que va-t-il se passer maintenant pour les sites contaminés ?

Rien du côté des autorités avant avril 2011 où AREVA, après de coûteuses missions en hélicoptère, doit rendre son rapport. Nicolas Chanterenne considère que les éventuelles décontaminations seront décidées au cas par cas suivant des critères qui ne peuvent être déterminés actuellement. Aucun échéancier n'a été évoqué.

Une entrevue avec la DREAL Bretagne à l'échéance d'un mois a été proposée par Laurent Michel.


- Et Roz Glas, votre association ? Quelles actions compte-t-elle mener à l'avenir ?

Les mesures ont montré de façon objective qu'il y a des situations d'abandon de déchet radioactif dans des lieux fréquentés par le public (sentiers touristiques, bords de route, propriétés privées...) où des personnes séjournent fréquemment et sur lesquels le préfet devrait ordonner une intervention. Les maires et les particuliers doivent savoir qu'à partir de 2018, c'est à eux qu'elle incombera s'ils n'ont pas obtenu d'AREVA auparavant la mise en sécurité des sites ainsi que leur décontamination.

L'association Roz Glas se réunira pour décider des actions à suivre. Chacune de nos investigations confirme le besoin d'information, de vigilance et de veille citoyenne. L'association n'exclut pas des actions juridiques envers AREVA et les pouvoirs publics si, face à des situations objectives de contaminations radioactives, la seule proposition est de ne rien faire en attendant un "bilan" du pollueur. ■

Comme vous pouvez le constater, la situation n'a guère changé, mais il y a un point que je découvre, et qui est d'une importance capitale dans cette situation, et sans doute dans bien d'autres, il est en effet affirmé ici :

"Les maires et les particuliers doivent savoir qu'à partir de 2018, c'est à eux qu'elle incombera s'ils n'ont pas obtenu d'AREVA auparavant la mise en sécurité des sites ainsi que leur décontamination".

Qu'est-ce que c'est que cette histoire !

Je ne crois pas qu'une telle affirmation puisse ne pas être fondée sur quelque chose de solide, ou alors ce serait terrible, la question est donc par quelle réglementation pourrait-on en arriver là, et cette réglementation s'applique à quoi, touche-t'elle d'autres aspects, et d'autres domaines ?.

Je vous avoue, que je n'en sais pour l'instant fichtre rien, mais que je vais essayer ces prochains jours d'y comprendre quelque-chose.

En parallèle de ce sujet, il y a le démantellement de l'ancienne centrale de "Brennilis", et là, la situation n'est pas plus saine :

Novembre 2010 :

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20592

Extrait :

 

BRENNILIS — Démantèlement de l'ancienne Centrale nucléaire de Brennilis dans les Monts d'Arrée :

Le« collège écologiste »exprime sa déception etSortir du nucléaire Cornouailledémissionne de la Commission Locale d'Information (CLI).

Le 28 mars 2010, l'avis défavorable de la commission d'enquête qui mettait en première recommandation de« compléter l'inventaire de l'état initial et radiologique et chimique du site », avait fait espérer au collège« écologiste »qu'enfin le président de la CLI aurait l'ambition qu'une expertise sérieuse soit menée.

 Mais les associations ont du se rendre à l'évidence que ce n'était pas la volonté du président de la CLI.

Dans leur lettre commune du 28 septembre 2010  au président de la CLI, les 7 associations composant le collège« écologiste », demandaient une révision du cahier des charges concernant la mission d'expertise radiologique du site des Monts d'Arrée, (cahier rédigé en toute hâte pendant l'été).

Elles demandaient que soient prises en compte les remarques de laCommission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la RADioactivité(CRIIRAD) qui  recommandait, vu l'importance du dossier et de l'enjeu majeur qu'il constitue, un délai minimum de 9 mois pour permettre un questionnement de l'exploitant et le temps de réponses complémentaires.

Qui peut croire que dans un délai aussi bref de 3 mois, une étude qui prétend réparer les lacunes du bilan radiologique, peut être conduite autrement que superficiellement ?

En fait, tout est fait pour donner un avis favorable aux prescriptions techniques de l'ASN et permettre un redémarrage du démantèlement avant qu'un inventaire radiologique du site  soit fait. Les documents concernant les prescriptions techniques de l'ASN n'ont pas été communiqués aux membres de la CLI  avant la séance du 16 novembre bien que figurant à l'ordre du jour. Ce qui ne respecte pas la loi 83-1023 Ch 3 art 11 sur les dispositions concernant les organismes consultatifs.

Aussi dans ces conditions,Sortir du nucléaire Cornouaillea pris la décision de démissionner de la CLI, puisqu'il n'y a aucune volonté du président de la CLI de faire la lumière sur la contamination du site avant une reprise du démantèlement.

Plusieurs représentants du collège « écologiste » (AE2D, GMB, VMA) ont quitté la séance de la CLI après le refus de toute révision du cahier des charges malgré la demande appuyée de Roger Abiven, représentant d'AE2D et la lecture de la lettre de démission de SDNC.

 

 

15 Février 2011 :

 

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=21313&title=D%25C3%25A9mant%25C3%25A8lement%2520de%2520Brennilis%2520:%2520un%2520projet%2520de%2520d%25C3%25A9cret%2520d%25C3%25A9sapprouv%25C3%25A9

 

Extrait :

 

BRETAGNE — Les autorités tentent d'y glisser le démantèlement des échangeurs.

7 associations (AE2D, BV, CLCV, ERB, GMB, SDNC, VMA (1)

désapprouvent le projet de décret concernant le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis. Ce projet est en contradiction avec ce qu'elles demandent depuis la création de la CLI.

La commission d'enquête a émis le 15 mars 2010 un avis défavorable au dossier de démantèlement complet présenté au public en novembre 2009 tout en recommandant que la phase 2 du démantèlement soit achevée dans les plus brefs délais. Elle plaçait en première recommandation l'inventaire initial radiologique du site qui n'a pas été engagé malgré la demande insistante des associations. Sortir du nucléaire Cornouaille a dans ces conditions décidé de démissionner de la CLI en novembre dernier.

Une fois de plus, les autorités mettent la charrue avant les bœufs! C'est une marche forcée vers une reprise du démantèlement

sans respect des préalables demandés ou recommandés par la commission d'enquête. Le fonctionnement actuel de la CLI favorise cette précipitation au lieu de refuser de se plier au tempo imposé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)

Or dans ce projet de décret qui ne devrait concerner que l'achèvement des travaux de la phase 2, les autorités tentent d'y imposer le démantèlement des échangeurs. Ceux-ci font partie de l'enceinte réacteur (2) et donc relèvent du niveau 3 de démantèlement. Les échangeurs étaient exclus des travaux de démantèlement niveau 2 du décret n°96-968 du 31 octobre 1996 (3)

 

 

Tout ceci est incroyable, mais peut-être pas aussi incroyable, que ce qui pourrait advenir d'autre, accrochez vos ceintures :

 

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=19863 

 

Extrait :

 

Le risque n'est-il pas que l'on rouvre les mines d'uranium bretonnes ?

- Pas dans l'immédiat mais ce n'est pas à exclure car les filons ne sont pas épuisés. Et les zones d'extraction à l'étranger risquent de devenir des zones de conflit surtout dans un contexte où le lobby nucléaire fait le forcing pour le renouvellement du parc nucléaire.

De plus les peuples autochtones (Australie, Canada, Afrique) prennent conscience de l'héritage empoisonné laissé par l'extraction de l'uranium. Le 30 août 2010 à Bâle, lors de la conférence intitulée "Territoires sacrés, peuples empoisonnés", ils ont dit "Stop, laissez l'uranium dans le sol !".

 

 

Voilà de bien sombres perspectives, ce qui est le plus décourageant, c'est d'avoir le sentiment que les pro-nucléaires, voudraient bien pouvoir se "débarrasser", de ces problématiques des démentellements et des déchets, comme une forme de déni, oui il y a là je crois comme une forme de déni, ils ne veulent pas voir cette réalité là en face, ils essaient de l'occulter, espérant peut-être un jour pouvoir l'oublier !

Rapppelons leur, qu'ils ne sont pas dans un monde virtuel ou ont pourrait faire fi de certaines conséquences, et de certains devoirs.

 

 

 


Au fait, la "Convention d'Aarhus", vous connaissez ? 

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