Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Biodiversité, trouver un accord ou jeter le discrédit !.

J'ai été très désagréablement surpris hier par les commentaires qui ont été fait par les chroniqueurs de l'émission sur RTL "On refait le monde", à qui il était demandé de réagir sur les attentes au sujet des actuelles négociations sur la biodiversité.

Je ne pourrais vous rapporter ces propos de manière littérale, car ma seule mémoire ne me le permet pas, et aussi parce que cette émission d'hier n'est pas encore disponible sur le site de RTL, je vais donc seulement pouvoir vous dessiner les grandes lignes :  

Leur première réaction quasi unanime à été la suivante : il n'y a aucun chef d'état qui participe à ces rencontres là, donc c'est que ce n'est pas de la première importance !.

Et en finalité, et là aussi, de façon quasi unanime, et pour celles et ceux qui connaissent cette émission, c'est plutôt rare, donc d'autant plus marquant, et révélateur, le propos à été le suivant, on peut bien perdre un grand nombre d'espèce, à près tout c'est pas si grave, de toute façon, il y grand nombre de celles là dont nous n'avons pas besoin, et on veux nous faire peur comme on a voulu le faire avec le climat, en exagérant les chiffres !!!.

C'était sur RTL la radio la plus écouté, donc considérée en France !!!.

Je suis terrifié.

A partir de ce lundi la 10e Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique rassemble pendant 12 jours l'ensemble des pays ayant signé ce traité adopté au Sommet de la Terre à Rio en 1992 :

"Que faut-il attendre de la grand-messe environnementale de Nagoya, point d'orgue de l'année mondiale de la biodiversité, alors que le goût amer du sommet de Copenhague sur le climat en décembre 2009 est encore dans toutes les bouches ?

Trois dossiers majeurs sont sur la table des négociations: fixer de nouveaux objectifs pour enrayer la perte des espèces à l'horizon 2020, trouver un accord international sur les conditions d'accès des industries du Nord aux ressources génétiques des pays du Sud, dessiner l'évolution de l'aide aux pays les plus pauvres pour protéger leurs ressources naturelles.

La recherche d'un cadre juridique pour répartir équitablement les bénéfices tirés de l'exploitation des ressources génétiques - des plantes pour l'essentiel, avec des utilisations dans la pharmacie, la chimie ou les cosmétiques - sera au coeur des débats.

La signature - ou non - d'un "protocole ABS" (accès et partage des avantages), dont la négociation a été lancée en 2002, sera le marqueur le plus sûr d'un succès - ou d'un échec - du rendez-vous de Nagoya.

La dernière séance de négociations sur le sujet, à Montréal fin septembre, s'est achevé sur une note pessimiste: le texte d'une vingtaine de pages qui servira de base à la discussion à Nagoya est truffé de parenthèses qui sont autant de points sensibles restants à trancher (champ d'application, effet rétroactif, etc...).

Or le résultat des tractations sur ce sujet, auquel les pays du Sud sont particulièrement attachés, pourrait conditionner les avancées sur d'autres questions.

"Pour nous, il n'est pas acceptable d'aller à Nagoya et de ne pas aboutir à un protocole ABS", a mis en garde début octobre la ministre brésilienne de l'Environnement, Izabella Teixeira. "C'est le point clé".

De manière plus ou moins explicite, plusieurs pays du Sud ont lié cette négociation à celle sur la création d'un "Giec de la biodiversité", qui permettrait, à l'image de ce qui existe dans la lutte contre le réchauffement climatique, de disposer d'un outil de mesure fiable pour éclairer les décideurs politiques.

Baptisé IPBES, cet organisme pourrait être approuvé par l'assemblée générale des Nations unies - dans les semaines suivant Nagoya - avant la fin de sa 65e session en décembre.

Pour la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Chantal Jouanno, le protocole ABS et le Giec de la biodiversité représentent deux tests cruciaux après la déception de Copenhague.

"Si on rate l'échéance de Nagoya - et la suivante qui est la création de l'IPBES - on risque de discréditer durablement la question environnementale à l'échelle internationale", met-elle en garde."

J'ai bien peur que le discrédit ne sois déjà bien encré, et que ce qu'il va falloir c'est se battre, au contraire pour donner du crédit à cette cause, car l'atmosphère générale n'y est pas du tout !.


 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article