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Energie, c'est du renouvelable qu'il nous faut, pas une centrale au gaz.

Il est admis semble-t'il par tous que la Bretagne est largement en déficit en terme de production énergétique, ne produisant sur les quatres départements que 7 à 8 % de l'électricité qu'elle consomme, il semble pourtant d'après ce que j'avais lu un jour quelques part que si l'on élargie quelque  peu le réseau à la Loire Atlantique, qui est sur le même tronçon, les chiffres changent du tout au tout, mais là n'est pas vraiment le sujet, il est indéniable que notre région, est au bord du black out lorsque surviennent les pics de consommations lors de nos périodes retrouvés de froid hivernal, alors consommons moins !.

Non, c'est pas ça la bonne réponse, pourtant si on consomme moins...............!.

Ah oui on fait pas tourner la machine .........................!.

Les énergies fossiles sont une plaie, épuisables, extremmement polluantes, et nous enferment dans une dépendance de plus en plus largement ressenti, il va falloir sortir de ce modèle, à plus ou moins long terme, inévitablement alors pourquoi pas maintenant !?.

L'occasion est là, il y a un "réel" besoin, en tout cas c'est cette version là qui s'impose encore à ce jour, car les possibilités d'économies énergétiques ne seraient pas suffisantes à elles seules, soit, mais alors pourquoi vouloir imposer une "Centrale au gaz", ici ou ailleurs,

-ce n'est pas une solution durable,

-ce n'est pas une solution environnementale,

-ce n'est pas une solution en terme d'image,

-ce n'est pas une solution en terme d'emploi

-alors c'est une solution pour qui !?.

En suivant le fil de 4 articles mis en ligne sur le site de l'association "AE2D", qui se présente ainsi :

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=47&Itemid=1

Extrait :

La création d'AE2D se situe dans la ligne du Sommet de la terre de Rio qui a réuni en 1992 les représentants de 180 états et de très nombreuses ONG.
Lors de ce sommet, un consensus s'est dégagé autour de 5 documents dont trois sont fondamentaux :
- La déclaration de Rio qui détermine les principes qui devront guider les décisions des Etats, dans le cadre d'une approche intégrée des politiques de développement et d'environnement.
- Les résolutions des ONG présentes ou représentées au Sommet.
- L'Agenda 21 qui constitue un vaste programme d'actions pour le 21ème siècle, avec ses 3 piliers que sont l'action économique, le développement social et la gestion économe des ressources naturelles.Le développement durable prend en compte tant la lutte contre les inégalités et la pauvreté que le respect de l'environnement.
Son territoire géographique est la Bretagne historique (Région Bretagne et département de Loire-Atlantique). Mais son champ d'action se situe en priorité à la pointe de Bretagne (Finistère) ; cependant, elle n'exclut pas d'agir, en particulier en justice, en soutien, etc ... quelque soit le lieu où l'environnement est menacé.

Ses objectifs sont d’agir :

·   en faveur de la protection et de la préservation de la nature (espaces naturels, zones humides, littoral, faune, flore..) et l'amélioration du cadre de vie (urbanisme, transports, énergies…) ;

·   contre les pollutions (air, eau, mer, sol...), les nuisances (bruit...) et les risques technologiques majeurs (nucléaires...) ;

·   à partir de faits constitutifs d'infractions aux différentes réglementations concernant l'environnement et le cadre de vie.

L'association a aussi comme perspectives de développer l’écocitoyenneté et d’agir au sein de réseaux de citoyens, des réseaux associatifs ou fédérations agissant dans le cadre des principes de l'Agenda 21.

Voici la situation actuelle, la mobilisation grandi contre ce projet d'abord préssenti à "Guipavas", mais là comme d'habitude, ont entretient le flou :

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=10693&Itemid=37

Extrait :

 

Pour les opposants à cette centrale au gaz à Guipavas, près de Brest, ce projet répond avant tout à une logique de profit. Ils estiment que d'autres solutions sont à étudier pour sécuriser l'approvisionnement en électricité de la Bretagne. Ils vont aussi mettre à profit les cantonales. Une lettre sera envoyée aux candidats pour expliquer les raisons de cette mobilisation. Ce projet d'une centrale au gaz est l'une des composantes du Pacte électrique breton, porté par le conseil régional et l'État. Il vise à sécuriser l'approvisionnement en électricité de la Bretagne et à développer les énergies renouvelables.
 
Ouest-France  -  Bretagne  -  11 février 2011

Certains élus se mobilisent également :

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=10691&Itemid=37

Extrait :

 

Ils expliquent leur position : « Nous avons étudié plusieurs sources d'information qui existent dans ce domaine, nous nous sommes aussi renseignés sur les énergies renouvelables. Notre opposition à ce projet n'a rien de partisan ni de politique : il est le fruit d'une réflexion. Nous demandons aux autres conseillers d'en faire de même et de réfléchir aux alternatives qui existent. Il ne faut pas attendre l'appel d'offres, ni l'enquête publique pour se positionner sur le sujet. Il sera alors trop tard pour dire qu'on ne savait pas ».
 
Ouest-France  -  Guipavas  -  11 février 2011

Serait-ce afin de brouiller les pistes ou de provoquer un effet de "oui mais pas chez nous !", enfin quelques soit l'intention véritable, un autre lieux d'implantation est maintenant évoqué :


Extrait :

Les opposants à la centrale affirment qu'une implantation serait à l'étude à La Martyre. Rumeur ou hypothèse fondée ?
D'une rive à l'autre de l'Elorn, le collectif Gaspare (Garantir l'avenir solidaire par l'autonomie régionale énergétique) fait des vagues. Lors d'une rencontre qui a réuni plus de 300 personnes à Landerneau mercredi soir, les opposants ont affirmé avoir appris de différentes sources (d'élus, notamment) que la centrale à gaz pourrait tout compte fait s'implanter non plus à Lanvian (sur les communes de Guipavas et de Saint-Divy), comme pressenti jusqu'alors, mais à La Martyre, à quelques kilomètres de Landerneau. Une information que ni le maire ni le président de la communauté de communes concernées n'ont confirmée, hier. René Kéromnès est dubitatif. Échaudé, le porte-parole de Gaspare se rappelle Plogoff : « Dès que les riverains commencent à s'organiser, on balade le projet. Évoquer un autre possible site d'implantation vise à calmer la mobilisation du côté de Guipavas-Saint-Divy... »
Alors, La Martyre : scénario sérieux ou tentative de diversion ? Difficile à dire mais ce qui est sûr, c'est que la commune est à un carrefour énergétique stratégique. Traversée par des lignes à très haute tension, La Martyre n'est pas non plus très loin des conduits de gaz naturel qui relient Saint-Nazaire à Brest... 
 
Mais bien sur ce projet ne va pas être abandonné pour autant :
Extrait :
Sans localisation précise
L'appel d'offres ne sera pas accompagné d'une localisation précise, sinon dans l'ouest et la zone de Brest. En s'en tenant à ce canevas, le secteur de Lanvian, à Guipavas, maintes fois évoqué, est un site possible, mais il peut en exister d'autres. Ce sera à l'opérateur, ou aux opérateurs candidats, de proposer un lieu. Mais ils ne sont pas nombreux.
Le fait que Lanvian ait été évoqué ne doit pas beaucoup au hasard. Un site, pour une telle centrale, doit d'abord techniquement convenir. C'est même incontournable. Mais que la propriété foncière y soit déjà maîtrisée - ce qui évite des batailles à l'issue hasardeuse - peut aider. Le site de Lanvian, rappelons-le, est propriété du SMBI (Syndicat mixte Brest-Iroise), composé du conseil régional, du conseil général, de BMO et de la CCI de Brest. Et aucun ne peut être considéré comme opposant notoire au projet.
 
Vincent Durupt
Le Télégramme   Brest  -  11 février 2011

N'y aurait-il à partie de là, plus qu'un choix, ici où là-bas, et qu'une posture, pour où contre, peut-être pas !
En effet un autre "projet" à été ressorti des cartons  :

Extrait :

André Pochon, le vieux et sage paysan alternatif des Côtes-d'Armor; a ressorti des cartons d'EDF, un projet de « station de transfert d'énergie par pompage », à Guerlédan.

De loin, une step, ça ressemble à un truc de Shadocks. Mais ça marche. Celles des Suisses tournent comme des horloges. Comment ?
La nuit, quand on ne sait que faire du courant électrique en excédent, on pompe de l'eau dans un lac (inférieur) et on la stocke dans un lac (supérieur). Puis, le jour, quand le redouté black-out électrique menace nos penty surchauffés, on relâche cette réserve. « On la turbine » disent les spécialistes. Bilan de la manip : 600 mégawatts hydrauliques disponibles ! Mieux que les 450 mégawatts de la centrale à gaz projetée à Guipavas.
Il n'en fallait pas plus pour qu'André Pochon se transforme en guide de Guerlédan. Cet après-midi, il fera visiter le site aux élus et militants de l'Union démocratique bretonne. Pour ne pas être en reste, Europe Écologie fera le pèlerinage de Guerlédan le 25 février. Entre-temps, le 23, c'est Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional, et ses vice-présidents, en charge de l'énergie et de l'environnement qui feront le voyage. Une vraie procession. Tous veulent éclairer leur lanterne. Pour voir si la « Sainte Step » que vénère André Pochon pourrait faire un miracle et sauver la Bretagne des ténèbres.
 
Jean-Laurent BRAS.
Ouest-France  -  Bretagne  -  11 février 2011
  
Ce qu'est le principe du pompage turbinage :


Pour celles et ceux qui voudraient s'interresser plus avant sur cette technique, voici un site qui recueil quelques articles à ce sujet, c'est un bon point de départ :
Et un autre listant les centrales existantes dans le Monde, mais je ne sais pas quand il a été actualisé :


Ce projet, est en fait beaucoup plus sérieux que certains pourraient le croire de prime abord :


Extrait :

Le pacte énergétique breton a été voté le 6 janvier. Sa discussion a révélé un désaccord entre Jean-Yves Le Drian, président PS de la Région et les élus d'Europe écologie-UDB. Ceux-ci s'opposent au projet de centrale à gaz à Guipavas, près de Brest. Ils préfèrent le recours aux énergies renouvelables, non émettrices de gaz a effet de serre.

 

L'écologiste costarmoricain André Pochon a sorti de l'oubli un projet imaginé par EDF dès 1969, réactivé en 1978, et abandonné à la fin des années 1980 : une station de transfert d'énergie par pompage (Step) à Mûr-de-Bretagne, au-dessus du barrage de Guerlédan. L'intérêt de ce système ? Il permet de stocker une réserve d'énergie (de l'eau) et de la restituer, transformée en électricité, lorsque la Bretagne risque la rupture d'approvisionnement.

Un potentiel de 650 mégawatts

Comment cela fonctionnerait-il ? Il faut créer une retenue d'eau à Caurel, sur les hauteurs lac de Guerlédan, où EDF dispose de 80 ha. Lorsque l'énergie électrique disponible est abondante (la nuit), ce lac collinaire artificiel serait rempli par pompage depuis l'actuel lac de Guerlédan, 170 mètres en contrebas. Aux heures de pointe (matin et soir) l'eau ainsi stockée est relâchée vers le lac actuel, en aval, et active des turbines. Le potentiel de production de ce système serait de 650 mégawatts. Presque autant qu'une tranche nucléaire et bien plus que la future centrale de Guipavas (400 mégawatts).

Ancien ingénieur EDF, le maire de Mûr-de-Bretagne a un a priori favorable. « L'idée d'André Pochon était la bonne à l'époque. »

Quelques élus socialistes, troublés eux aussi par la perspective d'une centrale à gaz, ne cachent pas leur intérêt. Reste toutefois, selon eux, à chiffrer le coût d'un tel investissement. « Le projet mérite d'être étudié », déclare le député PS, Jean Gaubert, président du syndicat d'électrification des Côtes-d'Armor.

Au conseil régional, Europe Écologie-Les Verts et UDB demandent « un moratoire sur Guipavas en attendant les résultats d'une étude de faisabilité sur Guerlédan ».

 

http://www.udb-bzh.net/spip.php?article1224

Extrait :

 

Il s'agit en fait d'une installation de stockage d'énergie constituée en période creuse afin de pouvoir en disposer durant les pics de consommation très localisés durant la journée. Le cycle de recharge dure 5h20 et la restitutiond'énergie peut ensuite s'étaler pendant 4 heures, ce qui autorise deux cyclespar tranche de 24h.

La puissance installée prévue est de 700 MW (méga watt) que l'on peut utilement comparer aux 450 MW de la centrale au gaz de Guipavas prévue dans le pacte électrique breton.


 

Dans le premier cas on stocke de l'énergie peu chère, habituellement bradée dans les pays européens aux heures creuses, ce qui éviterait de leur racheter de l'électricité à prix exorbitant aux heures pleines. Dans le second cas il faut construire une centrale au gaz (classée Seveso) pour un coût de 350 millions d'euro, et consommer du gaz (ressource non renouvelable, importée à 97% et génératrice de CO2 et de polluants chimiques à la combustion) pendant les pics de consommation (quelques jours en hiver). Du gaz dont la moitié de ce qui serait brûlé à Guipavas pour y produire de l'électricité destinée à chauffer des logements (!) serait purement et simplement gaspillé puisque le rendement énergétique d'une centrale électrique au gaz à cycle combiné n'est que de 50% : autrement dit la moitié du gaz consommé dans cette centrale ne servirait qu'à chauffer les oiseaux !

L'argument avancé par les contradicteurs de ce projet selon lequel l'électricité utilisée en heures creuses pour pomper l'eau du lac et remplir la réserve collinaire serait d'origine nucléaire ne tient pas, du moins s'ils croient sincèrement au potentiel de l'éolien offshore en Bretagne et veulent sa mise en place parallèlement à la construction d'une STEP à Guerlédan, ce qui est aussi notre cas.

Ce projet de STEP mérite mieux qu'un simple rejet de la majorité au conseil régional. Dans une véritable démocratie, le choix doit être proposé à la population concernée après information et débat public.

 

Cela peut soulever nombres de questions bien sur, la première qui me vient à l'esprit, est de ma demander si le "Lac de Guerlédan" serait vraiment propice, si les installations éventuelles requisent ne généreraient pas trop d'incidences négatives environnementales, car il y en a toujours.
J'espère en apprendre plus sur ce "projet ressorti des cartons" prochainement, et suivre ce sujet, car il va être fort révélateur !.

Je vais en finir par une question, reflexion, indignation, qui pourrait bien devenir récurante sur ce blog, tant je suis surpris qu'on ne s'en serve pas !.
QUE FAIT-ON DE LA "CONVENTION D'AARHUS" ?
Extrait :

Toute personne a le droit d’être informée, de s’impliquer dans les décisions et d’exercer des recours en matière d’environnement. Tel est, en résumé, le contenu de la Convention d’Aarhus. Ce texte essentiel contribue à créer la confiance du citoyen envers ses institutions et, plus largement, leur fonctionnement démocratique. En offrant au citoyen une place dans les débats environnementaux, elle rencontre les exigences de transparence et de proximité, synonymes de bonne gouvernance publique.

 

 

Une Convention, trois leviers de démocratie  

La Convention d’Aarhus consacre trois droits fondamentaux pour les citoyens et les associations qui les représentent :

 Elle traite par ailleurs de manière spécifique de deux enjeux majeurs en matière de transparence :

Adoptée le 25 juin 1998 par la Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-NU), la convention est entrée en vigueur le 30 octobre 2001. 
La France a ratifié la Convention d'Aarhus le 8 juillet 2002. Elle est entrée en vigueur le 6 octobre 2002 (voir loi n° 2002-285 du 28 février 2002 autorisant l’approbation de la Convention d’Aarhus et décret n° 2002-1187 du 12 septembre 2002 portant publication de la Convention d’Aarhus). 

 

 

N'AVONS NOUS PAS Là "L'OUTIL" POURQUOI NE NOUS EN SERVONT NOUS PAS ?.
FAISONS Là APPLIQUER !. 

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