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Aux arbres citoyens ! enracinons le monde.

Reforestons, ici, là-bas, partout !.

Mais surtout soutenons toute forme d'action qui peut aider à enrayer la déforestation, car un arbre planté, c'est bien, mais un arbre qui n'est pas abattu, c'est bien mieux !.

Pour un avenir "durable" (j'ai de plus en plus de mal à utiliser ce terme, tant il est maintenant galvaudé)," vivable", l'une des priorités à l'échelle de la planète est le combat contre la déforestation.

Avant que le rapport final ne soit connu, la FAO, communique déjà un "état des lieux" préfigurant ce que seront les conclusions données à l' "Evaluation des ressources forestières mondiales 2010", qu'elle à menée, depuis un précédent rapport car depuis 1946, la FAO coordonne les évaluations des ressources forestières mondiales qui ont lieu tous les cinq à dix ans.

http://www.fao.org/forestry/fra/fra2010/fr/

Extrait :

"La FAO a oeuvré de près, de concert avec les pays et des spécialistes, à la conception et la mise en oeuvre de FRA 2010 – par le biais de contacts réguliers, de consultations d’experts, de formations destinées aux correspondants nationaux et de dix ateliers régionaux et sous‑régionaux. Plus de 900 collaborateurs ont été impliqués, dont 178 correspondants nationaux officiellement désignés et leurs équipes.
Il s’agit d’un véritable partenariat mondial résultant en données plus satisfaisantes sur les forêts du monde et la foresterie, un processus d’établissement des rapports plus transparent et une meilleure capacité d’analyser les données et de les communiquer.
Le rapport principal sera distribué en octobre 2010."

http://www.fao.org/news/story/fr/item/40893/icode/

"Pour la première fois, nous sommes en mesure de montrer que le taux mondial de déforestation a régressé grâce à des efforts déployés de façon concertée, aussi bien sur le plan local qu'international", indique Eduardo Rojas, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts. Les pays ont non seulement amélioré leurs politiques et législations forestières, mais ils ont aussi assigné l'utilisation de forêts aux communautés locales et aux populations autochtones, ainsi qu'à la conservation de la biodiversité et autres fonctions environnementales. Il s'agit là d'un message particulièrement encourageant pour 2010 - l'Année internationale de la biodiversité. "Le taux de déforestation demeure toutefois très élevé dans de nombreux pays et les superficies de forêts primaires - les forêts non perturbées par l'activité humaine - continuent à diminuer. Ces pays doivent par conséquent redoubler d'efforts pour une meilleure conservation et gestion'', ajoute-t-il."

 

Alors bien sur vu comme cela la situation peut paraître plutôt rassurante, mais rien n'est moins sûr malheureusement.

Cette tendance n'est probablement que "passagère", la FAO elle même le souligne, dans ce même article :

 "Mais nous devons regarder vers l'avenir car les grands programmes de plantation en Chine, Inde et Viet Nam, représentant l'essentiel des gains récents de terres boisées, devraient s'achever en 2020. Cela signifie que nous disposons d'une petite fenêtre d'opportunité pour mettre en place des mesures efficaces et permanentes de réduction des taux actuels de déforestation et de dégradation des forêts. Faute de quoi, nous risquons d'assister au brusque retour des taux élevés de pertes nettes de forêts et des émissions de carbone forestier des années 90", ajoute-t-elle"

 

Un système d'incitation financière à même été imaginé par l'ONU auquel on a donné le nom de "REDD" pour :  "Reducing emissions from deforestation and forest degradation"

http://fr.wikipedia.org/wiki/REDD

http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&ArticleID=5930&l=fr

 

Malheureusement ce système peut induire de graves menaces, pour peu qu'il ne soit pas bien orienté, des questionnement se sont rapidement imposés :

http://www.climatefrontlines.org/fr/node/171

Extrait :

"Si les gouvernements estiment que les pratiques forestières locales contribuent au stockage du carbone, le plan REDD pourrait offrir un soutien politique et financier aux peuples autochtones: « Si l'on aménage la réduction de la déforestation de manière cohérente avec les intérêts autochtones, celle-ci pourrait favoriser la préservation de la biodiversité végétale et animale, garantir la protection des terres et des moyens de subsistance autochtones et enfin servir les cultures et les communautés de peuples autochtones ou de ceux qui habitent les forêts».3

Cependant, les peuples autochtones et d'autres observateurs ont aussi exprimé leurs inquiétudes envers d'éventuelles répercussions négatives. Si l'on attribue aux forêts une valeur financière sous le programme REDD, nombreux sont ceux qui redoutent l'émergence de nouveaux conflits parmi les communautés autochtones et locales autant qu'entre elles et l'Etat 4 car les droits fonciers ne sont pas toujours clairement définis et le pouvoir de décision reste très hiérarchisé. Les mécanismes de REDD risquent d'écarter les populations locales des procédés de mise en œuvre et de partage des bénéfices, voire de les expulser de leurs propres territoires : « La valeur financière accrue accordée aux ressources des forêts existantes et nouvelles ouvre la voie à la corruption dans des pays où elle est chose commune dans le secteur forestier. La planification centralisée (…), par laquelle le gouvernement national crée des plans, reçoit des paiements et débourse les nouveaux fonds, ne fait qu'accroître la marginalisation des peuples de la forêt ".

  http://www.scidev.net/fr/climate-change-and-energy/reducing-forest-emissions/opinions/les-promesses-et-les-dangers-du-redd.html

Extrait :

"Ainsi, la proposition du REDD qui fait actuellement des émules est l'idée d'inclure les forêts dans les marchés de carbone. Des efforts pour réduire la déforestation généreraient des crédits compensatoires qui pourraient être vendus aux pays et sociétés industrialisés. Mais selon ce schéma, une forêt ne serait protégée que si une société dans un pays industrialisé continuait à polluer – ce qui n'aboutirait à aucun bénéfice climatique net.

Lord Nicholas Stern et d'autres économistes soutiennent  qu'un prix solide et stable du carbone constituerait la meilleure façon de réduire les émissions de ce gaz. Mais un récent rapport commandé par Greenpeace a  montré que l'inclusion des crédits compensatoires du REDD dans les marchés du carbone pourrait faire chuter le prix du carbone de plus de 75 pour cent, réduisant ainsi de manière significative les motivations à investir dans des énergies propres et renouvelables aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Le rapport explique la façon dont une telle initiative pourrait "verrouiller" les technologies sales, rendant les réductions nécessaires è la conservation d'un seuil  en deçà des deux degrés plus coûteuses et plus difficiles à atteindre".

 

Qui seront donc les gagnants dans ces orientations, les peuples des pays du Sud ne doivent pas être oubliés et spoliées.

 http://www.zero-deforestation.org/contribution-REDD-des-peuples-autochtones-au-ralentissement-du-changement-climatique.php

Extrait :

 "Il est à s’inquiéter que les peuples autochtones soient mis à l’écart de ses aides qui arriveront en priorité sur le front de colonisation, délaissant les grandes extensions de forêts qu’ils ont toujours su préserver depuis des milliers d’années. L’exemple nous est donné par l’Equateur qui vient de lancer fin 2008, le Sociobosque, un programme novateur de « Réserves Forestières Sociales », à financer par la REDD, qui se propose de rémunérer les propriétaires fonciers à hauteur de 30 USD/an/hectare s’ils s’engagent à converser leur forêt intacte. Déjà le gouvernement a annoncé qu’il ne prendrait en compte que 10 % au maximum des territoires autochtones et à hauteur de seulement 3 USD/an/hectare…
Le cas des Indiens Shiwiar d’Equateur est exemplaire à cet égard : 1.200 indiens propriétaires de 210.000 hectares de forêts primaires dont le niveau de vie est très inférieur à la moyenne régionale. Ils ne recevront que 63.000 USD/an (s’ils sont retenus !), soit à peine 52 dollars par habitant et par an, alors que les propriétaires de petites parcelles de forêt de 20 hectares pourront toucher 600 USD/an d’indemnisation, soit 50 % de leurs revenus, un chiffre insuffisant pour garantir la conservation réelle de ces morceaux de forêts, perdus au milieu des surfaces agricoles.
En fait, l’économie totale des 1.200 Shiwiar est estimée à 410.000 USD/an incluant toutes les aides de l’Etat sous différentes formes et tous les projets d’aides au développement sur leur territoire, soit 2 USD/hectare/an, un chiffre dix fois inférieur au coût de la déforestation évitée précédemment cité. Dans ce cas précis et à l’inverse de ce qui est fait, il serait possible de subventionner une forêt ancienne, grande comme la totalité de l’agglomération parisienne à moindre coût, tout en assurant à ses habitants ancestraux un revenu convenable. Reste que les critères actuels de la déforestation sont jugés par rapport au front de colonisation et non en forêt profonde, ce qui pénalise les Indiens".

 

La vigilance est donc de mise, car le "marché carbonne", c'est un "marché", et comme pour tous les autres, il est déjà en proie aux spéculations, pour l'univers financier, tout est bon, au mépris des enjeux climatiques et humains.

 

Une pétition de "greenpeace" est en ligne, je vous invite à participer :

http://www.greenpeace.fr/zero-deforestation/index.php

 

Chaque arbre planté c'est un peu de terre enracinée, alors dès que c'est possible, plantons, et aidons à maintenir les arbres debout !.

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