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OGM : on peut en créer par différentes méthodes, certaines sont légèrement encadrées, d'autres pas du tout !

Le fossé entre la science et les législation se creuse, avant même que certaines manipulations du vivant n'aient pû être, estimées, étudiées, pesées, encadrées, d'autres sont misent en oeuvre, qui se trouvent alors sans contraintes, sans réglementations.

Si le but d'obtenir des variétés résistantes à la sécherresse par exemple, ou permettant d'obtenir de meilleurs rendements, peut paraître acceptable, et légitime, la question qui se pose alors dans ce domaine là comme dans tous les autres, est pour moi la suivante, peut-on s'autoriser n'importe quel moyen pour y parvenir ?

Mais en fait la question qui se pose sans doute prioritairement est plutôt la suivante, quel est vraiment le but que veulent atteindre ces semenciers ?

En effet je crains vraiment que leurs intentions réelles aient pris un autre chemin que celui du bien être des humains et de la terre, et que leur objectif premier soit maintenant de détenir la privation totale de l'ensemble des organismes vivants.

Brevetages, accaparations, mains mises, appropriations, peut-être plus encore que les risques sanitaires, cette volonté de se rendre maître et possesseur est le danger le plus redoutable, les semences ne vont bientôt plus être accessibles si on les laisse faire, et cette machination est déjà en route, l'exemple de "kokopeli" en est la preuve flagrante.

Les OGM ont mauvaises opinions, qu'à cela ne tienne, on va s'y prendre autrement, on va contourner l'obstacle :

http://www.infogm.org/spip.php?article4754

Extrait :

 Les avantages de ces techniques ?« Elles permettent de générer des modifications précises du génome des plantes, de manière pratique et non coûteuse en temps » selon Vipula Shukla de l’entreprise Dow Agrosciences [6]. Elles permettent surtout d’échapper, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, à la législation sur les OGM. En Europe, car si la mutagenèse conduit bien à des OGM, elle est spécifiquement exclue du champ d’application de la législation sur les OGM ; et aux Etats-Unis, car le ministère états-unien à l’Agriculture a, en ce sens, rédigé une lettre en 2004 dans laquelle il estime « ne pas avoir les compétences pour réguler les techniques de mutagenèse comme celle de Cibus » [7]… Toujours est-il que la technologie de Cibus intéresse d’autres entreprises. Pour preuve, l’accord signé en juillet 2010 entre BASF et Cibus afin d’introduire dans des variétés de colza et de canola de BASF, une propriété de tolérance d’herbicides de BASF par la technique de Cibus [8]. A noter que la résistance aux herbicides ainsi obtenue ne résout pas un des problèmes majeurs générés par les PGM résistantes aux herbicides : leur invasion dans l’environnement [9]. Bien au contraire, en augmentant le nombre de ces plantes résistantes, PGM ou mutées, les chercheurs vont le renforcer.(...)du côté des entreprises, le dépôt des brevets a, lui, bel et bien commencé. Le 1er novembre 2010, l’entreprise BASF Plant Science a annoncé la signature d’un accord de partenariat avec l’entreprise Precision BioSciences Inc. [11]. Cet accord va conduire les deux entreprises à mettre au point des plantes mutées selon une technique apportée par Precision BioSciences Inc., utilisant des méganucléases. Ces dernières, en coupant le génome d’une plante à un endroit très précis, permettent d’y introduire une mutation ou un gène spécifique, voire de retirer un gène entier. Cet accord de coopération entre deux entreprises, l’une, BASF, apportant l’accès au marché et les ressources végétales qu’elle possède, et l’autre, Precision BioSciences, apportant sa technique brevetée, débouchera sur des variétés de plantes que les entreprises auront bien évidemment protégées par des droits de propriété industrielle. 

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