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Aucune technique n'est absolument sûre, Shell en fait les frais !

De la même manière qu'aucun être humain n'est infaillible, aucune technique n'est absolument sûre, le nombre de paramètres incalculables et imprévisibles qu'il faudraient pouvoir orchestrer pour parvenir à une réelle "maîtrise" est tel qu'elle est inatteignable, quelques soient les efforts et les moyens que l'on peut mettre en oeuvre pour y parvenir, et ce quelque soit la prétention de ceux qui affirmerons y parvenir, les risques sont tellement divers et variés qu'ils dépassent de loin tout ce qui est envisageable et calculable.

Shell qui a dû pourtant tout mettre en oeuvre pour parvenir à ses fins ne pourra pas prétendre le contraire.

Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec ce que sont mes motivations, et que je voudrais voir mis en avant, c'est à dire les risques environnementaux, Shell a un impératif primordiale et majeur, une priorité absolu c'est de ne pas perdre d'argent.

Il lui faut pour cela maîtriser ses techniques, et à cette fin cette sociéte fait très certainement tout ce qu'il faut pour y parvenir, et bien cela ne suffit pas toujours, pour preuve :

a look

 http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202271470221-shell-repousse-ses-forages-en-alaska-a-2013-362836.php

Extrait :

Shell accumule les déceptions en Alaska. Après avoir interrompu un forage la semaine dernière afin d'éviter un choc avec la banquise, le pétrolier anglo-néerlandais a fini par repousser son programme d'exploration à 2013, après que le système « anti-marée noire » indispensable à la conduite des opérations a été endommagé lors d'un test d'homologation.

Installé sur le navire du groupe « Artic Discover », le système, un « dôme d'endiguement », est censé empêcher toute fuite de pétrole en eaux profondes. Il est nécessaire à l'obtention des autorisations de forages sur la zone. Du coup, Shell n'aura pas le temps de forer suffisamment pour atteindre les réservoirs de pétrole visés avant que les glaces n'empêchent le travail. Le groupe va donc se contenter de forer le plus grand nombre possible de têtes de puits. Il les refermera ensuite à la fin de la saison, avant de reprendre les opérations en 2013.

 

Imaginons un instant que cette casse ai eu lieu plus tard, une fois le forage en cours !

Que va-t'on évoquer comme explication, pour nous dire ensuite que la prochaine fois il n'y aura pas de risque, ou disont que ce risque est "maîtrisé, ne va-t-on pas même se servir de cet épisode, pour nous dire "voyez, nous sommes sérieux, nous avons détecté le problème avant la mise en production"

On peut aussi envisager que pour faire des économies d'investissement, les meilleurs techniques, ou les meilleurs produits n'ont peut-être pas été utilisé, ou dans des délais inappropriés, comme cela à été révélé dans de nombreux cas et à de nombreuses reprises, pour des accidents majeurs dans diverses industries précédemment, ce qui est bien sûr possible, mais j'ai peine à croire, que ces précédentes expériences malheureuses n'aient pas servi de leçon, et je pense donc que les industriels sont de plus en plus sérieux, c'est en tout cas dans leur propre intérêt.

La question est donc de déterminer juqu'où on considère le "risque" acceptable, le risque de marée noire en Arctique est-il acceptable ?

À cette question je répond non.

Je pourrais ici commencer une liste effrayante de "risques" qui sont pris dans diverses industries, mais à quoi bon !

Le crédo qui justifie qu'on passe outre dit que si on s'arrête à ça on ne fait rien, certes !

Mais jusqu'à quelle limite ? 

 

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