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Alimentation mondiale, il y a le monde des décideurs, et il y a le vrai monde !

Concilier l'inconsiliable, réguler l'irrégulable, produire l'improduisible, il faut y-a qu'à !

La haut, dans les grands palais ont prend les grandes décisions, le monde d'ici manie des chiffres, avec des zéro à rallonges, des perspectives avec de belles courbes affinés par les lobbiestes du productivisme forcené générateurs de dividendes.

Ils ont donc "décidé" qu'il allait falloir augmenter de 70% la production alimentaire mondiale d'ici à 2050, bon ben maintenant que c'est décidé, y-a qu'à !

http://www.agrisalon.com/fr/permalien/article/5960064/Les-dirigeants-s-engagent-a-augmenter-la-productivite-agricole.html

Extrait :

Les pays du G20 s'engagent à « augmenter durablement la production et la productivité agricole » et à renforcer, sur le principe, la transparence des marchés des matières premières agricoles, selon un projet de communiqué final du sommet de Cannes, qui se termine vendredi.

« Nous nous engageons à augmenter durablement la production et la productivité agricoles. Pour nourrir une population mondiale qui devrait atteindre plus de 9 milliards de personnes d'ici à 2050, il est estimé qu'une augmentation de 70 % de la production agricole sera nécessaire sur la même période », indique ce document provisoire rendu public de source européenne. « Nous nous accordons pour investir davantage dans l'agriculture », poursuit le projet de communiqué final de la réunion de Cannes.

Limiter la volatilité des prix

Selon ce document, les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt pays les plus riches du monde s'engagent également à améliorer la régulation des marchés des matières premières agricoles, afin de limiter la très grande volatilité des prix, sans toutefois s'accorder sur des mesures obligatoires. « Nous convenons que les régulateurs de marché doivent être dotés de réels pouvoirs d'intervention pour prévenir les abus de marché. En particulier, ils devraient, entre autres pouvoirs d'intervention, disposer et faire usage de leurs pouvoirs de contrôle des positions, y compris établir des limites de position ex ante en tant que de besoin », indique le texte.

Plus bas, loin des palais, là où la terre fait son oeuvre, qui consiste à faire germer les graines et semences, la production bas des reccords, seulement pas dans le bon sens, en tout cas pas dans le sens qu'on décidé les décideurs.

Au niveau de la terre, celle qui se réchauffe, le bon sens, ne prend pas la même direction, il est conditionné, par ce que la nature, peut réellement produire, et là, ce qu'on peut décider, c'est juste de l'admettre, ou pas ! 

La vérité, loin des grands palais, en voici un exemple, et je suis certains qu'il peut-être etayé par un grand nombre d'autres :

http://www.sudouest.fr/2011/10/20/l-impossible-partage-de-l-eau-531367-706.php

Extraits :

Année record. 2011 a été très sec, trop sec en Charente-Maritime. De mémoire de météorologiste, printemps et été n'ont jamais été aussi peu pluvieux à La Rochelle et Jonzac. En attestent les relevés, éloquents, de Météo France depuis leur création en 1955 et 1969 (lire ci-dessous).

Le pire, c'est que ce n'est pas un épiphénomène. « 2003, 2005, 2006, 2009, 2010… Et maintenant 2011 ». Luc Servant, président de la chambre d'agriculture, égrène la funeste litanie des années sans pluie. « En blé, pois et orge, ce sont les plus mauvais rendements depuis trente ans.(...)

Déficit pluviométrique, températures anormalement élevées, niveaux des nappes et débit des rivières poussent en effet la préfecture à agir tôt, très tôt. En filigrane de cette décision, il y a aussi l'Union européenne. D'ici 2015, dans le cadre de la Directive européenne sur l'eau, les États-membres ont l'obligation de résorber le déficit entre la ressource et les prélèvements.

« L'administration joue le principe de précaution à fond. Mais si le maïs stresse au départ, il bloque à 50 cm et ne bouge plus, explique Jean-Jacques Gaucher, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) de la Charente-Maritime. On avait donné la consigne de ne pas respecter les arrêtés. Cela a permis de ne perdre que 15 à 20 quintaux par hectare contre 60 par ailleurs. »

Urgence du terrain contre vision à long terme de l'administration. Survie au quotidien de son pré carré contre réglementation garante d'un avenir collectif. « Des interdictions tôt dans la saison, c'était une position courageuse. Mais les arrêtés n'ont pas été tenus. Il y a eu trop de dérogations.(...)

Où donc trouver cette eau qui manque cruellement à tous ? « En créant des réserves pour stocker l'eau hivernale. Beaucoup de projets sont dans les tuyaux depuis dix ans mais stoppés par les recours administratifs des associations de protection de l'environnement », souligne le président de la chambre d'agriculture. Les pêcheurs n'y sont pas opposés mais restent dubitatifs. Certains conchyliculteurs se prononcent pour la remise en fonction des marais, « comme c'était il y a trente ans. Il suffit de remettre le réseau hydraulique en état. On gagnerait quatre millions de mètres cubes », assure Michel Grasset.

Désaccords sur les besoins de chacun, sur les solutions… Seul point de convergence de tous les acteurs : la nécessité d'anticiper dès aujourd'hui la prochaine sécheresse, toujours plus fréquente et toujours plus longue.(...)

Depuis que les relevés de MétéoFrance existent - 1955 pour La Rochelle, 1969 pour Jonzac -, printemps et été n'ont jamais été aussi secs.

La vie dans les palais aurait-elle tendance à tordre un peu les réalités !?

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