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Agriculteur, protégez-vous mieux des pesticides ! Ou mieux bannissez-les !

Les produits phytosanitaires nous trompent, les avantages qu'ils semblent apporter à court terme, et en vue d'une maîtrise des risques de maladies ou de lutte contre les prédateurs, se retournent contre nous à long terme, sur le plan de la santé tout particulièrement, la notre en générale en tant que consommateur, celle de la terre, et en premier de lieux celle des agriculteurs qui les manipulent et les utilises régulièrement et fréquemment.

Ce ne sont pas leurs seuls méfaits, mais je m'en tiendrais pour ce billet à cette seule problématique.

L'alerte est donné depuis déjà bien longtemps par des chercheurs, des scientifiques, des agriculteurs directement touchés dans leur chair, des défenseurs de l'environnement, des écologistes, vous savez tous ces gens là à qui ont prête souvent la machiavélique intention de distiller la peur, de vouloir empêcher le monde de "progresser" en rond !

C'est au tour du Sénat de prendre conscience de la situation, au travers d'un rapport, dont les constats sont alarmant, oui les produits phytosanitaires sont dommageables pour la santé, oui il faut en réduire l'utilisation, oui il faut s'en protéger davantage.

Oui les risques pour la santé sont sous-évalués :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticides-risques-sante-rapport-mission-information-Senat-16877.php4#xtor=ES-6

Extrait :

La mission commune d'information sur les pesticides et leur impact sur la santé, présidée par Sophie Primas (UMP – Yvelines) et dont le rapporteur est Nicole Bonnefoy (Soc. – Charente), a rendu public aujourd'hui son rapport sur les pesticides et la santé. La mission, constituée de 27 sénateurs représentant tous les groupes politiques, a procédé à 95 auditions et entendu 205 personnes. "Nous avons fait fi des a priori", estime Sophie Primas pour aboutir à un "rapport équilibré". Une étude votée à l'unanimité, qui propose une centaine de recommandations qui vont d'un contrôle de validité des autorisations de mise sur le marché à une modification des pratiques agricoles, en passant par une meilleure prévention des risques d'exposition professionnelle.

Une certaine "omerta" dans le secteur agricole

Que dit ce rapport ? Il fait le constat d'une situation peu satisfaisante. Premièrement, les dangers et les risques des pesticides pour la santé sont sous-évalués. Sophie Primas parle d'une certaine "omerta" ou, tout du moins, d'une non-prise de conscience qui régnait dans le monde agricole mais qui est en train de se lever. Nicole Bonnefoy se dit d'ailleurs frappée par le contraste entre les précautions prises par les industriels qui fabriquent ces substances et la réalité des pratiques agricoles.

Un rapport du Sénat dénonce la sous-évaluation des risques liés aux pesticides

Suite à ce rapport, une centaine de recommandations sont formulés, qui peuvent être résumées par cet autre extrait :

Réorienter l'agriculture, renforcer la formation et la recherche

Dernier constat, celui de la nécessité de renforcer le plan Ecophyto. Alors qu'il vise à réduire de 50% la quantité de pesticides utilisés en France à l'horizon 2018, l'utilisation de pesticides a augmenté de 2,5% en 2011. Pour remédier à cela, la sénatrice Bernadette Bourzai (Soc. – Corrèze) préconise d'accélérer la mise en place des outils existants mais aussi, plus novateur, de cibler les régions et les secteurs de production les plus consommateurs, c'est-à-dire les vignes, l'arboriculture et les cultures maraîchères.

Parmi les recommandations, on peut noter les suivantes : ne traiter que les zones infectées des cultures, mettre fin aux dérogations à l'interdiction d'épandage aérien des pesticides, mais aussi… une disposition relative aux cahiers des charges de l'agro-alimentaire qui prévoirait que "toute clause relative à la liste et aux quantités des pesticides à utiliser [serait] réputée non écrite".

Chantier de plus long terme, il s'agit plus fondamentalement de réorienter l'agriculture : respect des principes de base de l'agronomie, diversification des cultures, maintien de la qualité des sols, agroforesterie, rotations des cultures, cultures bio, recours aux préparations naturelles peu préoccupantes(PNPP)…

En clair inverser complètement la tendance actuelle, celle de la culture intensive à outrance, celle de l'uniformisation des cultures, celle de l'unicité des variétés cultivées, il faut changer de modèle, ni plus ni moins, comment faudra-t'il le dire, si même les milieux politiques en sont maintenant à accepter l'état de lieux, qui voudrait encore poursuivre dans cette voie, on se le demande, et pourtant !

Il y en a encore pour s'arcbouter au péril de leurs santé, au prix de la santé de leurs descendants, de la santé de la nature, de notre santé. Et dire que le principe de précaution est présenté par certains comme une abbération qu'il faudrait éradiquer, au prétexte que ce principe freine trop "le développement", n'avons nous pas là plutôt la preuve que ce principe s'il avait été plus présent, mieux utilisé, aurait peut-être évité la situation désastreuse dans laquelle nous nous trouvons maintenant, et dont nous commençont seulement à comprendre les effets si néfastes, et parfois irréversibles déjà engagés.

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