Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Acidification des océans = CO2 + nitrates + phosphates + réchauffement climatique, l'addition de l'horreur !.

On savait déjà que l'accumulation de l'addition de nitrates et de phosphates favorisait l'expansion d'algues diversent, notamment en Bretagne qui est une région d'élevages intensifs qui sont les vecteurs 'principaux' de ces productions massives de nitrates et de phosphates.

Ceci n'a pas empêché le gouvernement précédent de modifier les règles d'épandages, favorisant finalement l'épandage de ces produits néfastes pour l'environnement proche et nous le verrons ici beaucoup plus lointain également. Ces nouvelles règles auxquels le présent gouvernement ne semble pas vouloir s'attaquer ont au moins deux impacts pervers, le premiers est simple à comprendre, on augmente les possibilités d'épandage en effectuant dorénavant le calcul des possibilités sur une plus grande surface qu'auparavant, la seconde est plus pernicieuse, elle contrarie les meilleures pratiques que sont les élevages en paturages, mais favorisent les élevages plus intensifs hors-sol pour une raison peu évidente, mais pourtant avérée, l'émission de rejets azotés est moindre par vache lorsque celle-ci est nourri en matière sèche.

Il est donc maintenant plus facile de faire de l'élevage intensif avec de la nourriture importée, avec ce que cela sous-entend comme incidences négatives, production de CO2 supérieure, traces d'OGM possible, que de faire du système autonome basé sur l'herbe, c'est juste complétement inverse à ce que devraient être les bonnes pratiques !

Est-il nécessaire de rappeler que la France est déjà condamnée par l'Europe pour ces rejets azotés trop élevés, où est la logique là dedans ?

Cette situation en l'état est déjà totalement absurde et néfaste, et ce qu'on savait déjà était déjà suffisant pour considérer qu'il faut changer ce système au plus vite :

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Les-changements-de-la-Directive-nitrates-_3640-2116555_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

Extrait :

Mauvais signal

« Faut-il enfermer nos vaches ? », tonne Charles Deparis, producteur de lait au Breuil à Bellou-en-Houlme, (Orne). Président de l'organisme de défense et de gestion du Pont-l'Évêque AOP, il ne décolère pas : « Nos vaches, de plus en plus Normandes, pâturent six mois minimum. Pour un hectare de maïs, nos fermes doivent avoir 2 hectares d'herbe, etc. Ces nouvelles normes sont un mauvais signal pour les producteurs qui veulent rejoindre les productions en AOP. »

Réduction des intrants

Les programmes de réhabilitation des cours d'eau sont compromis. Stéphane Péron, animateur du bassin-versant de la Rouvre dans l'Orne, pour le syndicat de production d'eau potable du Houlme, remarque :« Engagé depuis 2007, le programme financé par l'agence de l'eau vise une réduction globale des intrants. Nous faisons la chasse aux nitrates et plus encore aux pesticides. Les systèmes autonomes basés sur l'herbe, contractualisés avec lesCivam (Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural) sont efficaces. Ils sont remis en cause par ces nouvelles normes. »

Voilà qu'une autre découverte vient ajouter à cette situation déjà aberrante :

a look

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/acidification-des-ocacans-nitrates-et-phosphates-sont-aussi-en-cause_41460/

Extrait :

Une seconde cause environnementale sous-estimée entrerait également en jeu : l’eutrophisation. D’importantes quantités de nutriments, principalement des phosphates et des nitrates, arrivent en continu dans les mers et océans du globe et peuvent, le cas échéant, provoquer des efflorescences algales. Problème, le phytoplancton ou les macroalgues non dispersés par des courants, ou non consommés par d’autres organismes, finissent par mourir et couler au fond. Ils sont alors décomposés par des bactéries consommant de l’oxygène. Le milieu devient hypoxique. Ce n’est pas tout, ces êtres produisent également du sulfure d'hydrogène (SH2), du méthane (CH4), de l'ammoniac (NH3) et surtout du… dioxyde de carbone (CO2).

D’après une étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology, ce paramètre ne serait pas à négliger. En combinant ses effets avec ceux du CO2 d’origine atmosphérique, cette source de pollution accélérerait considérablement l’acidification des eaux côtières. Ces travaux de recherche ont été menés par William Sunda du Center for Coastal Fisheries and Habitat Research (CCFHR) de la Noaa et Wei-jun Cai de l’University of Georgia.

Carte présentant les variations du pH dans les océans depuis l’ère préindustrielle (1700) jusqu’aux années 1990. Globalement, ce paramètre a sans cesse diminué, traduisant ainsi une acidification de l’eau de mer.
Carte présentant les variations du pH dans les océans depuis l’ère préindustrielle (1700) jusqu’aux années 1990. Globalement, ce paramètre a sans cesse diminué, traduisant ainsi une acidification de l’eau de mer. © Plumbago,Wikimedia common, CC by-sa 3.0

Pourrait-on faire plus mauvaise addition, pour impacter négativement et durablement l'environnement proche et lointain, tant dans l'espace que dans le temps, je ne crois pas.

Quand il faudrait réduire, on favorise l'expansion, c'est d'ailleurs tout aussi vrai pour ce qui est du modèle globale auquel ont veut nous faire adhérer, et que l'on veut nous imposer, toujours croître, toujours plus, alors qu'il nous faudrait redécouvrir la sobriété et le moindre impact, c'est bien toute notre vision sociétale qui doit changer, mais pour cela il faudrait sortir du libéralisme financier forcené, et on en prend pas le chemin.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article