Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Abandon des projets de captage et stockage du CO2.

Les uns après les autres les projets CSC de captage et stockage du CO2 ont été abandonné pour diverses raisons dont la principale est financière, en effet le trop faible prix officiel d'achat du CO2 rend ces projets insolvables.

Mais ce n'est pas la seule raison, trop d'incertitudes techniques, et aussi des recherches prouvant la dangerosité potentielle des captages à long terme.

Les craintes étaient donc bien justifiés, cela ne veut pas dire que tout est abandonné, mais dans l'état actuel des choses, peresonnes n'est en mesure de financer de tels projet, et de garantir qu'il puissent être sans danger.

Comme on peut le voir sur 'wikipédia' certains captages sont en cours, espéront qu'ils ne fuiront pas :

a look

http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9questration_g%C3%A9ologique_du_dioxyde_de_carbone 

Je n'ai pas trouvé d'infos plus récentes qui apporteraient un démenti à ce qui est affirmé dans l'article du 'Monde' qui va suivre, et je pense que si certains projets étaient malgré tout conservés, et mis en œuvre, l'information aurait été de nature à être mise en avant et commenté, or cela ne semble pas être la cas, voici donc ce qui semble bien être l'état actuel des choses à ce sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/07/pourquoi-les-projets-de-captage-de-co2-ont-ete-abandonnes-en-europe_1801705_3244.html

Extraits :

L'Europe semble avoir perdu l'un des moyens les plus prometteurs à sa disposition pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Tous les projets de captage et de stockage du dioxyde de carbone (CSC) qui étaient en lice cette année pour obtenir des financements européens sont abandonnés, ont en effet affirmé à l'AFP, jeudi 6 décembre, des sources communautaires.

"Les espoirs de l'Europe de devenir un leader mondial dans le développement d'une technologie-clé afin de lutter contre le réchauffement climatique ont été déçus", déplore le député libéral britannique Chris Davies, interrogé par l'agence de presse. (...) Aujourd'hui, les systèmes de CSC en expérimentation dans l'Union ne sont en effet pas encore parvenus à maîtriser les risques liés au stockage du CO2, gaz corrosif et toxique. Le 20 novembre, une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques mettait notamment en évidence la possible "remobilisation de métaux lourds en sous-sol" (arsenic, plomb, zinc, cuivre, uranium...) (...) Mais surtout, le principal problème de cette technologie réside dans son financement, extrêmement coûteux. "Il faut compter 1 milliard de dollars d'investissement pour le captage et plusieurs centaines de millions pour le stockage, en fonction du nombre de puits, assure Hervé Quinquis, chargé destechnologies de captage-stockage du CO2 à l'Institut français du pétrole. Par la suite, pour les centrales électriques au charbon, les industriels doivent prévoir un surcoût de 40 % à 60 % du prix du mégawattheure."

"Sans véritable mesure incitative de la part des Etats, comme un prix d'achat minimum de l'électricité produite, les procédés de CSC n'auront pas de sens économiquement pour les industriels", poursuit l'expert. 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article