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Plan National de Gestion des Déchets et Matières Radioactifs (PNGMDR), droit dans ses bottes sans faire de bruit, le gouvernement garde le cap nucléaire, c'est chaud !

Que faudra-t-il donc comme autre catastrophe pour que les décideurs français, dopés à l'électricité et la bombe nucléaire, se confrontent à la réalité ?

Quand tout concoure à reconnaître la nécessité d'une politique de désengagement, tant dans le domaine militaire pour en finir avec les armements et les munitions nucléaires que dans la production d'électricité au moyen de centrale thermique nucléaire (et pas seulement feindre d'en réduire la part en arrêtant des réacteurs qui de toute façon ont passés l'age !) dont les coûts de construction, d'exploitations et de gestions des déchets explosent, les voilà qui s'arc-boutent dans ce choix ruineux.

Je l'ai déjà dis et le répète, à titre personnel, l'argument du coût est le dernier sur ma liste des raisons de m'opposer au nucléaire, les premières étant d'une part l'utilisation première militaire qui fût à l'origine de ce choix de la fission, et d'autre part la non gestion assumée et programmée des déchets, vient ensuite un autre aspect mal connu mais qui pourrait devenir dans un proche avenir décisif, l'impact sur l'eau, je vais y revenir.

Ceci dit, je n'omets pas de confirmer qu'à vouloir sortir du nucléaire tout en militant également pour l'abandon des produits fossiles, et en admettant que pour remplacer ces deux monstres il ne faudrait pas pour autant encourager les multiplications de technologies faussement qualifiées de durables alors que les matières premières pour en construire les outils vecteurs de transformation des éléments naturels en énergie, sont déjà surexploités, la seule voie est celle de la réduction drastique de notre utilisation de l'énergie mécanique, je sais, ça peut paraître inacceptable !

Et pourtant il me semble que ce choix n'en est pas un, parce que je crains fort que de toute façon, de gré ou de force, les événements nous y contraignent, la surexploitation des matières premières déjà évoquée, à laquelle s'ajoute donc le réchauffement climatique mêlées d'écroulement de la biodiversité et d'abaissement des rendements agricoles partout sur la planète nous laissent-ils présager sérieusement autre chose !

On peut certes se voiler la face, se réfugier dans une croyance aveugle en la science et l'inventivité humaine pour imaginer que tous les défis sont relevables, je crois que si l'humanité va devoir s'adapter ce n'est pas à une nouvelle ère ou révolution technologique, mais bien à un effondrement de ces dernières.

Revenons au nucléaire, présenté et maintenant érigé comme une, si ce n'est "la", solution de choix en ces temps climatiques sous prétexte qu'il serait peu émetteur de CO2, argumentation sensée annihiler toutes autres considérations, (ce qui je le reconnais n'est pas totalement faux et surtout semble assez imparable) qui sait et se rend bien compte que, comme toutes les centrales thermiques, le refroidissement de ces réacteurs va devenir un sujet majeur d'inquiétude et de risque. En effet ces bouilloires ont un besoin impérieux de refroidissement permanent, il va sans dire que si la température ambiante augmente, ce besoin ira de paire, or que se passe-t-il dans la vrai vie ? Il va de soi que si la question est posée aux pro-nucléaire il n'y a pas d'inquiétude à avoir, et pourtant !

Fukushima après la catastrophe, 350 md'eau par jour pour refroidir une centrale dévastée après une catastrophe sismique en ayant entraîné l'autre nucléaire, 350 mpar jour pollués de divers nucléides qui vont, au moins en partie, finir dans l'océan. L'impact sur l'eau cette conséquence oubliée du nucléaire qui sans aller jusqu'au paroxysme de la catastrophe va aller s'accentuant avec le réchauffement climatique que le nucléaire ne saurait contrer tant sa part mondiale estimée de 4 à 6% de la production d'énergie primaire est mineure. Cet impact et la dépendances vitale des centrales vis à vis de l'eau, nié, non pris en compte, ne va-t-il pas se révéler au fil des ans comme l'une des conséquences dramatiques à plus d'un terme ? 

La capacité de refroidissement va elle, diminuer, tant par élévation de la T° de l'eau elle même que par sa raréfaction, (la tentative inachev·ée·able de construction du seul réacteur EPR en France à Flamanville en bord de mer est-elle le fruit d'un déterminisme ou un heureux coup de chance) l'augmentation de T° qu'inflige déjà les centrales aux fleuves dans lesquelles elles rejettent leurs eaux réchauffées va s'accentuer plus encore, intensifiant ainsi l'effet dévastateur sur ces fleuves au sein desquelles les formes de vie vont être impactées plus encore, un engrenage inévitable aux conséquences que je crains totalement non maîtrisables, ce qui provoque en moi un effet glaçant.

 

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