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France une forêt qui grandit, mais qui grandit mal, appauvrissement des essences et industrialisation maladive.

L'essor en taille de la forêt française est l'arbre qui cache la forêt de la dégradation productiviste de celle ci !

Après l'océan ce sont les forêts, les vrais, les primaires, qui captent le plus de CO2, et qui plus est génèrent notre oxygène respirable.

Les arbres les plus anciens, vénérables les appellent-on parfois, sont nos meilleurs alliés, tant pour la lutte contre le réchauffement climatique que pour le maintient d'une atmosphère vitale.

L’agrandissement en taille de la forêt française que l'on tente de faire percevoir comme une amélioration cache en fait des maux antagonistes. La modification profonde décimant, en tendant vers une uniformisante stratégie d'exploitation toujours de plus en plus intense, d'arbres qui ne sont plus vues que comme des  troncs longilignes que sont notamment les pins Douglas, change ce qui était les forêts en usine biologique à faire pousser meubles et charpentes.

Tout-autant, sinon plus même, qu'en taille, c'est en qualité qu'il faut permettre à la forêt de vivre sa vie et garder sa vitale traversée des ages avec le moins d'intervention possible, et surtout pas les coupes rases devenues de la tendance de la prétendue "gestion" des forêts qui n'est rien d'autre qu'une destruction massive de la structure de celles-ci.

Je viens de découvrir "Canopée", pour prendre de la hauteur sur le sujet !

Aux arguments évoqués ici deux peuvent s'ajouter pour élargir la réflexion, un, toutes les essences ne se valent pas en terme de captation et de longévité dans le temps, deux, en cas de maladie spécifique touchant l'essence privilégiée, c'est toute la forêt qui devient malade, alors que la multiplicité des essences garantie une moindre propagation d'un tel fléau. Quand à cela on ajoute le fait maintenant avéré que le réchauffement climatique impacte aussi les arbres, leur vie même dans certains cas déjà, c'est bien en laissant à la forêt la capacité de s'adapter elle même à ce changement profond qu'on se donnera le plus de chance d'en garder les bienfaits. pour cela rien de mieux que de laisser à celle ci le soin de favoriser les essences qui s'adapterons le mieux d'elle-même, on n'a jamais fait mieux que le nature elle-même, quoiqu'on prétende le contraire. 

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