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Quelle agriculture biologique pour sauver les sols et le système alimentaire global ?

Quel sens a encore ce sigle ?

L'agriculture biologique n'est, selon moi, pas née en France dans les années 70 ni de l'établissement d'un cahier des charges depuis lors largement amoindri mais il préexistait à l'esprit de "révolution verte" partout sur la planète y compris en France alors que la paysannerie n'avait comme contrôle et entretien des sols et des semences que leurs bras, leurs observations et leurs expériences d'amélioration des graines et leur adaptation au milieu contrairement à ce qui est pourtant affirmé dans cette présentation de "l'évolution de la bio" relevant une dégradation telle de celle-ci depuis notamment qu'elle a été "récupérée" et adaptée par et pour le système de marché.

Les "compromis" qui ont résulté des négociations pour la conception des cahiers des charges, tant sur le plan national qu'au niveau international sont des chevaux de Troie qui ont crée des brèches dont nul ne peut envisager jusqu'à quelles altérations cela peut conduire au fil du temps et des "aménagements" pour répondre aux lois du marché, si temps est qu'on ne parvient pas à enrayer cet engrenage pervers.

Nous savons déjà que la production en France ne suffit pas pour alimenter les étals bio, que donc, vue la grosse progression de la consommation, les importations sont en constante augmentation, alors que l'esprit du bio c'est aussi la relocalisation, un antagonisme profond auquel s'ajoute tous ces transports et la panoplie de conséquences environnementales qui en découle. Que signifie donc manger bio pour une grande part des consommat·rice·eur·s ?

Si consommer bio consiste déjà à accepter l'utilisation de certains pesticides, de traces d'OGM, de productions intensives hors-sol venant de l'autre bout du monde, jusqu'où ira la compromission avec la loi des marchés ?

 

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