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La trahison des mots, ou quand parler ne veut plus dire ce qu'on a sur le coeur ! L'expression faussée.

Je n'ai pas eu besoin de participer à un atelier sur la langue de bois ce samedi pour comprendre et admettre que nos mots, enfin certains d'entre-eux, n'ont plus le sens que l'on voudrait donner aux propos que l'on tient, ou que ces mots nous ont été volé ou encore qu'il ont été remplacée par d'autres qui trahissent certaine forme de réalité que l'on ne peut plus extirper de l'enjolivement qui en a été fait,  j'ai tout de même, bien que déjà conscient de cela, été abasourdi quand hier il a été exprimée que la bienveillance, notion qui dans mon esprit revêtait encore quelque chose de positivement recevable, n'était pas du tout reçu comme quelque chose d'encore supportable (et bien me voilà à en douter, puisque semble-t-il ce terme revêt pour certain·e·s quelque chose de négatif et provoque le rejet), j'avoue pour l'instant ne pas comprendre ce qu'il y a dans la bienveillance qui peut ne plus être acceptable, il faudra que je m'enquière de ce qui à basculé dans son utilisation pour qu'il soit devenu "péjoratif ou réfutable" par des relations ou ami·e·s proches dont je sais pourtant l'attachement à ce que moi je comprends et considère comme être de la bienveillance ! J'insiste sur ce point et ce cas en particulier au risque d'ennuyer ou d'agacer car il me révèle à quel point je suis pas en décalage total avec les évolutions des courants activistes et ou revendicatifs sociaux et sociétaux autour desquels je papillonne sans m'inclure afin de garder ce que je crois être une liberté de pensées, d'analyses, de compréhensions, que je sais tellement superficielles de ce qui se vit, s'est vécu et se vivra.

Il est des mots, nombre d'autres mots, que j'utilise en en ayant une compréhension que je sais personnelle et parcellaire mais qui me semble pourtant encore compréhensible par celleux à qui je m'adresse, or il me faut admettre qu'il n'en est rien parfois.

Je ne peux que vous encourager à aller voir ce qui se trame derrière la langue de bois, qui pire que de parler pour ne rien dire, ce qui est parfois la seule perversion que l'on perçoit d'elle, a aussi pour objectif de masquer la réalité des mécanismes que l'on voudrait décrire mais que l'on ne peut plus exprimer que par des mots qui n'en énoncent pas la réelle signification.

Bien sûr Franck Lepage en est le plus démonstratif révélateur au moins à mes yeux, mais il ne faut pas hésiter à élargir l'analyse qui est faite de cette dénaturation de certains mots ou expressions ou leurs remplacements réguliers par de nouveaux termes affadies ou trompeurs. 

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