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OFPRA, ainsi la France répond, ou pas, au droit d'asile, d'externalisation en politique de refus de la prise en charge, que reste-t-il de l'accueil ?

Accueillir les demandeurs d'asile est une obligation, demander à bénéficier de la possibilité de faire une demande d'asile est un droit absolu, ce cadre légal là n'est même pas honoré, certain·e·s vont même jusqu'à le rendre inaccessible voir le nier, la politique migratoire française est à l'image de celle européenne qui voudrait empêcher les exilé·e·s/errant·e·s d'arriver jusqu'à nos frontières. La lumière de l'asile vacille écrit Pascal Brice ex Directeur toujours pas remplacé de l'OFPRA, organisme d'État dont l'indépendance est parfois questionnée.

82% des migrants restent soit dans leurs pays soit dans des pays pauvres limitrophes, l'invasion migratoire est donc une invention de toute pièce.

60% des demandeurs d'asiles sont déboutés en France, ils ne sont pourtant pas si nombreux puisque qu'en 2018 ce sont seulement 122 743 demandes d'asile qui ont été enregistrées par l'OFPRA, on nous parle pourtant de toute la misère du monde ! Quelle indignité. 

L’ancien directeur général de l’Office français de protection des
réfugiés et apatrides (Ofpra) dénonce dans un livre une « complète
faillite du système de Dublin ». Il appelle à « sauver le droit
d’asile » menacé par « l’externalisation » des demandeurs d’asile vers
des pays tiers qui génère des « effets terribles ».

« Il faut sauver le droit d’asile » a estimé lundi l’ancien directeur
général de l’Ofpra, Pascal Brice, en déplorant la « complète faillite »
de l’actuel règlement européen de Dublin qui régit l’accueil des
demandeurs. « On est aujourd’hui dans une situation en France, mais
aussi en Europe, aux États-Unis, dans de nombreuses parties du monde
occidental […] où il faut sauver le droit d’asile », a affirmé l’ancien
patron de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides
(Ofpra) lors d’une rencontre organisée par l’Institut Montaigne et Terra
Nova.

« Un problème de fond est que pendant des décennies on a eu en Europe
des politiques de migration restrictives ». Dans ce contexte « l’asile
est un problème », et « quand vous êtes payé pour défendre l’asile vous
devenez un problème », a ajouté Pascal Brice, qui revient sur ses six
années à la tête de l’Ofpra dans un livre « Sur le fil de l’asile » à
paraître mercredi.
Une « complète faillite du système de Dublin »

Pour Pascal Brice, « la principale menace aujourd’hui est
l’externalisation » des demandeurs d’asile vers des pays tiers, de
l’autre côté de la Méditerranée notamment. L’ancien patron de l’Ofpra a
aussi déploré la « complète faillite du système de Dublin », qui confie
le traitement de la demande d’asile au pays d’entrée en Europe, mais
génère des « effets terribles », en imposant un délai de six voire 18
mois pour redéposer une demande dans un autre pays.

« Dublin provoque du désordre. Laisser des gens dans les rues de Paris
ou Nantes c’est du désordre » et « vous êtes sûr que vous provoquez la
montée de certains mouvements politiques », a-t-il ajouté, en jugeant
« incroyable de voir que tant de technocrates pensent encore que nous
devons poursuivre sur cette voie » en Europe.
Pour une « législation humaine complémentaire »

La réforme du système européen d’asile est dans l’impasse depuis plus de
deux ans à Bruxelles. Il a aussi regretté la « logique de la
dissuasion » prévalant selon lui dans certains pays comme l’Allemagne ou
la France, avec « l’idée que plus les conditions seront dures pour les
demandeurs d’asile, moins ils viendront ».

Plaidant pour une « reconnaissance mutuelle entre les agences »
nationales et pour leur « indépendance », il a mis en garde contre les
risques « d’approche politique de l’asile » et de « dumping de
l’asile ». Pascal Brice a enfin défendu l’idée d’une « législation
humanitaire complémentaire pour les gens qui ne correspondent pas à
l’asile, mais sont en situation de détresse humanitaire, y compris les
déplacements liés au changement climatique ».

Équipe d'animation du "Collectif Bienvenue" Fougères Ille et Vilaine

Ce mail reçu ce matin m'a rappelé à cette urgence qu'il y a à communiquer sur ces situations inadmissibles, à l'heure où les réfugié·e·s climatiques dont certain·e·s sont déjà refoulé·e·s allons nous enfin reprendre le cour de l'histoire et de ce qu'elle oblige humainement ?

Comme Lilian Thuram je me pose souvent cette question faut-il être riche pour être seul en droit de franchir les frontières et s'installer dans un autre pays ?

Le droit d'asile doit être étendue, il doit être élargie, il doit être amplifié, il doit être sanctuarisé.

 

 

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