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Accorder la préférence aux pronostics de malheur sur les pronostique de salut ! Parce qu'envisager le pire n'est pas l'accompagner !

Ça je sais bien faire, je dirais même que c'est dans ma nature comme on dit, je suis de celleux qui voient le verre à moitié vide et ça se lit sur ce blog.

Alors bien sûr pour tou·te·s celleux qui voient le verre à moitié plein c'est une tare disqualifiante pour entrevoir la vrai vérité, mais en réalité rien n'est moins sûr !

La loi de Murphy la terrible loi de Murphy n'a-t-elle aucune fondation ? Je suis convaincu que non, bien au contraire, de là à dire que partout en toute occasion c'est le pire qui est en route il y a bien sûr matière à relativiser, enfin chaque chose en son temps car tout arrive à qui sait attendre !

Parmi, et je l'ai déjà partagé ici, les rares "convictions" qui ne m'ont jamais semblé être démenties il y a celle qui dit qu'aucun système organisationnel ou politique ou social n'est jamais fondamentalement bon ou mauvais mais qu'il y a toujours moyen d'en faire par choix et orientation un système malsain et néfaste, et que cela se révèle et se traduit historiquement et de façon récurrente, une démonstration de la loi de Murphy.

La prophétie du malheur est-elle alors un choix positif en cela qu'elle peut selon qui la pronostique avoir pour objectif d'alerter afin que celui ci n'arrive jamais, c'est ma vision, quand il m'est rétorqué parfois que le bonheur des uns entraîne le malheur des autres et que cela serait comme inéluctable, je rétorque alors que justement non, il n'est pas fatal que cela soit une conséquence inévitable.

Le malheur des uns ne peut vraiment faire le bonheur des autres si tant est que les bénéficiaires aient gardés une réelle conscience de l'autre, l'humanisme l'état d'être humain ne réclame-t-il pas une éthique de la responsabilité ?

Ce qui fait notre bonheur présent et individuel peut-il faire fi et en dégradation de la capacité à permettre le bonheur de l'autre, non, jamais je n'accepterais cela, la liberté des uns qui s'arrête là où celle des autres commence, oui c'est de la dignité de chacun·e dont-il s'agit de notre indignité à courir après un prétendu "bonheur" "matériel" qui n'en est même pas un, plus proche de l'esclavage consenti au matérialisme que de la quiétude de vivre simplement sans manques incessant provoqués par le système consumériste qui nous a étouffé. 

Une addition d'effondrements nous guette, non je ne suis pas encore atteint de "Solastalgie", le premier d'entre-eux entraînera très probablement une amplification tant en terme d'impact que de rapidité et d'intensité du déclenchement des autres, j'oserais une hypothèse qui ne doit rien à une quelconque analyse, mais tient juste à cet espoir que d'un grand malheur pourrait surgir et naître l'aube d'une nouvelle ère bénéfique, ce serait que la première crise imparable soit financière, auquel cas hypothèse que porterait plus facilement que moi quelqu'un·e qui voit toujours le verre à moitié plein, le consumériste serait ralenti à un point tel que l'impact antropocène ainsi réduit permettrait d'amoindrir l'emballement climatique, ce qui serait peut-être le moins pire de ce qui pourrait advenir, mais évidemment il ne s'agit là que d'un vœux pieu d'athée.

Le pire, quelque soit la position qui est la notre face aux projections possibles de l'avenir de la vie terrestre, est de ne rien faire, chacun doit agir selon ses convictions, je suis convaincu d'avoir à alerter quitte à déplaire. De tous les dangers qui menacent, le péril qui me semble le plus irrévocable est la modification irrésistible et probablement implacable des équilibres climatiques, ne rien faire face à cela est un homicide planétaire, un génocide quasi global. La modification sur naturelle du climat qui gardera peut-être quelques bouts de terres ou de mers vivables humainement mais pour combien de temps et au détriments de combien d'hécatombes, et j'inclus dans cette embrassement tout ce qui touche à la biodiversité et son déclin, dont certains aspects très méconnus, qui est l'autre face mortifère de l'antropocène et de ses conséquences dévastatrices ne fait plus de doute, toutes les autres catastrophes envisageables ne sont que des hypothèses, ce qui n'enlève rien aux retombées potentielles le cas échéant, mais c'est du réchauffement climatique qu'il est le plus urgent de s'occuper en priorité en l'état actuel des choses selon moi, sans déroger pour autant aux autres combats sociaux et humanistes.

Alors si faire peur peut parvenir à enclencher une prise de conscience salvatrice, je revendique d'être un oiseau de malheur et un mauvais présage.

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