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Quand on légitime la violence on attaque l'esprit républicain de la France, faudrait le dire à l'État, il a pas l'air de le savoir !

La violence est inacceptable, nous dit-on, nous assène-t-on devrais-je dire pour être plus précis, nous érige-t-on comme rempart, comme frontière,  afin de délégitimer les revendications sociales et sociétales quand celles ci, fautes d'être prisent au sérieux, écoutés, et prisent en compte, dégénèrent et tournent à l'affrontement, et je soutiens et appuie cet espoir de vie commune en société, sauf que ce n'est encore qu'un rêve. Rien ne peut la justifier et l'excuser la violence, elle ne fera pas sa loi et nous ne reculerons pas face à elle affirment en réactions antagonistes opposant et opposés !

Alors si de toutes parts on est majoritairement d'accord avec cette vision là, que se passe-t-il donc pour que cette violence émane pourtant presque invariablement quand surviennent des revendications fortes ?

De quelle violence parle-t-on déjà ? Bien évidemment pas de la même selon la position que l'on occupe dans l'histoire...

Pour comprendre et se poser les bonnes questions, il faut être radical, c'est à dire tenter d'aller à la racine des causes.

Qui la déclenche la violence, qui la provoque, qui la nourri ?

La violence première est celle des institutions, il n'y a dans ce blog aucune citation religieuse, ce sera pourtant la deuxième fois que je prendrais en référence celle-ci, celle d'un religieux, catholique qui plus est, ce qui est à l'opposé de toutes mes références par ailleurs, parce que Dom Hélder Camara prêtre brésilien qui a consacré sa vie à défendre les pauvres (tiens est-ce qu'il n'y aurait pas un autre rapprochement à faire là !) a à mon sens exprimé la définition la plus sensible et la plus pertinente de ce qui en est le fondement :

Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

Dom Hélder Camara, Évèque catholique brésilien

Les violences de la chrétienté l'ont-il autant touché et inspiré ?

Ce qui se vit ces derniers mois en France et dans de nombreuses autres contrées en sont d'énièmes démonstrations, à force de subir la violence des divers systèmes étatiques et financo-industriels de dominations, quels qu'ils soient, les peuples en légitime défense finissent eux aussi par s'insurger et répondre à ces brutalités institutionnelles et sociétales générées par des minorités dominatrices et accaparantes de pouvoirs et de richesses qu'ils s'octroient sans aucune intention de partage et de redistribution réelle.

Oui la violence originelle est celle de ce qu'institue la base structurelle sociétale ancrée sur sa définition économique, celle qui à sa racine devait être un outil au service des peuples et que sa transmutation financière a transformé en asservissement des populations au service de l'enrichissement de minorités.

Alors oui la violence, cette violence là n'est pas acceptable, moins encore, s'il pouvait y avoir une notion de hiérarchie, que celle consécutive qui s'insinue dans les rangs des victimes de ces politiques antisociales et antirépublicaines lorsqu'ils et elles se lèvent enfin pour s'insurger contre ces injustices illégitimes indéfendables et arbitraires. Seulement celles et ceux qui détiennent les pouvoirs et celles et ceux qui les soutiennent ne l'entendent pas ainsi et inversent les rôles, tel Castaner qui érige en violent·e quiconque continuerait de manifester, ultime abus de pouvoir et preuve s'il en était encore besoin de l'infamie dans laquelle on est en train de s'embourber, c'est là que la troisième violence prend toute sa place, celle du bras armé des puissant, les forces policières qui sont utilisées pour exacerber la situation, garante de la paix civile elles sont détournées de leur rôle premier pour se retourner contre celleux qu'elles sont sensées défendre et protéger, ce qui devrait être la préoccupation première de leurs donneurs d'ordres, mais ces derniers ne protègent plus que leurs propres intérêts.

Qui condamne la violence doit donc commencer par celle qui en est la source, car si de très marginaux extrémistes des deux bords à droite et à gauche, auxquels vient s'ajouter actuellement une infime partie, moins de 1% de GJ exaspérés que l'ont maltraite tant socialement que psychologiquement en les insultant à diverses reprises, et en les emprisonnant qui plus est maintenant, usent de la violence parce qu'ils en ont fait leur moyen d'expression privilégié, quand ce n'est pas l'unique, ce que je dénonce avec force, car celles et ceux là qui l'exercent, même s'ils la considère comme une expression politique, nuisent à la majorité des opposants, celle ci, cette violence qu'on monte en épingle, qu'on stigmatise, qu'on condamne est consécutive, une répercutions, un mauvais moyen de défense.

Visuel réalisé sur le site "Canva"

Alors j'accuse tous les fomenteurs de violences, en particulier celleux qui, se servant de pouvoirs érigés pour être au service des populations mais qui les détournent pour en être, elleux et leurs bénéficiaires privilégiés, les récipiendaires ultra-favorisés. 

Leurs violences insidieuses et requalifiées en nécessités économiques, quelles soient prétextées par la croissance qui devrait-être prétendument sans fin ou la machiavélique dette qui devrait-être, elle, tout aussi prétendument et mensongèrement remboursée dans sa totalité, est déniée, masquée, soustraite de l'équation alors qu'elle en est le fondement, tant que cette violence là ne sera pas admise, traitée et éradiquée, certaine réponses seront violentes car la violence engendre la violence, en disant cela je ne la légitime pas, pas plus que je ne l'excuse, c'est un constat.

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