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L'humain est-il un destructeur endémique ? N'y-t'il pas un autre avenir possible ?

En voilà une question qu'elle est fondamentale, n'est-il pas !

Il y en a pour croire que l'être humain est foncièrement mauvais et destructeur, que ce serait dans sa nature intrinsèquement parasite, quand d'autres à l'inverse l'idéalisent fondamentalement bon, puis il y a celleux qui avancent que l'humain est capable de tout et que ce serait la "civilisation", son passage de l'état de nomade chasseur/cueilleur à celui de sédentaire laboureur de la terre pour en contrôler l’ensemencement qui serait l'origine de sa "déshumanisation", or ce qu'on sait de certains humains dit primitifs ou de peuplades qualifiées de "peuples premiers" révèlent aussi de nombreuses atrocités; alors quoi ?

M'est avis que c'est tout cela à la fois...., facile hein !

Il me semble que ce qui fait de l'humain prétendument "évolué" l'un des particularismes, fondement de réflexion que certaines découvertes pourraient bien remettre en cause, puisqu'on apprend à percevoir que végétaux et animaux communiquent et organisent à certaines échelles leurs conditions, c'est sa capacité à "choisir"et "décider", avec toutes les nuances et la relativité qu'il faut ajouter à cette assertion, ce qu'il fait. 

Je crois qu'on peut donc asseoir ce questionnement sur une base difficilement réfutable, l'humain conditionne et oriente lui-même en grande partie sa condition quand les opportunités lui sont accessibles, ce qui n'est pas une condition toujours présente, qu'y-a-t'il comme choix quand, Inuit sur la banquise, vient l'heure de se nourrir et de se vêtir ? (Pourquoi être allé se mettre dans de telles conditions ?)* L'adaptation est donc selon moi l'une des autres capacités essentiellement humaines, sans quelle soit une réelle particularité, puisque là aussi animaux et végétaux font de même, je pense tout de même que l'adjonction de ces possibilités d'adaptations augmentées de ses capacités de choix auxquelles s'ajoutent ses capacités morphologiques de créations d'outils font donc de l'humain cet être "différent".

Reste à savoir pourquoi ces capacités qui lui sont inhérentes produisent des effets aussi inversent en fonction de certaines autres conditions beaucoup moins palpables et explicables.

Il est tout aussi faux, je crois, de prétendre qu'il est "inhumain" de procéder, par exemple, à des génocides, par quelques moyens et à quelques échelles que ce soit, que d'alléguer que seuls des êtres "supérieurs" sont en mesure de produire des actes d'altruismes bienveillants et désintéressés au services d'autres.

Je traverse cette existence, malgré l'aversion que je ressens vis à vis de la lenteur des évolutions de "l'humanité" vers un projet global pacifiste et mondialement partageur, dans l'espoir que l'être humain est capable à force d'expériences et de constats des conséquences de modifier ses comportements et de les canaliser vers le mieux, vers des choix et des orientations bénéfiques non seulement pour lui seul mais pour tou·te·s ces co-vivant·e·s, de la particule à l'autre humain si différent en passant par toutes les formes de vies qui nous entourent et dont nous sommes tributaires, dépendants et nécessiteux.

Et de cela je pense que l'humain est capable, je ne serais d'ailleurs plus là si je ne considérais pas cela, aussi en opposition totale avec celleux qui prônent l'extinction de l'être humain comme seul remède possible, avec les auteurs de l'article qui m'a amené à rebondir sur ce qu'ils y affirment, je soutiens qu'il n'y a pas "une seule nature humaine", et qu'elle serait inévitablement destructrice, inscrite dans une fatalité inexpugnable, la nature humaine est plurielle, consécutive de choix, d'inclinations, perfectible et orientable.

Faudrait-il donc proscrire toute civilisation et toute industrialisation, il y a là un autre pas que font d'autres au prétexte que le capitalisme individualiste aurait une justification "naturelle" que je réfute tout autant, là aussi question de choix, nous avons des choix, rien n'est inéluctable, sauf à reconnaître qu'il y a des voies qui lorsqu'elles sont enclenchées engendrent des conséquences inévitables. Celles actuelles du réchauffement climatique et de la déstructuration de nombreux écosystèmes avec les pertes immenses de biodiversité consécutives, en sont l'expression, au delà du fait qu'il faut tout faire pour en finir avec ce qu'en sont les causes, il va falloir en assumer les effets imparables, potentiellement exponentiels, et s'adapter aux nouvelles conditions qui vont en advenir, mais c'est justement là que l'humain à l'opportunité de reconsidérer les choix sociétaux dans lesquels il s'était inscrit. Certes il eu fallu qu'il le fasse plus tôt, seulement l'autre bon moment pour faire les bons choix, c'est maintenant. 

 

 

* J'écris généralement mes billets de blog d'une traite, quelque soit le temps que je doive y consacrer pour arriver laborieusement à un résultat qui me semble digne d'être partagé, mais parfois, comme c'est le cas de celui ci, il me faut m’interrompre et reprendre plus tard. Il arrive alors qu'entre temps je découvre ou apprenne quelque chose qui peut résonner avec le sujet traité, ce jour de retour devant devant mon écran, un titre d'article ne pouvait que m'attirer, sa lecture m'oblige à l'adjoindre à ce billet au titre de l'exemplarité de l'expérience évoquée, qui étaye il me semble ce que je tente de défendre comme point de vue, malgré des conditions contraires, faire le choix de tenter ce qui semble inatteignable.

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