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Minerais et extractivisme, urbanisation et expansionisme, activité humaine et réchauffement climatique, tiercé d'un désordre anthropique.

 

Je dois reconnaître que ces derniers mois le réchauffement climatique à pris dans mon esprit une place prépondérante, sans que toutefois je n'écarte ce qu'englobe l'extractivisme que je dénonce aussi régulièrement, ni sans oublier de relayer les alertes dénonçant l'agriculture chimico/productiviste intensive, mais que l'urbanisation et l'expansion urbaine qui engendre l'amplification des divers réseaux d'alimentation énergétique, de déplacements avec toutes les infrastructures que cela implique, etc n’apparaît pas de manière flagrante dans mes post, non pas que je n'en sois pas conscient, mais que leurs impacts me semble être une conséquence inévitable et tellement corrélée qu'il ne m'apparaissait pas que, bien d'indubitablement induit, l'essor physique de l'humain élargissant son emprise sur les territoires, soit à lui seul sujet d'être portée au panthéon des sources de destructions massives.

Sans doute ais-je mal appréhendé et sous évalué cette facette du prisme.

S'il n'est pas question pour moi de polémiquer sur ce qui serait le pire ou le premier des fléaux que l'humain engendre, notamment parce que je crois fondamentalement que tout est lié, j'admets que pour lutter contre ces désastres que l'activité humaine répand il est juste d'identifier pour s'attaquer en priorité aux aspects les plus impactant de celle ci.

Pour être peut-être un peu plus clair il me semble sans en avoir une certitude absolue, que la conséquence anthropique qu'est le réchauffement climatique est celui dont l'emballement potentiel, que l'on peut soupçonner imminent, est la calamité qui risque bien de mettre un point final à toutes les autres, ou à tout le moins à les réduire de manière radicale quand ses conséquences imprévisibles mais soupçonnées auront mis à terre la vanité humaine et sa folie prédatrice suicidaire.

Lequel de ces effets de l'activité humaine est donc le pire, je ne sais, que le réchauffement ne soit pas "la principale menace pour les espèces vivantes", dont l'humain est à la fois générateur et victime, importe-t-il vraiment, quand ce sont toutes les activités humaines étroitement liées, consécutives, interdépendantes, concomitantes, qui mènent au désastre?

Nous surexploitons ce que la planète peut nous procurer, surconsommons ce qu'elle fourni, surpolluons cet environnement, activons une surexpansion spéciste et bionuisible au point d'avoir produit plusieurs scénarii simultanés d'emballement et d'effondrement, faudrait-il parier sur celui qui nous détruira en premier?

L'évolution, des impacts que l'être humain déplaçait sur des pistes caillouteuses vers la civilisation industrielle à celles qu'il avale à grande vitesse sur des routes goudronnées, procède des mêmes intentions et prétentions égocentriques, vaniteuses, et aveuglées. 

Réduisons, réduisons, réduisons, de toute urgence!  

Pour la petite histoire hier soir je me suis rendu à une réunion publique convoquée pour informer les habitants de quatre communes rurale dont celle où j'habite du projet avancé et visiblement non négociable de création d'une "Nouvelle commune" intégrant les quatre historiques dans une nouvelle construction institutionnelle, certains détails mériteraient qu'on s'y attarde, mais ce n'est pas le propos, ce qui fondamentalement à motivé les quatre Maires et conseils municipaux actuels à s'inscrire dans cette démarche, c'est la vision de l'avenir qu'ils envisagent, l'expansion et la croissance de leur commune/territoire.

Le développement, les routes, les aménagements, les infrastructures, etc, le tout emballé dans une prétendue intention de "mieux vivre" des concitoyens, ce développement vampirisant des budgets que cette "fusion-agglomération" permettrait de voir en augmentation quand ceux des petites communes rurales isolées baisse!

Toute la motivation de ces quatre élus, bien qu'ils tentent de s'en défendre pour sauver les apparences,  est là concentrée, les budgets qui favorisent ou limitent le "développement" phagocytent toute autre considérations.

À aucun moment, pas une moindre phrase sur les impacts que génèrent ce "développement", croître, croître, croître, et croître encore, voilà la seule vision de ce monde et de celles et ceux qui le servent, l'idéalisent, l'idéologisent, ......effroyable!

Bien qu'un peu perplexe sur l'approche de l'auteur Nicolas Casaux, je partage néanmoins sa conclusion.

Si l'on voulait élargir le trait, parce que je suis sûr que le reproche peut m'en être fait, et que je sais qu'il n'est pas juste que cela soit tu, on pourrait pour un quarté y ajouter la démographie dite galopante, mais ce sujet quasi tabou, que j'ose moi-même à peine évoquer, est tellement épineux que je ne sais moi-même comment l'aborder et surtout le cerner et m'en faire un avis que je pourrais vraiment défendre.

Une chose me semble certaine et paradoxale, et qui contrarie dans une certaine mesure je l'avoue mes idéaux, le "développement" que par ailleurs je questionne à tout le moins, que je condamne même sans ambage quand il devient" surdéveloppement" (Il faudrait là évidement expliciter où s'érige la frontière que je n'ai pas la prétention de définir) semble permettre une conséquence défendable, la baisse du taux de natalité là où l'expansion technique et technologique sévit! 

Que dire de ceci sinon que je crois "idéologiquement", que ce phénomène somme toute assez logique, me semble-t-il, intervient dès qu'un "développement" que je qualifierais de "raisonnable" à pris forme, au delà j'imagine qu'il n'a plus d'effet, c'est en tout cas ce que je veux croire. La crise de renouvellement des populations dans de nombreux pays de l’hémisphère nord semble en tout cas pouvoir étayer cette "croyance".

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