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Conflits et réchauffement climatique inversent la tendance à la baisse des famines. La faim des enfants passe après les profits et l'orgueil.

Malnutrition et famines avaient jusqu'à il y a trois ans tendance à baisser, pas assez, pas assez rapidement, mais au moins les chiffres pouvaient donner raisons à celles et ceux qui prétendaient que les solutions et surtout les investissements consacrés étaient efficients, ce n'était déjà pas mon avis. On ne peut pourtant évidemment pas non plus prétendre que l'inversement de cette courbe à la baisse prouve de mauvais choix et un manque d'implication, car ce qui change la donne tient surtout à divers conflits, dont les causes elles n'ont rien de nouveau et au changement climatique qui lui amène par contre des raisons supplémentaires de dégradation.

La situation du Yemen, pour n'évoquer que la pire, est absolument dramatique et c'est peu dire, il y a tout de même l'espoir que ce conflit vienne un jour à trouver une issue (il n'est pas question pour moi en disant cela de minimiser l'horreur de ce qui s'y passe), par contre rien ne viendra stopper maintenant les effets du réchauffement et de toutes ses conséquences, qu'aucune trêve ou qu'aucun cessez le feu et qu'aucune hache enterrée n'endiguera.

Avant même les répercussions climatiques, dont le nombre d'événements extrêmes à doublé depuis le début des années 1990, les actions pour réduire la pauvreté, la malnutrition et les famines étaient très nettement insuffisante, mais c'étaient en partie masqué par ces chiffres encourageants, qui servaient d'alibi, il est tragique qu'il faille ces détériorations pour remettre la lumière sur les déficiences des moyens mis en oeuvre.

Agir en priorité sur les conflits pour les stopper est la priorité des priorités, or notre avidité consommatrice garde son inclination à les provoquer, ou au moins à les favoriser, n'oublions jamais que nous avons une grande part de responsabilité dans  ce qui entraîne la plupart des guerres et conflits. En parallèle augmenter l'aide internationale et toutes les formes d'aides aux pays défavorisés car ce sont eux toujours qui subissent le pire, tant en les aidant à mettre des solutions chez eux pour qu'ils puissent être plus résilient quand c'est encore possible, qu'en leur apportant de l'aide extérieur quand c'est nécessaire, et tant que c'est nécessaire.

Il en va de notre humanité et de notre dignité !

 

 

 

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