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Avant la catastrophe et l'instinct de survie qui peut déclencher des actions fondamentales, il y a le déni pour s'aveugler, première étape du deuil du climat.

Le constat est sans appel, quand il y a eu dans les rues ce samedi 150 000 français·es alors qu'il eu fallu à mon sens au moins multiplier par 10 (question de seuil de basculement !) ce nombre pour qu'il ai la moindre chance d'avoir la portée qu'on lui souhaiterait, rien ne semble éveiller les consciences avec assez d'intensité pour transformer les craintes pour l'avenir en volonté d'agir pour tenter d'enrayer cette spirale d'effondrement écologique et climatique (et par conséquent sociétal) annoncé.

Je dis souvent à celles et ceux avec qui j'échange sur ce questionnement fondamental que je crois que nous ne sommes pas encore assez visiblement touché par les conséquences des disparitions de biodiversité et du dérèglement climatique, pour impulser un véritable élan de remise en cause globale de notre mode de vie. Ce samedi justement après la marche pour le climat à Rennes lors d'un échange avec des personnes avec qui nous partagions un moment autour d'un verre je confiais à une nouvelle amie ce qui me semble être l'état sociétal dans lequel nous sommes collectivement au début de ce XXIèm siècle.

J'ai lu ces dix dernières années où je me suis éveillé à quantité de théories et de propositions alternatives, d'analyses et d'idées très larges et anticonformistes ou remettant en cause la plupart des dogmes actuels, enfin ceux du monde dans lequel ont voudrait nous enfermer, et je retrouve certaines des allégations qui m'ont convaincu dans l'analyse que propose l'auteure de l'article "Pourquoi le drame écologique mobilise si peu ?", parce que si il y a bien une question importante que je me pose, parmi d'autres, c'est celle-là !

À ceci il y a une chose essentielle à ajouter, rien ne serait possible sans une redistribution légitime et juste des richesses et une véritable justice sociale, et là avant que la prise de conscience soit efficiente, on est là aussi dans le même déni. 

Je n'ai jamais été convaincu par Nicolas Hulot, ni l'homme, ni sa démarche, et je rejoins celles et ceux qui pensent que finalement ce qu'il aura sans doute fait de plus efficace pour l'écologie est de démissionner de ce gouvernement. Au moins je lui concède une lucidité certaine lorsqu'il explique que cette démission s'explique entre autre au fait qu'il ne peut répondre que NON à la question : "Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ?"

NON en effet nous n'avons pas réduit nos émissions de GES, pas plus que nous n'avons réduit l'utilisation des pesticides, pas plus que nous n'avons ne serait-ce que ralenti l'extinction des espèces, ni diminué notre hyper-consommation, encore moins déprogrammé l'artificialisation des sols, etc, enfin nous n'avons rien fait réellement pour l'écologie, la planète, et l'humanité, car rien ne doit entraver la croissance, et l'enrichissement économique d'une minorité.

Nous n'avons rien fait parce que la majorité ne veut pas regarder la vérité en face, parce que le rêve d'une grande part de la population est d'accéder à cette illusion du bonheur dans la richesse monétaire et les biens matériels, parce que pour beaucoup un adage fort connu perdure, et qui dit "après nous le déluge" et il n'y a pas de fumée sans feu ! 

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