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Destruction de la ZAD NDDL, une vilenie sans nom de l'État qui piétine "cent noms" et sans raisons légitimes des projets, y compris agricoles, et ses engagements.

Dès l'annonce faite par le gouvernement d'édicter que seuls des projets agricoles pourraient recevoir accord pour être jugés recevables à répondre aux critères de choix pour décider qui et quoi serait admissible à rester dans le nouveau cadre arbitraire des postulants à rester vivre et faire vivre le territoire destiné avant la lutte défensive à mourir sous un aéroport inutile et dévastateur, il était établi que l'esprit des défenseurs du bocage avait été défait par la lettre de semonce du choix légaliste. (et que celles et ceux qui sont allé·e·s jusqu'au bout de cette phrase sans défaillir sont balaises !)

Il y avait donc perfidie à mon sens dès le départ, dès la décision prise d'en finir avec le projet d'aéroport, dans l'orientation prise dès l'origine d'établir une différenciation, espérant et provoquant divisions entre celles et ceux cultivant la terre et d'autres s'impliquant dans d'autres expériences artistiques, sociales, sociétales etc.  La décision d'intervenir brutalement pour extraire de la ZAD celles et ceux qui ne répondent pas aux critères injustifiables promulgués n'est donc pas une surprise, pas plus que ne l'est pour moi la trahison qui en découle, celle de contrevenir à ses propres engagements.

En effet dès cette première tentative de prétendue extraction des indésirés zadistes sans droits à entrer dans le cadre rigide érigé, la confusion règne. L'identification des concernés semble très flou et s'arbitrerait possiblement au jugé, à vue de nez, dans le brouillard des fumigènes et lacrimos, des forces d'interventions, en tout cas si leur acuité est du même ordre que celle qui s'exerce sur les cabanes et autres constructions, alors il y a de quoi s'interroger ! Les bavures commencent, une mise à sac aveugle de lieux d'habitations et de travail, application sur le terrain empreinte d'inflexibilité rigoriste, que des cabanes habitées et ou employées par des occupants répondants en tous points aux critères de recevabilité sont pourtant détruites, les "cent noms" lieu et projet emblématique, destiné aux activités agricoles et vivrières maintenant décimé en est un parfait révélateur.

L'autre trahison est républicaine, la légalité des expulsions en cours est juridiquement contestable, les expulsés doivent être nommément informés et en mesure de se défendre. Ce n'est pas le cas présentement.

La perplexité grandit encore quand aux réelles intentions des autorités quand Gérard Collomb affirme lui-même que "Si des arrestations ont lieux, elles viseraient les individus auteurs de violences et ou d'actes de rébellion", mais alors n'est-ce pas les seuls illégaux indésirables zadistes les plus radicaux et violents qui seraient visés ? 

L'autre point sur lequel je voudrais aujourd'hui porter l'attention, c'est l'interdiction qui est faite aux médias d'être témoins et diffuseurs de l'information en direct des lieux et à l'instant des faits, en quelle liberté d'informer peut-on encore croire ? Même en cas de guerre des reporters filment et diffusent, qu'auraient donc à craindre des citoyens dans leurs bons droits des caméras qu'on disséminent dans nos rues et lieux de vie s'il n'ont rien à se reprocher, ne nous assènent-on pas lorsque l'on s'insurge contre leurs présences ? En voilà une question qui à mon sens fait résonance dans de tels moments, de la réponse que vous apportez à cette question dépendra sans doute l'opinion que vous vous faite de ces circonstances que je ne commenterais pas d'avantage ce jour, d'autres le fond avec beaucoup plus d'infos et de justesse. J'ai rejoins ce soir des amis, connaissances et autres femmes et hommes qui contestent ces expulsions et tout l'état d'esprit qui les génèrent et les entourent, plus largement c'est toute la politique menée qui nous heurte et nous répugne, casse sociale, accélération de la casse du service public, casse du code du travail, etc etc. Et demain...

Et demain pas sûr que je puisse poursuivre parce que de la ZAD j'sais pas si ça va être possible, si vraiment j'arrive là-bas !

Et demain pas sûr que je puisse poursuivre parce que de la ZAD j'sais pas si ça va être possible, si vraiment j'arrive là-bas !

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