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GD Euh ! Des problèmes de rejets ! Urgence à recycler la gestion des déchets. ZeroWaste, 5R et si on les évitait ?

Nonant-Le-Pin, village où la victoire des habitants (historique : mini ici et plus étoffé , et la page FB pour celles et ceux qui voudraient) face à une décharge légale, mais dont la société GDE détentrice des droits obtenus par décision "politique", contournait et bafouait la législation et surtout mettait en danger sanitairement les populations et environnementalement tout une région est un cas d'école. Alors ça c'est donc une histoire qui fini bien, encore que rien ne dit si les dommages déjà causés ont été ensuite réparés, faute d'avoir trouvé la moindre information à ce sujet, permettez moi d'en douter, exemple pour illustrer cependant donc la duplicité de certains "acteurs industriels" qu'il n'est bien sûr pas possible de condamner en bloc ! Toutefois ce genre de cas de figure n'est pas isolé, plus rares sont sans doutes les industriels vraiment exemplaires de pratiques priorisant le respect des populations et de l'environnement. Une fois ce constat entérinée on fait quoi de ces expériences ?

La problématique des déchets, si je l'aborde de temps à autre sur ce blog, n'est pas parvenue à s'imposer jusque là comme prioritaire dans mon esprit, il y a tant de sujets qui me semblent plus urgents, et pourtant, ce thème là est central. À travers le prisme de la "gestion des déchets" de nombreux questionnement aboutissent à des réponses pour le moins insuffisantes et très inquiétantes.

On pourrait dire en préambule que le plus grand danger qui réside dans la "gestion des déchets" c'est légitimer s'autoriser, sous prétexte d'être performant dans celle ci, si tant est que ce soit possible et ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui et surtout pas en France, à continuer d'en générer sans plus de questions sur le paradigme qui en engendre la génération. L'exemple, et non des moindres, qui traverse l'actualité ces derniers jours, celui des déchets nucléaire, en est une illustration terrifiante, l'industrie nucléaire pour pouvoir tenter de perdurer à une obligation majeure qui est celle de "prétendre" qu'elle est en mesure de "gérer ses déchets", avouer que ce n'est pas le cas sonnerait sont auto-élimination des solutions encore envisageables, sauf que prétendre n'est pas parvenir !

Si la dangerosité des déchets nucléaires me fait penser que les risques qu'ils vont faire peser sur les générations futures et sur la planète sont parmi les plus insensés qu'on est pu créer, il n'en demeure pas moins que de nombreux autres sont sources de pollutions, de destructions et de mort aussi.

La problématique des déchets est vaste et ne peut évidemment être traitée en quelques lignes, ni même par une seule approche, l'idéal absolu, probablement inatteignable, serait comme le suggère de plus en plus d'approches de prétendus biomimétismes d'aboutir, comme le fait la nature, à ne rien utiliser qui ne soit réutilisable ou transformable en nouvelles ressources (et encore en disant cela je suis conscient d'ouvrir comme une boite de Pandore, car encore faudrait-il que ces nouvelles ressources ne soient pas polluantes et néfastes à plus ou moins long terme !).

La solution simplissime, que d'aucuns traduiront par simpliste serait donc de ne pas générer de "déchets", le dernier rapport* officiel de la situation en France (*qui n'est peut-être pas le plus objectif !) donne une idée de l'ampleur de la tâche que cela induirait, ainsi bien évidemment, plus de questionnements et de difficultés à traiter ceux ci, c'est bien l'un des slogans de l'ADEME: "le meilleur déchets c'est celui qu'on ne produit pas", c'est en quelque sorte aussi la raison d'être de ZeroWaste que je ne connais encore que très partiellement, et dont la présentation ici faisant référence au monde de l'entreprise serait à priori pour moi une référence plutôt négative je dois le concéder, tant ce qui émane du monde industriel m'évoque en générale de la négativité, et pourtant, là en l'occurrence, je consens à y réfléchir positivement : Aller vers une société de zéro gaspillage et zéro déchet. Chiche !

Sans même le savoir, je vous l'assure, je me suis engagé dans cette nouvelle année avec une intention, celle de ne rien acheter de neuf, je constate que cette résolution est portée également dans cette démarche ZeroWaste, un signe ? 

Une utopie de plus que j'ose donc embrasser !

Il s'agit donc d'une démarche vers... !

Alors pour vous donner une idée de ma position de départ, afin que les choses soient claires, en imaginant que l'objectif à atteindre soit pour moi de gravir l'Everest, je suis encore à Kathmandu à vérifier de quel matériel je vais avoir besoin, c'est vous dire !

Le visionnage hier de la vidéo "Face à l'effondrement" m'a bousculé, parce qu'il a, entre-autres conséquences, mis en cause l'une des argumentations que je défends face à la problématique de la relance minière à laquelle je m'oppose,  entre-autres luttes, non seulement ici en France, mais partout ailleurs. Dans mon opposition au principe d'extractivisme que je voudrais voir cesser, j'avance avec mes comparses au sein de cette opposition, l'idée que le recyclage serait l'une des pistes de solutions palliatives, je prends depuis quelques mois de plus en plus conscience que cette piste du recyclage et plus largement maintenant de la "gestion des déchets" est aussi une voie pernicieuse et dangereuse. Si je suis déjà inscrit dans la tendance post(dé)/croissance des anti-mines, et beaucoup plus largement, en défendant déjà le chemin vers une forme de sobriété/simplicité/frugalité volontaire, j'y adjoins jusqu'à présent la défense et même la promotion du recyclage, or force est de constater que même cette voie là devient aussi de moins en moins défendable quand on constate ses graves carences et ses inconséquences.

Tout comme dans le triptyque "Éviter - Réduire - Compenser" de la lutte contre les projets industriels ou d'aménagements écocides l'évitement est presque systématiquement balayé et occulté, le refus, de la vision 5R que préconise ZeroWaste est pour nombre d'individus réduis à une notion illisible et inconcevable, c'est pourtant bien l'ultime solution qui permette la seule option sans failles, sauf une, en effet n'est-elle pas aussi de fait l'empêchement systématique à toute innovation, vous savez cet argument qui nous ferait revenir prétendument à la bougie ! Ce qu'il est question de refuser là n'est pas "tout", mais "tout ce qui est superflu" et non indispensable, considérant tout de même un minimum de bien être et d'activités low tech pour évoquer l'invitation de transformation sociétale que je pense pouvoir maintenant défendre, proposée par exemple ici par l'un de ses promoteurs, Philippe Bihouix, que j'ai découvert récemment.

Les imperfections et déficiences du recyclage dont je mesure maintenant de plus en plus les lacunes, les défauts et les impossibilités, 5ème et dernière étape d'un processus dont l'évaluation de la validité reste selon moi à confirmer tout de même, devient donc un argument supplémentaire à ce que je défends par ailleurs toujours, et qui s'impose vraiment comme le seul choix possible en vue d'un avenir préservé, et partagé, réduire, réduire et réduire encore nos besoins et nos consommations ! Ne produire que des objets durables, réutilisables, réparables, et pour clore leur histoire, et en dernier recours, recyclables par des acteurs vraiment conséquents et honnêtes au service de l'intérêt commun.  

Et à vous de décider s'il y a quelque chose à jeter ?

Et à vous de décider s'il y a quelque chose à jeter ?

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