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Est-ce que ça me gêne encore que mes gènes garde en mémoire, les fast food où je ne vais plus ?

"Il a été récemment découvert que le système immunitaire inné a une forme de mémoire"

professeur Dr. Eicke Latz, directeur de l'Institut pour l'immunité innée de l'Université de Bonn

J'espère que mon système immunitaire a une mémoire aussi défaillante que celle de mon cerveau si déficient en la matière.

Non seulement la vie "moderne" fragilise notre système immunitaire mais voilà que des chercheurs mettent en lumière une autre répercussion, des changements épigénétiques, une "mémorisation d'un état d'alerte inhabituel des cellules immunitaires" liée notamment à une alimentation "fastFoodienne"

Sauf que ce ne sont pas seulement les fast-food qui sont à incriminer mais bien comme le dit plus avant l'article dans son corps, l'alimentation occidentale industrielle :  "Les études génomiques ont montré que le régime occidental avait activé un grand nombre de gènes dans les cellules progénitrices (...) Ces réponses inflammatoires peuvent favoriser le développement accéléré de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 (...) Eicke Latz insiste sur la "pertinence sociétale" de ces découvertes. Elles devraient nous inciter à inculquer à nos enfants les fondements d'une alimentation saine "contre les tentations de l'industrie alimentaire"

Le passé laisse donc des traces, et c'est sans doute le phénomène le plus sinistre de notre époque, de l'ère industrielle récente, qui voit s'accumuler dans nos corps quantités de "corps étrangers" qui n'ont rien à y faire naturellement. Et pourtant, si jamais ils n'auraient dû y prendre place ils sont là et bien là, ils s'y sont installés, et modifient le milieu.

Bien au delà donc de notre mémoire consciente, c'est notre corps, nos entrailles, notre système sanguin, nos gènes, notre système immunitaire, qui emmagasinent polluants, perturbants (endocriniens), déstructurants et modificateurs d'écosystème corporel.

S'extraire des conditions qui insinuent en nous des effets indésirables conséquent de molécules, de particules, d'éléments divers étrangers à la structure naturelle de notre corps, est-il possible ? Serait-ce même suffisant si ce corps garde en mémoire et perpétue certaines agressions.

Il nous arrive une chose terrifiante, l'accumulation de ces agressions, de ces effets indésirables, de ces effets cocktails, de toute cette liste d'attaques, variées, continuelles contre lesquelles il est presque impossible de se prémunir tant elles sont dans l'air, dans les ondes, dans l'eau, dans la nourriture, dans tout. La plupart de ces formes d'altérations ont ceci de redoutable en commun, qu'elles ne se montrent pas immédiatement, soit qu'elles ont besoin d'autres éléments, soit quelles ont besoin de temps pour déclarer et faire surgir leurs effets pernicieux et délétères et pendant ce temps la mémoire des causes et des responsabilités, elle, se diluent comme se diluent la possibilité d'isoler le coupable. Alors même que le temps travaille en faveur des responsables il œuvre au détriment de la future victime. 

J'entends déjà le plaidoyer de celui ou celle qui défendra dans un avenir plus ou moins proche le patron d'une chaîne quelconque de restauration rapide ou d'une industrie agro-alimentaire attaqué en justice par des malades et des conjoints de morts prématurés invoquer, comme cela à été fait récemment au sujet du burn-out dans un hémicycle où siègent d'autres types de décideurs, des causes si "multifactorielles" qu'il ne serait pas possible d'isoler un élément ou une raison précise, une causalité plus répréhensible qu'une autre, rendant ainsi invalide l'accusation particulière d'un élément plus qu'un autre, tous responsables, mais pas un seul,  ni donc aucun finalement, coupable et condamnable.

L'impunité  multifactorielle  et son allié le temps n'en sont qu'au début de leurs ravages. 

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