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L'expertise scientifique des agences officielles quelle soit influencée ou ignorée conduit à occulter les vrais dangers.

Au plan mondial, l'histoire du tabac et l'historique de la manière dont les cigarettiers ont voulu et pu faire accepter l'idée que le fait de fumer leurs produits finaux, résultats de diverses manipulations et ajouts de composants à des feuilles de tabac, dont ils inondaient les marchés, était sans risque, est sans doute la démonstration la plus aboutie de ce qu'est l'inefficacité des agences officielles de surveillance des produits manufacturés, en terme de nocivité potentielle, à démontrer la moindre indépendance vis à vis de certains scientifiques inféodés plus ou moins directement à certains industriels.

Si elle était la seule et que la leçon avait été retenue on pourrait classer cette grave déficience au rang des défaillances d'une époque passée, or non seulement leçon n'a pas été retenue, même après que les révélations les plus démonstratives aient apporté toutes les preuves de cette machination, mais au contraire elle a plutôt servi d'exemple à suivre pour contourner les instances de protections sanitaires.

De même pour ce qui concerne en particulier la France, l'amiante, à travers l'historique de cette effroyable hécatombe sanitaire et à l'éclairage de la manière dont à pu se développer, malgré des alertes et des révélations très anciennes comme c'est rappelé ici, son utilisation généralisée, devrait avoir servi de grande leçon pour établir un avant et un après scandale, dressant une rupture dans l'inconsistance de ce monde des agences nationales ou internationales de protection sanitaire, or il n'en est rien!

Pesticides, herbicides, fongicides, nucléides, particules fines, bisphénol, glyphosate, perturbateurs endocriniens, liste non exhaustive des inventions industrielles à laquelle il faut ajouter d'autres conséquences comme les scandales consécutifs à des défaillances extrêmement graves des processus internes industriels pourtant censés être surveillés de près mais qui sont malgré tout passés à travers les procédures de vigilance, les systèmes de veille sanitaire et toutes les règles de sécurités engendrant toute une série d'affaires au plan national comme au plan international.

Faire cette distinction entre national et international n'est d'ailleurs pas pertinent puisque dans la plupart de ces cas les frontières sont effacées par la liberté de circulation des marchandises, et les produits incriminés voyagent bien au delà de leur pays d'origine ou de production, comme la récente re-découverte de salmonelle dans les laits infantiles Lactalis le démontre.

Je relaie et soutien ici souvent diverses formes et origines d'accusations à l'encontre des organismes qui délivrent les autorisations de mises sur le marché de diverses substances, ou de celles qui  surveillent, ou sont sensées surveiller plutôt, que leurs utilisations soient exempte d'effets indésirables non recensés ou de conséquences sanitaires néfastes inattendues. Ce qu'on peut leur reprocher généralement tient au fait qu'elles acceptent de se voir reléguer à un rôle d'agence de validations des affirmations, recherches et études de certains scientifiques liées à certains industriels ou des industriels eux mêmes.

De nombreux cas avérés de grande dangerosité de certains effets liés à certaines substances pourtant validées et officiellement autorisées,  pouvant aller jusqu'à des conséquences mortelles, comme celui par exemple du glyphosate, attestent de la faillibilité de ce système de connivences et de confiance aveugle, accordée aux pseudos études et auto-évaluations des créateurs de ces produits, desquelles ont attendrait une impartialité et une véracité loyale! L'histoire nous prouve que c'est non seulement une erreur mais à minima une faute gravissime, je pense même pour ma part que ce n'est ni plus ni moins qu'une trahison vis à vis des populations de l'objectif qui devrait-être celui des agences officielles dont l'indépendance devrait-être infaillible et inattaquable, on vérifie en réalité l'exacte inverse.

Ce sont ceux à qui l'ont peut fort logiquement le moins se fier, à qui l'on confie pourtant le soin de décider, sans se donner réellement les moyens de contrôler leurs assertions, de ce qui est à considérer comme utilisable et commercialisable ou pas.

À cette logique déjà fragile dans laquelle on se fie aux études effectuées par ceux qui ont le plus intérêts à les rendre compatibles avec l'objectif à atteindre qui est celui de voir autoriser leur propres productions s'ajoute maintenant une nouvelle gabegie, ne même plus tenir compte d'autres éléments contradictoires pourtant apportés et étayés par d'autres organismes comme le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) dont les approches et les études ne devraient pas être ainsi évincées arbitrairement. 

Ce choix inexplicable et injustifiable est heureusement suspect aux yeux de certains Députés européens qui veulent tirer cela au clair comme le dit cet article démontrant que dans ce cas, et de manière inattendue l'expertise scientifique, qui sert pourtant d'argument également aux chercheurs industriels, n'a pas été décisive, si donc les choix prétendument basés scientifiquement font fi des études scientifiques alors à quoi bon faire des recherches!

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