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Pour sauver l'eau, comme pour le reste, les bons choix ne peuvent être pris qu'ensemble ! La vie ne s'anime pas comme dans un dessin.

Bien qu'il s'agisse là d'une communication en quelque sorte quasi "institutionnelle" et malgré un point de réticence encore plus particulier que les autres, que je préciserais plus avant, je trouve le message distillé dans les trois vidéos proposés sur le site Dahu.Bio de Guillaume Bodin que je découvre, vraiment démonstratif à la fois des dégradations actuelles et des orientations de réparations nécessaires des cours d'eaux et zones humides. L'actualité de NDDL trouve un éclairage particulier au travers cette présentation pour celles et ceux qui éventuellement n'avaient pas encore compris l'un des enjeux essentiels de l'opposition au projet d'aéroport détruisant une zone humide irremplaçable.

Alors que sont décris et illustrés avec pertinence les enjeux, il est bon de rappeler par exemple qu'une récente décision étatique à entraîné le gommage des cartes IGN de quantités de fossés et fils d'eaux qui participent pourtant pleinement aux réseaux nécessaires pour cette continuité écologique abordée,  (faites ce que je dis pas ce que je fais), dans la troisième vidéo, dommage que cela ne soit pas évoqué là, mais gardons le positif.

Aucune évocation vraiment explicite non plus des incidences importantes que les barrages et autres constructions en vue de production d'énergie électrique, que je ne condamne pas totalement mais dont les conséquences sont néfastes, ne soient mentionnés. Admettons que le message diffusé développe déjà une projection des changements nécessaires déjà lourde de conséquences, si tant est que les institutions, justement, prenaient vraiment le taureaux par les cornes et mettaient vraiment en oeuvre les orientations préconisées. Par exemple, qu'adviendra-t'il vraiment de l’exhortation à "retrouver un fonctionnement naturel" de la première vidéo, nécessitant une reconnexion des zones humides avec les rivières là où des ouvrages, des aménagements, des zones urbaines sont en place ?

Laissons plus d'espace à la rivière introduit la deuxième vidéo, et là, je me dis que plus encore qu'un réaménagement c'est un désaménagement qu'il faudrait vraiment envisager... reculer les digues en ville ! Dans un dessin animé ça semble plausible alors que dans la réalité, où donc cela serait-il possible, sauf dans quelques villages ruraux et toutes petites villes, l'urbanisation des villes traversée par des rivières est-telle que j'imagine mal que de réelles ré-élargissement majeurs soient possibles, enfin rien qui puisse correspondre véritablement à l'imaginaire que distille cette présentation, la démonstration animée est pourtant implacable, mais ne se heurte-t'elle pas à une quasi impossibilité ?

Retour à la première vidéo pour expliciter le point de réticence particulier évoqué en introduction, les activités dites de "loisirs" que sont la pêche et la chasse ! Peut-être que si elles avaient été présentées sous une autre appellation introduisant un autre état d'esprit cela ne m'aurait pas interpellé et agacé de la sorte. S'il y a bien une notion que je considère qu'il va nous falloir revoir c'est bien celle des "loisirs" je ne m'en tiendrais qu'à ces deux là pour ce post. Que la pêche et la chasse soit des activités nutritionnelles me semble acceptable, ce qui va déjà faire de moi un spéciste mortifère au yeux de végan·e·s et autres défenseu·se·r·s de la cause animale, que je soutiens jusqu'à certaines limites qui me vaudraient de leurs part sans aucun doute mise au ban et excommunions, mais que l'on continue à envisager cela comme un loisir, là je dis stop. Tuer pour autre chose que pour se nourrir n'est pas un loisir que l'on puisse accepter, encore moins encourager, telle est ma position, j'ajouterais même que la notion de chasse ne me semble même plus acceptable avec ces engins modernes que sont les fusils. 

Pour sauver notre humanité les bon choix ne peuvent être pris qu'ensemble, quel pourcentage de la population accepte encore une pratique de la pêche et de la chasse pour lesquelles il faut jeter en pâture des animaux inaptes à la vie sauvage, afin de les ferrer et les tirer au sortir des nasses et des cages ?

Mon père, que malgré l'aversion que j'ai pour cette pratique, et avec qui les dissensions à ce sujet ont parfois été très tumultueuses, est un "bon chasseur" dans la mesure où rien de ce qu'il à pu ramener de ces coups de fusil n'a fini ailleurs que dans nos assiettes. Je connais des pêcheurs qui ne mangent pas un gramme des poissons qu'ils ont pourtant, pour certains, soutirés en masse de l'eau, les rejetant parfois dedans blessés, et peut-être incapables d'y survivre à nouveau.

Si ça c'est du sport !!! 

Voilà pour l'aparté sportive à portée restrictive, quand nous sera-t'il alors donné la parole pour les prendre ensemble ces choix qui ne seraient jamais meilleurs que pris en commun ?

Parce que toutes les dernières décisions se rapportant à l'eau n'ont été prisent que pour favoriser des corporatismes, j'ai donc du mal à y percevoir les bons choix.

Il va falloir aller bien au delà de la bonne communication !

Des eaux, des idées, des animaux sauvages et des populations sans que la chasse ne les restreigne !

Des eaux, des idées, des animaux sauvages et des populations sans que la chasse ne les restreigne !

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