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Outre les GPII, existent des PPII dont nous aurions Thor de ne pas nous préoccuper ! Un autre monde est possible en luttant.

Grands ou petits, notoirement connus ou méconnus il existe une kyrielle de projets dont l'utilité est contestable, dont les objectifs sont critiquables et uniquement profitables à certaines franges des populations, quand ce n'est pas qu'à une société privé uniquement; dont les destructions de surfaces agricoles notamment, mais aussi de bien d'autres méfaits sociaux, environnementaux, climatiques et écologiques, sont inacceptables; dont les activités projetées sont destructives et ou polluantes et dégradantes pour la santé  et l'environnement,  donc insupportables; et dont  les promoteurs, faute d'avoir pu les rendre totalement inconnus et cachés du grand public, voudraient nous en imposer l'implantation, usant de procédés trompeurs, enjôleurs, parfois même corrompus et illégaux, pour les mener à bien quoi qu'il arrive, donc auxquels il est légitime de s'opposer.

Que peut-il donc bien arriver de néfaste à ces projets, qu'ils soient dès la conception inadaptés et non viables, il en est de ceux là qui passent au travers des divers filtres d'études financières et comptables, ils meurent alors le plus souvent d'eux mêmes car non fréquentés ou utilisés, non sans avoir occasionné de conséquences nuisibles; qu'ils ne correspondent pas à la politique de "développement" des décideurs politiques en place, ce qui toutefois n'est guère possible tant l'idée même de "construire", "d'aménager", de créer des "structures" et des "entreprises" est dans l'ADN des responsables politiques, obnubilés qu'ils sont par l'image de croissance que cela leur attribut et de création d'emplois que cela génère, sans toutefois rendre compte de ceux que cela détruit en contrepartie; qu'ils soient à ce point polluants, que même notre société de productivisme laxiste ne peut décemment autoriser, ce qui arrive, bien que beaucoup trop rarement, pour preuve les nombreux projets insupportables que l'on peut recenser; jusque là rien qui n'entrave donc vraiment le bitumage, le bétonnage, l'édification, l'artificialisation et des sols et de la vie, mais alors que pourrait-il bien y avoir pour freiner cette soif insatiable de constructions diverses et variées ?

L'action déterminée d'opposition des populations.

La mise en place d'oppositions actives et informatives, la résistance, jusqu'à la désobéissance civile s'il le faut, jusqu'à braver la légalité qui ne dit rien de la légitimité, jusqu'à refuser d'admettre ce qui nous est présenté comme fatal, parce que l'inéluctabilité prétendue des desseins des affairistes et promoteurs ne saurait faire taire et bâillonner les individus qui s'unissent et fond bloc. L'abandon du projet de construction d'un aéroport détruisant un zone humide rare et précieuse, dont les habitants historiques et nouvellement établies ne voulaient pas, les uns et les autres soutenus par un nombre considérable de personnes de tous ages, de toutes régions, de toutes classes sociales, dans une très large composante, en est une nouvelle illustration qui vient s'ajouter à la liste des victoires précédentes et qui témoigne des futures victoires possibles contre d'autres plans ravageurs et inacceptables.

Tout ce qui est annoncé comme une nécessité de "développement", n'en est pas nécessairement, c'est là l'un des pièges qu'il faut savoir éviter, croire ce que prétendent comme infaillibles les décideurs et leurs conseillers, pour ne prendre qu'un exemple en particulier, un de ces avatars du prétendu progrès, est celui des axes routiers qui s'étendent et s'étendent encore se greffent les uns aux autres, maillant les territoires au points d'en faire une toile d'araignée difforme, ce serait bon pour désenclaver les territoires et fluidifier les mouvements de déplacement, ah bon !  Voyons donc à l'éclairage du Paradoxe de Braess, ce que cette allégation cache, la situation exemplaire de l'autoroute devenue la plus large du monde en témoigne, on peut obtenir l'effet inverse à celui qui est annoncé et défendu comme indubitable.

Il en est de même pour d'autres thèmes, l'un m'inquiète tout particulièrement, celui de la future gestion des déchets et résidus de l'activité nucléaire, tant civile que militaire, tout autant pour les activités pré et post utilisation dans nos réacteurs, ou systèmes de défenses militaires diverses.

Le choix, en terme de gestion des déchets nucléaires les plus dangereux,  de l'enfouissement, le seul choix officiellement retenu, l'unique solution choisie en France, parce que la plus sûr et la plus sécuritaire d'après les experts en la matière, du moins en façade, puisque nous le verrons plus loin, si ça arrange les nucléocrates les options sont plus larges. Ce choix fait de Bure l'un des GPII classés, répertoriés et quelque peu médiatisés, surtout grâce à celles et ceux qui commencent à s'y opposer de manière de plus en plus intense, et qui communiquent de plus en plus visiblement à ce sujet, au point que cette cause va sans doute devenir la plus largement soutenue par les opposants à la vision consumériste et prédatrice du monde, ce que je vais m'employer à défendre d'ailleurs, ce choix donc apparaît bien sur la carte des projets inutiles

contrairement au projets "Thor", celui au sujet duquel nous ferions une erreur en ne nous en préoccupant pas. Lui est pourtant ignoré par ce recensement, comme le sont par exemple de nombreux autres projets de relance minière, car ils ne sont pas considérés séparément comme de "Grands projets", sauf qu'ils sont pourtant digne d'intérêt, car potentiellement très dévastateurs, et il va falloir les mettre plus dans la lumière.

Dans les deux cas concernant les applications utilisées pour gérer les déchets du nucléaire,  parce qu'ils l'auront voulu pour l'un et si cela leur échappe pour l'autre,  les conséquences s'élèverons en fumées nauséabondes, polluantes et destructrices, alors que pour l'un comme pour l'autre ces solutions nous auront été imposées et cela en ignorant et déniant aux populations le droit non seulement d'avoir leurs mots à dire mais leurs choix à faire.

Alors quand bien même on nous dénie ce droit à décider nous même de ce qui nous regarde et nous concerne le plus légitimement du monde, nous allons le prendre parce que nous sommes le peuple, mais pour cela il faut de l'engagement, de la persévérance, de la détermination, et une autre vision de l'avenir que nous voudrions voir émerger, et ça nous l'avons !

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