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Faudrait-il du courage pour ne pas succomber à la surconsommation, aux publicités incitatives, journées dédiées et soldes en tous genres ?

To defend black consumer.

Je sais, pour essayer de le mettre en pratique, qu'un titre d'article ou de billet de blog se doit d'être incitatif et suffisamment accrocheur pour avoir une chance de capter l'envie d'un·e lect·rice·eur potentiel·le qui le voit passer.

Je m'y exerce donc et avoue tenter d'user souvent de certains artifices, et subtilités pour y parvenir, il y a par contre une limite que je ne m'autorise pas, enfin que je n'ai pas l'intention de franchir, celle de tromper ouvertement la ou le potentiel  liseu·se·r. Pourquoi vous dis-je cela parce qu'avant même d'être intéressé par le corps de l'article de Mr Mondialisation qui vous vaut ce billet du jour et cette réaction, c'est son titre qui m'a interpellé, et je croyais pour le coup qu'un "effet d'annonce trompeur" était employé, et c'est ce qui m'a donné l'envie de rebondir sur ce sujet afin de dire mon aversion de ces manipulations verbales que l'on constate régulièrement et que je considère irrespectueuse par rapports aux lect·rice·eur·s.

Ceci est dit !

Sauf que je dois reconnaître avoir ensuite en le lisant compris qu'il n'y avait pas fourberie, que l'article défendait bien l'idée contenu dans son titre, alors pensée faisant, c'est bien en réaction à l'idée même développée, donc au delà du titre que j'affirme mon opposition, alors que fondamentalement je suis d'accord avec ce que l'on veut dénoncer, vous allez comprendre !

Comment parler de courage lorsqu'il s'agit juste de ne pas faire quelque chose qui n'est absolument pas une nécessité impérieuse ?

Allez je vais ajouter qu'à cette allégation j'entrevoie une subtilité possible que je n'avais pas saisie ou détectée à la première lecture, celle de valoriser une position de simple refus à ne pas se laisser dicter sa conduite en la qualifiant de courageuse, c'est en effet gratifiant d'être ainsi considéré, mais tout de même !

Si je voulais être taquin, je dirais qu'il faut sans doute plus de courage à subir les interminables queues telle que celle que l'on voit sur la photo dans l'article et déployer une patience que ces personnes ne développeraient sans doute pas pour des choses bien moins futiles et matérielles.

Cette photo m'évoque aussi ce qui pourrait être qualifié  d'inconséquence, mais encore faudrait-il qu'il y ait une vrai conscience de ne pas bien faire pour classer cette frénésie de la (sur-)consommation comme telle, or la société consumériste à englué et enraciné la vie conventionnelle dans cette aliénation, aveuglante et déconscientisante. Alors oui des minorités éveillées et des scientifiques alertent, mais tout est fait pour rendre ces messages inaudibles, la machine à produire et à consommer ne peut pas être enrayée, il en va de nos emplois et de nos existences même, je consomme donc je suis, et plus j'augmente mon pouvoir de consommation et plus je suis considéré socialement, la spirale infernale organisée nous a servi de terreau !

Le matraquage publicitaire dont on nous encercle, la pression sociétale pour la sauvegarde du travail productif et créateur de richesses comme maître étalon de notre valeur sociale exercent une influence contraire à la sobriété que nécessiterait  une vrai prise en compte des réalités matérielles, climatiques, environnementales, en terme de biodiversité, et d'utilisation sur-abondante des matières premières de toutes natures.

Je ne cherche pas d'excuses à mes contemporains, je ne m'érige pas en avocat de la défense, si tel devait être la cas c'est le rapport à la terre et une vie sobre que je défendrais, mais je constate l'abîme  qu'il y a entre le rêve que l'on nous vend et la modération qui seule serait en adéquation avec une vie vraiment respectueuse des limites naturelles de notre planète, sauf que tout ce qui nous as été implanté dans le cerveau va à l'encontre de ces considérations.

Avant donc d'évoquer un courage qui serait à déployer si une conscience profonde de contrevenir à des règles fondamentales coulaient dans les veines de nos congénères, exhortons les, informons les sans cesses et sans dénigrement et dévalorisation, expliquons leurs que ce que l'on nous as enseigné et vers lequel on nous as orienté était erroné et insupportable pour pérenniser des capacités de vie pour nos propres enfants. 

Celles et ceux qui comme moi, convaincu, empruntent déjà les chemins de la  simple sobriété ne parlent pas de courage pour se soustraire à cette boulimie consumériste car elles et ils n'y ont plus d'attaches. Quand on est persuadé, l'action est une conséquence spontanée, qui ne nécessite pas de courage, ce qui compte c'est donc d'être habité par une certitude intérieure indéfectible, si courage il y a, c'est celui de s'aventurer à  s'ouvrir aux autres, en prenant le risque d'être déconsidéré et dénigré pour n'être pas dans le moule et déranger par notre différence, mais ça c'est une autre histoire !

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