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Faire barrage à la privatisation encadrée de la grande production hydroélectrique française en baisse ?

La question est épineuse à plus d'un titre, tenter d'y répondre n'est pas un fleuve tranquille !

il m'arrive une fois de plus ce que j'expérimente assez régulièrement quand je m'attaque à un sujet que bien évidemment je ne maîtrise pas totalement en débutant des recherches pour essayer d'en avoir une vision plus limpide. Je ne sous-entends pas par là que je prétends au final avoir une parfaite maîtrise du sujet, oh non, car une fois de plus ce dont je vais vous faire part tient plus du questionnement que de la certitude absolue, une fois de plus ce que j'espère est de soulever des interrogations et des réflexions qui permettrons surtout de ne pas avaler sans y réfléchir les allégations diverses, et des promoteurs souvent manipulateurs, et des opposants radicaux (Dont je fais souvent parti sois-dit en passant, dès 2013 je signais cette pétition dédiée justement à ce sujet, et je le referais si une autre était lancée)

Ce qui m'a amené à me frotter à ce thème aujourd'hui est la mise en cause du choix de Macron de poursuivre une démarche impulsée par la volonté européenne de tout mettre en concurrence, y compris donc la production d'électricité par nos réseaux hydrauliques, fleuves, rivières, et ruisseaux, mais dont les décisions gouvernementales affectent surtout les grands barrages et leur gestion dans le cas présent. Après un long bras de fer que la France à opposé à l'Europe, nos actuels dirigeants ont donc décidé d'abdiquer, d'où la remise en cause que je suis à priori prêt à défendre comme postulat, parce qu'il y a de nombreux arguments en ce sens.

Le tableau de fond : La production hydroélectrique Française, estimée entre 10 et 14% de la production électrique nationale, deuxième en Europe derrière la Norvège, que l'on ne rattrapera sans doute jamais puisque le contexte évolutif

du climat se réchauffant entraîne une baisse sans doute irrémédiable de ces capacités productives, sauf à trouver des technologies innovantes qui permettraient d'augmenter la productivité sans faire plus de dommages écologiques qu'elle n'en fait déjà, voir même ce que je souhaiterais en les diminuant, mais là on en prend vraiment pas le chemin !.

De là à remettre en cause la "durabilité" de l'hydraulique, peut-être pas vraiment, mais renforcer les questionnements et accusations sur les impacts écologiques, environnementaux et sociaux, c'est bien possible, voir indispensable, car si la ressource eau diminue, les interrogations sur les usages qu'on en fera n'en deviennent que plus prégnantes ! C'est là précisément que la privatisation même partielle peut poser un risque majeur.

La préoccupation générale circonstancielle tend à n'isoler que deux orientations d'analyses en ce qui concerne les moyens de productions énergétiques, leurs coûts et leur production en terme de GES et plus particulièrement encore de CO2. Porter un tel regard est une erreur monumentale, pour ne pas dire une faute inexcusable, les conséquences en terme de ressources disponibles tant en terme d'eau pour l'hydraulique que de métaux et autres matières premières pour les autres moyens de productions énergétiques qualifiés de "durables"  sont tout aussi déplorables et valent à coup sûr qu'on en tienne compte et pas seulement superficiellement et à la marge.

Ceci dit la question particulière que soulève donc l'opposition à la privatisation, qui semble-t-il pourrait prendre une forme de partenariat public/privé, la grande mode, à mon sens extrêmement dangereuse actuelle, n'est pas de cette nature, elle interroge plus sur la capacité à garder le contrôle par la puissance publique, de ses moyens de production, de leur utilisation et de la nature et des objectifs des investissements qui lui seront attribués ou pas !

À cette question là je ne me hasarderais pas à tenter de répondre, je ne peux que faire part de mon inquiétude, car en effet je crains fort que les choix et critères de choix retenues par des sociétés dont le profit est le mot d'ordre prioritaire et absolue ne prennent pas suffisamment en considération les impacts écologiques, environnementaux et sociaux qui devraient pourtant avoir valeur de veto à opposer à certaines orientations.

Alors oui je pense, comme l'exprime la tribune de membre du Parti de gauche et de la France insoumise, qui rejoignent donc ainsi certaines ONG qui ont alerté depuis longtemps, et que j'ai déjà soutenu et relayés dans cette optique, qu'il y a beaucoup à redouter de cette libéralisation comme des autres dont on constate les effets délétères !

Une fois de plus nous avons là un scénario qui ne nous dévoile pas autre chose que la nécessité absolue de réduire nos besoins en énergie, afin de limiter l'expansion de quelque type que ce soit de production.

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