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États généraux de l'alimentation une conclusion en forme de communication verte non contraignantes et négociations commerciales révisées à la hausse pour les consommateurs.

Les États généraux de l'alimentation voulus par Nicolas Hulot, comme pris à son propre piège en quelque sorte, définitivement relégué au second rôle pour ne pas dire au rang de figurant, à moins qu'il ne se soit lui même jeté dans le panier de crabe, concluent sur une situation qui sans être totalement improductive, nient de très nombreux aspects pourtant fondamentaux pour lesquels le vide est lui abyssal et démontrent le nouvel échec en terme de changement sociétal.

Je défends depuis déjà longtemps le principe difficile à faire entendre de la nécessité absolue de sortir de la politique et du dogme du prix le plus bas qui, à mon sens, est le pire système d'appauvrissement généralisé (enfin pour 90% des populations, par ce que les autres s'en enrichissent au contraire) qui aspire tous les humains travailleu·se·r·s vers la baisse de leur propre rémunération et pouvoir d'achat au final. Ceci dit pour ma part lorsque je prône cette difficile nouvelle orientation qui définie clairement une hausse des coûts pour le plus grand nombre c'est en l'accompagnant dans mes revendications allant de pair, une toute autre redistribution des richesses, une baisse des consommations, un nouveau partage, ce n'est bien sûr pas en gardant le système actuel, mais bien en engageant un changement sociétal profond encadrant drastiquement le capitalisme, avec même l'espoir d'en sortir vraiment.

La vérité de cette nouvelle manipulation est toute autre, la plupart des attentes sont repoussées vers de futurs "Plans d'actions" laissant la Loi presque vide de toute définition et orientation contraignante, n'encadrant en fait qu'un pan très parcellaire de la valorisation des produits, sans en assurer la redistribution  équitable des rétributions, ce qui me laisse surpris d'être pour une fois proche de l'agacement de la FNSEA qui craint, sans doute à raison, que les distributeurs soient ceux en profite le plus, alors que ce sont déjà eux qui pourrissent le circuit de valorisation !

Ce ne sont pas les "bonnes intentions" en terme d'évolutions qualitatives et de productions labellisées ou bio, qui vont me rassurer puisque rien dans les moyens financiers ne leurs sont véritablement accordées dans le projet de finance 2018 par exemple, donc tout n'est bien là qu'une communication verte sans réelle impulsion de changement de paradigme agricole et systémique !

En somme à part les grands distributeurs tout le monde pourraient être le dindon d'une énorme mauvaise farce !

États généraux de l'alimentation une conclusion en forme de communication verte non contraignantes et négociations commerciales révisées à la hausse pour les consommateurs.

Ce qui devient absolument terrifiant c'est qu'une nouvelle fois il sera difficile de dire qu'Emmanuel Macron ne tient pas ses engagements, car effectivement au final ce n'est bien qu'au niveau d'un changement de prix que se situe la seule réelle "avancée" de ces états généraux, si tant est que cela va vraiment permettre une réelle avancée, ce dont il est légitime de douter !

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