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S'il fallait un argument de plus pour réduire les déchets, l'accidentologie.

Les chiffres qui m'ont finalement le plus marqué au travers des recherches très superficielle entreprises ce soir pour évoquer sommairement les risques accidentogènes liés à la gestion des déchets industriels, hors déchets nucléaire, sont les suivants :

le taux de fréquence d'accident avec arrêt de travail est de 44 (avec un taux de gravité de 1,88) pour l'ensemble du secteur (collecte + traitement) alors qu'il n'est que de 25 (avec un taux de gravité de 1,06) pour l'ensemble des activités affiliées au RGSS (Régime général de la sécurité sociale). Source Wikipedia.

L'origine de ce qui m'a motivé à aborder ce sujet rarement évoqué, si ce n'est lorsqu'un accident grave défraie la chronique, ce dont je n'ai pas souvenir en fait, est l'article récent d'Actu-Environnement : "Risques industriels : Le traitement des déchets est le secteur le plus accidentogène

Dans l'impossibilité de consulter cet article payant je n'en connais pas vraiment la teneur, mais il semble bien que l'origine de cette analyse soir le rapport "News 29977-Panorama accidents ICPE" remis si je ne m'abuse au Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer en 2016, auquel il est par contre possible d'accéder. Ceci sous réserve, car je n'ai pas d'absolue certitude, et le délai d'un an pour le voir évoqué me semble suspect.

Toutefois ce rapport est bien accessible et la partie visible de l'article reprend presque mot pour mot le résumé introductif du rapport, je cite :

" Les activités de gestion des déchets peuvent non seulement être à l’origine de risques chroniques (pollution atmosphérique, nuisances olfactives ou sonores…) mais également de risques accidentels. Les activités de traitement des déchets sont proportionnellement plus accidentogènes que les activités « amont » de regroupement, tri, transfert… L’incendie apparaît comme le phénomène dangereux le plus fréquent, ce qui est logique étant donné la nature combustible et parfois inflammable des déchets. Les conséquences des accidents survenant dans les installations de gestion des déchets sont globalement moins graves que celles des événements concernant la majorité des autres secteurs industriels."

Heureusement des accidents graves liés directement à la gestion des déchets semblent effectivement rares, j'ai trouvé quelques traces mais je ne les évoquerais pas ici, le but étant, non pas de pointer ceux ci mais plutôt de démontrer que cet argument inutilisé, s'ajoute aux autres conséquences négatives de la gestion des déchets ou de la non gestion de ceux ci dans de nombreux cas.

Pour être sincère en orientant mes recherches du jour sur ce thème, je m'attendait à voir évoqué des effets de résidus chimiques, des toxicités variées, des émanations de polluants divers, mais je n'ai rien trouvé de probant. C'est donc bien la fréquence des accidents dans ces métiers qui à l'heure où je conclu ce billet me semble être le plus alarmant, à moins bien sûr que certaines conséquences soient non-dites, ce qui ne me surprendrais pas le moins du monde!

C'est très largement suffisant pour en tenir compte néanmoins, et invoquer aussi cet argument pour lutter contre l'accumulation des déchets et exhorter à en produire le moins possible, donc moins produire et moins consommer CQFD.

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