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On espérait la fin de la faim, on constate la fin de la baisse de l'insuffisance alimentaire, un espoir défunt..

L'insécurité alimentaire reculait, depuis à peu près une quinzaine d'années, les famines avaient été réduites au point que l'on pouvait espérer avec certes beaucoup d'optimisme, parce que les politiques menées et surtout les moyens consacrés pour en venir vraiment à bout étaient notoirement insuffisant, que la tendance allait pouvoir s'accentuer.

Erreur, dramatique erreur.

Ce recul de l'insécurité alimentaire à pris fin, ce n'est peut-être pas inéluctable, parce que cette rupture est liée à des conjonctures contre lesquelles il est encore possible de lutter, mais à condition de changer profondément et de politique climatique et de géopolitique et de politique humanitaire, car ce sont les vecteurs par lesquels il faut agir, pour interférer sur les causes de ce changement de courbe. Ce changement de courbe est la traduction d'enfants de femmes et d'hommes qui souffrent de la faim, jusqu'à en crever parfois, mourir de faim dans un monde d'hyper abondance et de surproduction alimentaire que l'on gaspille outrageusement est scandaleux.

 

Réchauffement climatique et recrudescence des conflits dans certains pays ou entre pays expliquent donc en grande partie pourquoi la faim dans le monde est en recrudescence.

L'éradication de la faim dans le monde est bien compromise, elle était programmée pour 2030, tout concours à penser que ce ne sera pas le cas, et sans changements drastiques, cela est-il même encore envisageable?

Les déserts avancent, les terres cultivables sont réduites, elles sont appauvries, quand elles n'ont pas déjà quasiment été tuées pour certaines, le réchauffement climatique va pendant un temps avoir quelques incidences bénéfiques dans certaines zones du globe, mais ce sera au mieux de courte durée, avant que ses effets ne finissent de griller certains sols encore arable mais déjà surexploités.

Il n'y a donc que par un changement mondial de regard et d'attitude sur la coopération internationale, que l'on pourrait espérer changer les capacités de nourrir réellement tous les habitant·e·s de la planète, mais pour cela il faut penser partage, coopération, et non pas profit et exploitation.

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