Alors que s'égrène un monde de maux sans taux interdit de réduction de la biodiversité, on aurait plus le droit de semer librement.

Publié le 12 Octobre 2017

"Seed Tour", retrouver du goût à bien faire les choses et à bien manger.

(Démarche qu'une amie vient de me faire découvrir je l'en remercie). 

Tel aurait été le sous-titre que j'aurais pu ajouter à l'intitulée de ce billet de blog, mais conscient que je suis de déjà faire des titres à rallonge parce que je tente toujours d'y développer une forme d'argument qui a lui seul peut déclencher un questionnement ou une réflexion, ou une réaction, enfin quelque chose qui ne laisse pas indifférent, et enjoint à amorcer l'envie de lire pour comprendre de quoi il retourne, je me suis abstenu.

(Aparté) Je ne dois pas être efficace dans cet objectif, car j'ai en réalité bien peu de lect·rice·eur·s, et surtout ce qui m'interroge absolument, quasiment aucun commentaire, ce qui m'oblige à évidemment me questionner sur ce qui peut bien ainsi réduire au silence celles et ceux qui passent par là, car il y en a tout de même à ce jour 40599, qui ont à minima ouvert et jeté un œil, sur les 55787 pages vues depuis que j'ai entrepris d'alimenter ce blog sur lequel j'ai écris 2479 billets depuis le 6 avril 2010 ou je me lançais dans cette aventure, en déclarant ceci. Suis-je à ce point mauvais ou insignifiant dans mes approches ou alertes ou mises en lumière ou relais d'information etc etc qu'il n'y aurait rien à en dire? Serais-je à ce point consensuel ou fade au point que rien ne mériterait qu'on en discute ou débatte? Ou bien quoi?

(Retour à nos boutons et semences) Serait-il possible de s'assurer une sécurité alimentaire sans indépendance semencière? Il m'arrive d'être catégorique, et là je vais l'être, non, sans garantie de pouvoir être libre et sans entrave pour décider et gérer ce que l'on veut et va semer comme graines et semences, toute forme de survie possible est compromise.

Cette démarche du "Seed Tour" qui viens donc de m'être dévoilée et que je vous invite vivement à découvrir est donc une étape dans un processus de réappropriation du droit qui aurait du rester inattaquable et inaliénable de produire ses propres graines et semences pour les resemer, les améliorer peut-être, les sauvegarder vraiment, les partager équitablement, les répandre vitalement, comme un don de vie, comme le transmet Vandana Shiva dans cette vidéo "La guerre des graines".

Il est une chose qui est rarement soulevée comme argument concernant la sécurité alimentaire, tant sur le plan national que mondial, c'est que le modèle productiviste de "haut rendement" âprement défendu et glorifié, au prétexte qu'il serait indétrônable au risque de ne pas nourrir l'ensemble des populations, oubli de reconnaître et met sous l'éteignoir un fait majeur pourtant établi par la FAO elle même dans son rapport "Global food looses and food waste" de 2011. Un tiers des denrées alimentaires produites le sont en pure perte. Ce qui prouve que concrètement la majeure partie de la population, non je n'oublie pas celles et ceux qui n'accèdent pas à cette nourriture, je vais y revenir, est nourrie avec deux tiers de ce qui est "surproduit"!

Ne peut-on pas alors s'interroger légitimement sur la réelle nécessité qu'il y a à cette politique semencière du haut-rendement défaillante en terme de qualité, en terme de biodiversité, en terme de liberté, etc etc, juste pour surproduire un tiers de ses résultats néfastes sur le plan nutritionnel en plus d'être écologiquement catastrophique?

Famines et malnutritions, j'y reviens donc, il est aussi reconnu que si certaines populations crèvent de faim, ou sont sous-alimentées, c'est essentiellement dû, non pas à un manque global de nourriture, mais à une distribution défaillante de celle ci pour de nombreuses raisons, qui pour la plupart sont la conséquence d'une vision purement économique prioritairement instituée, donc un choix politico/économique mondial, quand elle n'est pas le fruit de malversations spéculatives!

Les semences traditionnelles, pour lesquelles force est de reconnaître qu'elles ont des rendements un peu plus faibles, mais dont on sait aussi qu'elles sont souvent plus résistantes, nutritives, pérennes, ne seraient-elles donc pas en mesure de produire 2/3 de ce que produit l'agriculture intensive qui en réalité, on la vue par les chiffres présentés par les institutions elles mêmes, ne couvrent que 25% de l'alimentation mondiale, quand 75% de celle ci est le fruit d'agricultures traditionnelles et vivrières?

On nous manipule!

Pour que le vie perdure il faudrait pouvoir s('ai)(e)mer librement!

Alors que s'égrène un monde de maux sans taux interdit de réduction de la biodiversité, on aurait plus le droit de semer librement.
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