Les fraudeurs doivent bénéficier d'un droit à l'erreur, le même droit pour tous ou seulement pour les riches quand les nécessiteux subissent des excès d’intransigeances?

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

Fraudes fiscales en 2015, elles se situent dans une fourchette entre 60 et 80 milliards €, les seuls chiffres encore véritablement connus à ma connaissance concernent ceux que l'on attribue au "redressements" effectués, pour un total de plus de 21 milliards € de fraudes estimées, donc de l'ordre du tiers au quart. Un quart des fraudes connues sont imputables aux entreprises et 3% aux tricheries sur les prestations sociales, le reste, je vous laisse deviner qui dépose 90% de cet argent évadé en Suisse! Ça vous plante un décors!

900 millions en plus récupérés en 2015, résultats jugés satisfaisants par le gouvernement de l'époque, partie d'un total mal défini récupéré, à moins que ce ne soit les 12,2 milliards considérés ici comme les recettes en hausses, ou une partie de celles ci! J'avoue ne pas bien comprendre, donc chiffres et informations à prendre avec beaucoup de réserves. Dans le meilleurs des cas, ce serait donc au mieux que 20% du manque à gagner repris par l'État... État qui prépare pourtant, le droit à l'erreur pour les entreprises! Cherchez l'erreur!

Faut-il alors aller s'imaginer que c'est encore trop d'argent récupéré pour que soit encore réduite une pression qui pourtant s'exerce prétendument dans un esprit établissant "une bonne foi présumée"? Ce serait absolument paradoxal au regard de la politique d'austérité actuelle, priorisant le remboursement d'une dette en grande partie illégitime, et la baisse des déficits!

Le coût de l'évasion fiscale grève lourdement le budget de l'État, sans même mettre en question le remboursement de la "dette", c'est d'ailleurs ce constat qui justifie la politique défendue de lutte contre la fraude aux prestations sociales "en forte hausse". Lutte qu'on intensifie et qui ne fait, elle, pas de cadeaux aux allocataires ou contribuables soupçonnés de prestations indus ou de déclarations inexactes, au point que le "Défenseur des droits" Jacques Toubon, doit lancer une alerte aux dérives et excès dans la lutte contre la fraude aux prestations sociales!

2015, fraudes aux prestations sociales, 677,76 millions €, à mettre en relation avec le 60 à 80 milliards de fraudes globales, la priorité elle devrait être où d'après vous?

La violence et l'acharnement dont font preuve l'État et les serviteurs de la désinformation pour insinuer dans les esprits que les fraudeurs aux prestations sociales seraient les pilleurs de la France est d'une indignité crasse et d'une profonde ignominie.

Les pilleurs de la France ne sont pas ceux qu'on vous présente! Ce dont ils s'emparent et spolient leurs concitoyens n'est pas du domaine de la nécessité, ce sont des superflus qui n'ont vocation qu'à grossir leurs comptes en banques, leurs patrimoines, et leurs "richesses", alors que pour certains tricher un peu c'est essayer d'assurer un quotidien vivable, et un peu de beurre dans les épinards, mais ça bien sûr c'est l'effondrement du pays!

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