Les changements sociétaux c'est nous qui allons devoir les construire et il y en a plein qui ont commencé, vive les alternatives.

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde à dit Gandhi, très certainement bien d'autres avant lui avaient compris et exhorté à en prendre conscience et à le vivre. C'est même le propre de tous les humains qui font vraiment bouger les choses, c'est bien qu'ils expérimentent en eux et à travers eux ces changements qu'ils attendent. La profondeur et l'ampleur de cette affirmation s'impose d'elle même, ne pas attendre que les autres changent mais impulser d'abord et avant tout le mouvement en soi, pour soi, et si possible pour les autres en conséquence potentielle.

Lors d'une récente réunion "politique", dans le sens où y était présent.e des personnes qui ont l'intention de faire changer nos rapports sociétaux, sociaux, humains, et surtout s'opposer à la "politique" telle qu'elle est galvaudée maintenant, à laquelle je participais, l'une des personne y prenant part à axé son intervention sur la nécessité de nous ouvrir et de ne surtout pas oublier toutes celles et tous ceux qui, sans faire de bruit, hors des circuits habituels de contestations, ou de militantisme, font, agissent, impulsent des alternatives, des changements, ce rappel était pertinent.

Faudrait-il forcement passer par des "révolutions", j'entends par là ce genre d'événements temporellement "extra-ordinaire" se traduisant généralement par un soulèvement et qui bouleverse à ce point l'état des choses qu'il y a un avant et un après? Changement qui d'ailleurs à y bien regarder, ne s'avère souvent pas durable, et encore moins définitif, il n'y a qu'a prendre pour exemple les deux plus historiquement proches de notre histoire contemporaine française pour mettre en évidence le caractère éphémère d'une "révolution française" voulant en finir avec les dominations oligarchiques ploutocratiques, et mai 68 s'attaquant au capitalisme consumériste, que reste-t-il de l'une et de l'autre?

N'en sommes nous pas, non seulement revenu sous les mêmes carcans, mais plus gravement encore?

Les vrais changements ne peuvent-ils pas n'être que ceux qui s'attaquent aux cœur, au moteur de toute chose, nos propres intentions et actions personnelles quotidiennes?

Un exemple, mais ils sont légions, m'a ramené vers cette réflexion ce jour, un exemple qui passe inaperçu de la plupart, mais qui illustre exactement comment probablement nous pouvons le mieux lutter contre ce qui nous opprime, et nous déconsidère, 17 agriculteurs s'unissent pour ouvrir un magasin de vente direct!   

Des exemples comme celui là il y en a par centaines de part la France, de part le monde, il serait totalement vain d'essayer de les quantifier et de les citer tant il y en a. Des mouvements de fond comme par exemple les AMAP si l'on reste dans le domaine alimentaire et agricole, mais ça bouge et ça change partout, des alternatives à l'organisation dominante dans de nombreux domaines existent, naissent, sont en gestations.... Il y en a pour tenter de les  recenser, et ici ou  et bien d'autres encore, ce mouvement de fond qui s'étend, se multiplie, s'amplifie.

Essaimons et semons, c'est ça, il faut que l'on s'aime pour que l'autre aime le changement qu'on sème! 

 

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