L'état d'urgence, exception conjoncturelle, est mort mais réincarné demain dans le droit commun! La liberté mise sous tutelle.

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

Demain à l'Assemblée Nationale, par la Commission des lois, sera examiné le projet de loi antiterroriste, qui place la population entière sous surveillance et sous suspicions.

Le Sénat avait retoqué certains aspects et raboté quelques intentions du premier texte en lui ôtant, qui plus est, l'inscription définitive dans le droit de trois mesures phares du projet les réduisant temporellement à une durée maximale de 4 ans, ce qui faisait dire à certains observateurs bienveillant qu'il n'était alors plus possible d'accuser ce texte d'établir un "état d'urgence permanent"! Sans rire!

Le faux espoir de voir une texte atténué, aura été de courte durée, le nouveau ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ne l'entend pas de cette oreille, celle à laquelle lui parlent les experts autoproclamés de l'anti-terrorisme, il convient de "remuscler" ce texte a-t-il affirmé.

Le texte, même remanié et affaiblit, approuvé par le Conseil d'état, est dénoncé par de nombreuses et diverses organisations, des avocats, des magistrats, des politiques, Amnesty International, des personnalités civiles, plus de 100 organisations qui ont participé à une manifestation hier dimanche à Paris.

Ce serait donc à partir de demain et non en octobre, si je comprends bien, que ce texte sera validé, parce qu'il le sera à coup sûr.

 

Demain je serais dans la rue contre la loi travail celle qui nous promet un avenir précarisé, sous-payé, avenir auquel on peut ajouter maintenant la perspective d'être en plus moins bien logé, le gouvernement envisageant, pour relancer la construction d'affaiblir les règles de constructions des bâtiments!!! Dans un coin de ma tête j'aurais toutes ces autres atteintes aux droits de l'homme, à nos droits individuels, constitutionnels, nos libertés, notre sécurité alimentaire, notre santé, nos acquis sociaux, nos droits démocratiques, extrapolant  ce qu'il pourra advenir alors de nos droits à contester les décisions gouvernementales.

Quels droits resteront-ils demain aux "rien" "fainéants" cyniques" "extrêmes" qui pour certain.es, car tou.tes ne pourront être présent, défileront dans les rues?

Je serais à leurs côtés, moi qui ne suis rien, n'aimant abattre que le travail vraiment indispensable, jubilant de m'opposer à l'oligarchie autoritaire qui en veut à mes libertés fondamentales, j'assure que j'irai jusqu'au bout de mes convictions extrêmement opposées à la pensée unique et au monde soumis au dictât de l'économie que l'on veut nous imposer.

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