Cas d'école pour un double dilemme, une usine toxique et une école, et un syndicat malheureusement dans son rôle et moi!

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

Je ne suis pas sûr de parvenir à être très bien compris dans ce que je vais croiser comme sujets ce soir car il y a deux thèmes très différents qui s'entrechoquent, mais ils ont pour moi un lien particulier et illustrent parfaitement un dilemme personnel qui je crois peut permettre de poser certaines questions essentielles, et pas seulement que pour moi!

Le premier est celui qui est directement traité par l'article relatant du combat de parents d'élèves contre le fonctionnement d'une usine toxique proche de l'école de leurs enfants à Montreuil. De celui là je dirais surtout qu'il est révélateur de l'emprise qu'exerce tout ce qui touche à l'emploi sur de nombreuses autres problématiques, sur nos vies en fait, et de ce que cet ascendant entraîne comme aberrantes décisions, et c'est là que le second sujet croise le premier, l'absurdité alarmante qu'il y a à défendre certains emplois coûte que coûte! 

Le second est celui de l'attitude des syndicats!

Les syndicats s'opposent là, à la fermeture de cette usine dangereuse, classée ICPE, et pourtant aux "non-conformités" significatives,  comme ils s'opposent à la fermeture des centrales nucléaires, comme ils s'opposeraient sans doute à la fermeture de n'importe quelle immondice au nom de la sauvegarde de l'emploi.

Mais c'est leur rôle diront-ils et me rétorquerez-vous aussi, représenter les travailleurs en veillant à ce qu'ils soient défendus dans leurs emplois et pour qu'ils puissent les garder, oui il y a une certaine légitimité et une certaine validité, à ces arguments, sauf que moi ça me pose quelques questions essentielles!

Est-ce bien les emplois qu'il faut préserver à tout prix, ou sont-ce les employés?

Est-ce bien le travail qu'il faut maintenir à tous prix ou l'humain qui est en mesure de le fournir? 

Vaut-il mieux défendre un travail qui va détruire sa propre santé physique ou psychique ou celle d'autres, ou défendre la santé des uns-et des autres, en s'efforçant à leurs permettre de créer des emplois dignes et sains? 

J'ai annoncé à certain.e.s de mes proches récemment que j'allais sans doute franchir le pas de me syndiquer, parce que les temps que nous vivons m'y incitent en réaction à la casse sociale qui s'annonce, mais cette histoire me rappelle fâcheusement, l'un des arguments qui ont fait que je me suis refusé jusqu'à ce jour à m'acoquiner avec une quelconque organisation qui défend parfois, à mon sens, l'indéfendable.

 

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