Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Nos souffrances cachent-elles et minorent-elles celles des autres? Nos souffrances seraient-elles plus pénibles que celles que nous infligeons?

Honoré de Balzac aurait dit en son temps : "Nous avons tous la prétention de souffrir plus que les autres", Reine Malouin, écrivaine québécoise, à écrit quelque chose qui me parait très juste, et qui correspond à l'angle que je veux donner à cette réflexion qui m'a été inspirée par une triple actualité mortifère génératrice de nombreuses souffrances, (trois tueries!!! Incomparables?) je cite : "Au contact de la souffrance on ne peut faire autrement que de rencontrer sa propre humanité" !

On a beau avoir une bonne dose d'empathie, il est humainement impossible quelle soit de la même nature et de la même intensité selon qu'on se sente plus ou moins proche par avance des humains concernés, tout au moins lorsqu'il s'agit de souffrances créées par des événements touchant ces "autres" qui nous sont inconnus, l'effet est beaucoup moins patent lorsqu'il s'agit de proches ou de connaissances évidemment.

Les malheurs occasionnant les souffrances infligées, quelles soient mortelles ou pas, ne nous touchent donc pas toutes au même degré, ça c'est naturel, mais il y a une chose qui l'est moins, c'est l'attention qu'on porte ou pas à certaines de ces souffrances, selon les causes qui en sont l'origine!

Je vous parlais de la combinaison d'une triple actualité récente à l'origine de cette réflexion, la première incontournable, car sur-médiatisée, (à juste titre? Je vous laisse avec ce questionnement subsidiaire!) les attentats "terroristes" de Barcelone, dont je n'ai même pas besoin de mettre de lien explicatifs tant nous en sommes submergés à longueur de journaux télévisés et de presses, le deuxième fait provoque près de quatre fois plus de morts, (en avez vous entendu parler?) lors du seul dernier bombardement, dernier en date d'une déjà très longue série dont le décompte actuellement reconnu élève à plus de 600 le nombre de civils tués en Syrie lors d'intervention vengeresses et guerrières de la "coalition" (dont la France est étroitement partie prenante et active), 225 civils, dont 44 enfants et 36 femmes entre le 23 avril et le 23 mai dans ce seul théâtre d'opération des "gardiens du monde" que sont les Etats-Unis et la coalition de suiveurs serviles qui la soutien, le troisième cas à peine médiatisé, allonge de 6 le nombre de morts Vietnamien.es, en cause des bombes encore actives de la guerre qui les a opposé au Etat-Unis, l'addition s'alourdit et continuera de gonfler encore, 42 000 morts depuis la fin de la guerre en 1975, victimes de bombes restées actives!

A barbare, barbare et demi!

Notre humanité et notre indignation sont donc bien inégales et partiales!

La terreur n'a pas de frontières, pas plus que les souffrances, la mort est uniforme et pourtant nous ne lui attribuons pas la même valeur!              Pourquoi?

Faire la guerre pour défendre la paix, paradoxe ou ?

La mort que nous infligeons pour nos idées est-elle plus acceptable que celle répandue pour les idées des autres? 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article