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A force de couper l'arbre pour avoir le fruit que finira-t-on par récolter? Quand déforestation et reforestation oublient la nature de l'arbre!

Il y a peu un constat plutôt étonnant, car venant tordre le coup à une croyance populaire, était (re)mis sur le devant de la scène, la forêt française grandi, elle croît même plus qu'on ne l'imagine, à l'instar de la croissance forestière européenne, à contre courant de la déforestation mondiale, peut-on alors vraiment considérer qu'elle se porte bien pour autant?

Si bien évidement on ne peut qu'être satisfait de ce fait, et dire en quelque sorte merci à la forêt comme le titre cet article, 75% du domaine forestier est privé, et ça ce n'est pas sans générer certaines conséquences incontrôlables!

A la vue des cartes du taux de boisement, je découvre que je vis dans l'un des secteurs géographiques les moins boisés de France. Ceci influence sans doute mon étonnement quand à l'expansion inégalitaire des forêts dont bénéficie mon pays, mais cette croissance est-elle bon signe pour autant?

La déprise agricole laisse place à la forêt. Ce sont donc des terres cultivées qui disparaissent et avec de l'indépendance alimentaire qui décroît! Cela vous parait une bonne nouvelle ou pas?

Au pays du 4èm massif forestier européen, il y a l'arbre quantitatif qui cache la forêt de défauts que j'ose qualifier de gestion tournant à l'obsession pécuniaire, l'orientation productiviste que l'on attend de nos arbres et du couverts forestiers, s'en suive les affres spéculatives qui en découlent! 

Très loin des valeurs naturelles et vitales de l'arbre et des forêts primaires qui ont totalement disparue du continent européen, l'univers des arbres, a encore beaucoup à nous apprendre, et nous avons encore beaucoup à découvrir tant de nombreuses perceptions nous sont encore inconnues. On découvre au fil du temps certaines de leurs surprenantes dispositions, comme celle de communiquer entre-eux, ou encore cette capacité, dont je ne vois pas en quoi elle a le moindre rapport avec de la timidité, à s'isoler de ses congénères pour une ou des raisons encore à découvrir et par des procédés mal définis.

Comme nous le rappel Jean-Daniel Bontemps Directeur de recherche à l'Institut National de l'Information Géographique et Forestière dans cette émission radiophonique de France Inter, "les Savanturiers" du 4 juin 2017 certaines croyances populaires sont infondées, ce qui ne l'est pas, par contre c'est l'inclination des décideurs à administrer la forêt en vue de la rendre rentable. Si certains arguments méritent d'être entendus et pris en compte, certains points de vues me semblent révélateurs de l'orientation consumériste, à l'exemple de cet autre reportage vidéo sur le thème forêt canicule sécheresse et sylviculture, je note une fois de plus que le caractère prioritaire donné par le représentant de l'Etat, technicien de l'ONF (minute 5.20), pour justifier le choix de nouvelles variétés, est celui de la rentabilité, je cite "le but c'est d'avoir des arbres intéressant en terme de la valorisation du bois", quid des autres fonctions de la forêt?

La problématique actuelle et future qui apparaît est donc celle de la "gestion" de ces forêts, dont on constate qu'elle va de l'absence totale dans certaine partie privée à une exploitation très intensive dans d'autres, l'une et l'autre de ces deux extrêmes défavorisant l'expansion d'une vrai biodiversité. 

Gérer, le maître mot de l'humain prétentieux, gérer pour faire de la forêt un outil productif, est-ce là le but et l'intérêt de ce que devrait-être une forêt?

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