Les "États généraux de l'alimentation" nous laisseront-ils sur notre faim? Et si l'on participait à la recette!

Publié le par Daniel JAGLINE djexreveur

Outre l'objectif de campagne augurant d'aider les agriculteurs à vivre de leur travail, les États généraux de l'alimentation en cours depuis le 20 juillet, doivent accompagner la transformation d'un modèle productif, face à la politique de la préférence aux prix le plus bas de l'industrie agroalimentaire et la grande distribution, est-ce bien cela qui pourrait répondre aux attentes des consommateurs?

Quelles attentes pour quels consommateurs?

Trouver les bonnes réponses, cela ne commence-t-il pas par se poser les bonnes questions! Est-ce le cas? Les défections et les tensions dès le jours de lancement ne sont pas encourageantes.

Un tournant de société, ni plus ni moins, est nécessaire, et si l'objectif affiché n'est évidemment pas de cette ampleur, au mieux ressemblera-t-il à un virage, celui amorcé par Le Ministre de l'Environnement c'est bien pourtant une réforme de fond qui inverserait l'édification des normes et des règles qui est souhaitable, même impérative.

Sommes-nous vraiment sur cette vision d'un changement sociétal? On en est pas là à n'en pas douter lorsque l'on constate que les ONG tels que FNE par exemple, ou Inf'OGM, ou encore les réseau Action Climat (RAC) et j'en passe sont toutes dubitatives et pour le moins perplexes, constatant malgré un discours de changement en profondeur, un centrage sur les questions agricoles traditionnelles!

Difficile de savoir si ces ONG ont-été entendues, rejoindront-elles la CLCV qui elle entend défendre prioritairement des produits de qualité nutritionnelle, tout en s'inquiétant du risque de voir comme seule réponse apportée une instrumentalisation ayant pour objectif quasi unique l'acceptation d'une augmentation des prix.

Alors quoi? États généraux de l'alimentation ou de l'agriculture et de l'agroalimentaire?

Il n'était donc pas besoin d'un Président de la République, finalement absent, pour clôturer cette journée de lancement en concluant qu'il allait s'agir de compromis, tant les enjeux et les intérêts sont disparates

Et bien impulsons le ce changement, cette construction de nouvelles solutions, en participant nombreux, très nombreux, si nombreux à la consultation publique, qu'il ne leur serait pas possible de ne pas en tenir compte, à moins de prouver une fois de plus que le dialogue et la concertation ne sont en fait qu'un leurre!

Impulsons la cette nouvelle orientation, par notre consommation bien sûr, ce que nous n'achèterons pas, ils ne le vendrons pas.

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